‹ Curiosités des sciences occultesChapitre 49 sur 198 · Ms. de la Bibl. de l’Arsenal, Sc. et A., n° 170, p · texte numérisé non relu

Ms. de la Bibl. de l’Arsenal, Sc. et A., n° 170, p

bouillon ou de la chair ; elle fait des opérations admirables, non pas hazardeuses car la volaille a soutenu l’effort et tempéré la chaleur de la poudre. »

« Il ne faut pas s’étonner, sui vant le Guide charitable ‘, que plusieurs philosophes ayent voulu tirer du sel marin la matière d’une médecine universelle, puisqu’aujourd’huy les plus habiles philosophes conviennent tous que l’origine de la salure de la mer ; n’est qu’une corporifîcation sensible du sel universel du monde avec les eaux de la mer; ce sel est invisiblement diffus dans toute la Nature, où il est engendré et entretenu par la lumière des astres... Et il est encore vrai que les philosophes croient que ce sel marin participe plus du sel central et est mieux cuit par la chaleur des rayons du soleil, qu’aucun autre sel. D’autres sont partisans du nitre, qui contient deux sels, un fixe et l’autre volatil. »

Un recueil de pièces manuscrites sur l’Alchimie, conservé à la Bibliothèque de l’Arsenal1 2, donne cette recette énigmatique pour faire l’or potable de Raymond Lulle :

« Sur trois onces de sel de tartre calciné en blancheur à forte et longue chaleur de réverbère, mettre une once de y impreigné du sel volatil de l’esprit du tartre, et le lendemain en retirer le phlegme. Et réitérer tant de fois que ledit sel de tartre ait absorbé le sel volatil de quarante fois son |poid du V, puis

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