Voy. la Bibliothèque des Philosophes chimiques
ALCHIMIE
contient le lieu, où se baignent et se lavent le Roi et la Reine. Ce feu humide suffit en toute l’œuvre, au commencement, au milieu et à la fin, parce que tout l’art consiste en ce feu. 11 y a encore uu feu naturel, un feu contre nature, et un feu innaturel et qui ne brûle point, et enfin, pour complément, il y a un feu chaud, sec, humide et froid. »
L’auteur d’un Discours , plein d’énigmes chimiques, que possède la bibliothèque de l’Arsenal *, pense que « la matière de la Pierre des philosophes est le mercure commun, mais animé par le soufre de l’or et par celui du fer. La plupart des philosophes sont de ce sentiment, ajoute-t-il : il ne s’agit que de réussir à cette animation. »
« Je proteste au Dieu vivant, dit un soi-disant philosophe arabe *, que je déclareray le plus grand secret et le plus caché des philosophes : sçavoir est que tout -J- (mercure?), soit celui des métaux et des moyens minéraux, ou celui qui se tire des herbes et autres choses élémentaires, est la matière de la Pierre des philosophes. Rien entendu qu’il faut plus ou moins de préparation ou de coction, à chacun; parce qu’il est plus chaud, ou plus froid, plus cuit ou plus crud, plus sec ou plus moite, et qu’il est plus ou moins parfait. »
David de Planis-Campy 1 2 3 récapitule ainsi les di~