‹ Curiosités des sciences occultesChapitre 146 sur 198 · Traité des Superstitions, t. Ier, p · texte numérisé non relu

Traité des Superstitions, t. Ier, p

heur. Ce qui a donné lieu au proverbe françois, selon lequel on dit d’un homme heureux, qu’il est né coëffé.

» On a vu des avocats assez simples pour s’imaginer que cette coëffe pouvoit beaucoup contribuer à les rendre éloquents, pourvu qu’ils la portassent dans leur sein. Elius Lampridius en parle dans la Vie d’Antonin Diadumène et Maïolus, dans le deuxième entretien du supplément de ses Jours caniculaires, attribue cette simplicité aux avocats romains, et dit qu’ils achetoient bien cher cette coëffe dans la pensée qu’elle pourroit leur servir infiniment pour gagner les causes qu’ils plaideroient. Causidici romani multa pecunia involucrum istud emebant , se illo ad causée victoriam juvari multum arbitrantes. »

Pour Y Anagrammalisme , « on tire quelquefois, dit P. de l’Ancre ', un présage du sens présenté par un anagramme. Exemple: Carolus Magnus : Cumulans agros ; — Carolus Quintus : Qui clarus ratus ; Henricus , Hinc vir est. »

L ' Astragalomantie eu Astragiromantie, est, selon P. de l’Ancre 2, une «• divination avec des petits bâtons, des dez, des osselets, des boulettes et petites tablettes écrits et jetez en haut. »

L ' A xinomantie était une « divination par la hache ou cognée, dit P. de l’Ancre 3, laquelle ils fichoient dedans un pieu rond, et par le bransle ou mouve-

1. L’Incrédulité et mescréance du sortilège, etc., déjà cité.

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