Idem, p
ALCHIMIE
« Nostre finale intention, dit Valois1, n’est donc autre que de prendre cet or, le nétoyer par antimoine ou ciment, puis l’ouvrer dans nostre eau, et faire séparation du corps, de l’esprit et de l’âme, lesquels il faut moult laver et blanchir icel corps, affin que que l’âme soit moult glorifiée en icelui, pour, après cette conjonction, extraire le mercure des philosophes. »
« Les métaux, en général, s’engendrent dans les entrailles de la terre, dit le Guide charitable 2, d’une substance saline en forme liquide, ou d’un suc visqueux, par le ministère de la fermentation qui se termine à les changer en corps durs. La fermentation procède d’un principe séminal salin des métaux, qui donne par ce moyen la consistance aux sucs souterrains métalliques, et ce principe universel est ordinairement salino-sulphureux. Gomme tous les métaux ont tous la même racine, ils ne diffèrent entre eux qu’en degré de perfection. Si on avoit une semence métallique parfaite on pourroit par son ministère meurir parfaittement les métaux qui ne sont pas meurs : c’est là la Pierre philosophale. » Valois, dans un passage qui manque à quelques manuscrits de ses Œuvres 3, compare la formation de l’or à la digestion animale :
« Les substances des viandes sont converties par