Ibid
ART DIVINATOIRE
ment qu’elle faisoit, ils jugeoient des larcins et autres crimes énormes. »
« Par ainsi, dit Bodin ’, ceux qui prennent la hache, et la mettent droit à plomb, en disant quelques paroles saintes ou psalmes, et puis nomment les noms de ceux desquels on se doute, pour découvrir quelque chose à la prolation de celuy qui est coupable : que la hache se mouve. »
La Catoptromcmtie était une divination au moyen d’un miroir. Elle se pratiquait de différentes manières. Ordinairement, des figures apparaissaient à un enfant qui avait les yeux bandés, dans un miroir qu’on lui présentait derrière la tête. Suivant P. de l’Ancre 1 2 : « Pythagore avoit un miroir d’acier bien net, dant lequel il escrivoit ce que bon luy sembloit, et le monstroit par après à la lune estant dans son plein, et fichant la pointe de sa vue sur icelle, il pouvoit lire tout ce qui estoit contenu dans le miroir, de même que s’il eust esté escrit dans la lune. Pendans la guerre du Milanois, un magicien apprenoit de cette manière aux Parisiens les principaux événements. »
La Céphalomantic est, dit P. de l’Ancre, une « divination qui se faisoit par la teste d’un asne, rostie sur les charbons ardents, avec quelques paroles marmottées au-dessus. » Si les mâchoires de cette tête d’âne se mouvaient sur la demande qu’on lui