Ibid
ART DIVINATOIRE
du mouvement des pailles, du tournoiement ou inflexion d’icelles, des figures ignées, de la scintillation des flammes et du vol et train de la fumée. »
Au moyen âge la science cabalistique dégénéra en formules magiques. On y cherchait les secrets de toutes choses, au moyen de combinaisons et permutations de lettres ou de chiffres.
« On met l’alphabeth en cette doctrine, dit le Petit Œuvre cabalistique ', premièrement, pour par iceluy, faire des figures, et pour facilement conjoindre les principaux avec les règles, afin que la vérité de chaque chose intelligible soit très-facilement unie à l’entendement humain, lequel entendement se cognoist fort général par elle qui est, parce que, par une lettre de l’alphabeth, il comprend plusieurs choses cognoissables dont la science se forme. Lequel alphabeth s’apprend par cœur, très-facilement, c’est pourquoy il est fort nécessaire en cette science, parce qu’aussi sans luy l’artiste de cette méthode ne se pourroit exercer. Et l’alphabeth est tel, à sçavoir : B G D E F G H I K. Car B signifie le bon, et son abstraict la différence, Dieu, la justice, l’avarice, et sçavoir-mon ; G signifie le grand, et son abstraict la grandeur, la concordance, l’ange, la prudence, la gourmandise, et ce que c’est. D signifie le durant, et son abstraict la contrariété, le ciel, la force, la luxure et de quoy. E signifie le puissant, et son abstraict le principe, l’homme, la tempérance, la superbe, et