Philosophie occulte, 1727, t. Ier, p
car, par la vertu de ses cinq feuilles, elle résiste aux poisons, chasse les démons, contribue à l’expiation, et, en prenant une de ses feuilles deux fois par jour dans du vin, guérit les fièvres. Le serpent, frappé une fois d’un roseau, meurt ; si on lui en donne un second coup, il se fortifie : la cause de cela n’est que la proportion que les nombres ont entre eux. C’est aussi une chose particulière que l’on a expérimenté du nombre septénaire, qu’un mâle qui vient le septième, sans qu’il y ait eu de femelle avant lui, guérit en touchant une fois ou de sa parole les écrouelles. De même une femme qui vient la septième sans mâle, aide beaucoup une femme en couches, et ce n’est pas le nombre naturel, mais la raison formelle, qui est dans le nombre dont il s’agit ici, et il faut toujours se souvenir que ce n’est pas dans les nombres des paroles et des marchands que se trouvent ces vertus, mais c’est dans lés raisonnables, dans les formels et naturels, que ces secrets distinguez de Dieu et de la Nature se rencontrent. »
« Ce nombre 7, dit plus loin le même auteur \ a aussi beaucoup d’efficace et de vertu, tant dans les cérémonies et choses saintes que dans les naturelles et dans d’autres choses. Il faut raporter ici les 7 jours, 7 planètes, 7 pléiades, 7 âges du monde, 7 changements d’hommes, 7 arts libéraux et autant de méchaniques, et 7 couleurs, 7 métaux, 7 trous à la tête de l’homme, 7 montagnes de Rome, 7 rois romains,