ET GÉNÉRALEMENT DU COMIQUE DANS LES ARTS PLASTIQUES
Cette étude dut d’abord s’appeler Physiologie du Rire (lettre à Watripon, maï 1852) et paraître à la Revue de Paris," peut-être aussi à la Revue des Deux Mondes. Voir nos éclaircissements antérieurs, p. 451- 452:
La Fizchière et Decaux qui indiquent comme source le Présent, numéro du 1° septembre 1857, ajoutent n’avoir pas retrouvé un journal où elle aurait été imprimée pour la première fois, sous le titre abrégé : De l'essence du rire.
D'autre part, le vicomte de Lovenjoul (Les Lundis d'un chercheur) écrit qu’elle aurait été publiée dès 1853, aux termes d’une note de M. de La Fizelière.
Nos recherches, pour cette année-là, ont été infructueuses; par contre nous avons retrouvé un premier texte dans le Portefeuille du 8 juillet 1855. Il ne présente d’ailleurs que de légères variantes avec celui du Présent, qui est aussi celui de 1868.
Dans le Portefeuille, le titre renvoyait à la note suivante: «Cet article est tiré d’un livre intitulé PEINTRES, STATUAIRES ET CARICATURISTES, qui paraîtra prochainement à [a librairie deMr chel Lévy.»
Cet essai fut à l’époque tourné en dérision par J. Habans dans le Figaro (10 septembre 1857). Mais les quelques lignes en question sont tellement msignifiantes que c’est déjà leur farre trop d'honneur en les signalant.
Page 370. «.….. que des matériaux...» — 1868 : le mot soulignéest omis.
—— «Et, chose non moins mystérieuse: ce spectacle...» — 1855:
Et chose au moins aussi mystérieuse, c’est que ce spectacle.
Page 372. «...le sage par excellence, le Verbe incarné, n’a jamais T1.) — D un livre collectif, Vers (1843), dû à ses amis Auguste Dozon, Prarond, Le Varten et auquel Baudelaire avait été myité à collaborer, on trouve chez Le Vavasseur ce vers :
Dieux joyeux, je vous hais; Jésus n'a jamais ri!
(Voir E.-J. CREPET, op. cit., p. 39.)
On lit dans la sezième Nuit de Young : «Le rire est contraire à la nature d’un être pensant et capable de moralité. C’est la marque d’une âme vile et remplie d’orguell, qui s'applique une paille dont le chatouillement le force à des éclats immodérés, qui annoncent l'approche de Ja douleur. La maison du rire est une maïson de maux.»
Page 373. «... avant de se permettre de rire...» — 1855 : avant que de se permettre le rire.
Page 374. «... ni dans ses yeux...» — 1855 : les yeux.
Page 375. «.….. ou les escapades nocturnes de Ja proverbiale Autri- MAR » — Ce passage ne figurait pas dans la version de 1855:
Pages 376-377. «Le rire. vient de l’idée de sa propre supériorité.» — Cf. Fusés : «L'esprit de bouflonnerie peut ne pas exclurela charité, mais c’est rare.»
Page 378. «.… un certain orgueil inconscient.» — 1855 : un certain orgueil pour ainsi dire inconscient.
ÉCLAIRCISSEMENTS ET VARIANTES. so!
Baudelaire admirait profondément Melmoth le Vagabond, au point qu’il désira en donner une traduction. Ce fut une grande déconvenue pour lui quand Lacroix et Verboeckhoven, auxquels il s'était adressé à cet eflet, lui préférèrent M°° Judith. (Voir Lettres inédites à sa mère.)
Page 379: « C'est pourquor ce rire glace et tord les entrailles. C’est un rire qui ne dort jamais... Et amsi...» — 1855 : C’est pourquoi ce rire glace et tord les le Ilne dort Jamais... Ainsr..
Cf. Les ÉPAVES, XIV, Vers pour le portrait de M. Honoré ir mier :
Son rire n’est pas la grimace De Melmoth ou de Méphisto Sous la torche de l'Alecto Qui les brûle, mais qui nous glace,
et nos notes sur cette pièce dans le tome [* de cette collection, P- 487.
Page 380. «... (les livres sacrés, à quelques nations qu'ils appartiennent...) — 1855 : à quelque nation.
«... et s'élancer bardiment vers la poésie pure...» — 1855 : et aspirer sincèrement à la poésie pure.
Page 381. «... en voyant un âne qui mangeait des figues.» — 1855: en voyant un âne manger des figues.
—— «...— quant à ces phallus prodigieux sur lesquels les blanches filles de Romulus montent mnocemment à cheval, ces monstrueux
appareils de la génération armés de sonnettes et d’ales...» — passage ajouté en 1857. — 1868 : de la génération armée de son-
nettes et d'ailes.
Page 384. «... cause naturelle du rire ... cas du grotesque...» — 1855 : de rire... de grotesque.
Page 388. «.. que j'aie vu jouer.» — 1853 : que j'ai vu Jouer.
Page 390. «.. un bœuf qui flaire labattoir...» — 1855 : qui sent
l’abattorr.
Page 392. « Tout cela s'opère avec de gros éclats de rire, pleins d’un vaste contentement.…..» — 1855 : Tout cela s'opère avec éclats de rire, pleins de gaîté et de contentement.
Page 393. «Harlequin et Colombine...» — 1855 : Cependant Harle-
quin et Colombme.
—— «il leur est d’autant plus facile de retomber sur [a tête...» — 1855 : il leur est d'autant plus facile de retomber régulièrement sur la tête.
Page 394. «.. toutes ces splendeurs.» — 1868 : toutes ses.
Page 395. «... qui ont beaucoup moins d’intentions comiques qu'on ne le croit généralement.» — 1868 : qu'on le croit généralement:
Page 396. «.. qui dénotent dans l'être humain...» — 1855 : dans l’homme, —— — Rapprocher de la conclusion ces deux passages de Ausées Raconter pompeusement des choses comiques.
Le mélange du grotesque et du tragique est agréable à l'esprit, comme les discordances aux oreilles blastes..….
Cette étude parut d’abord dans le Présent, Revue Universelle, 1° octobre 1857, sous une ligne de points indiquant qu'il s'agissait d'un extrait; elle fut reproduite dans l'Artiste, 24 et 31 octobre 1858, qui y introduisit une division en deux chapitres pour convenances de publication. Le texte ici donné est celui de 1858-1868.
L'article dut être proposé à la Revue Française (lettre du 27 avril 1857) après avoir été détaché de «l’article monstre», pour employer une expression qu'affectionnait Baudelaire, dont nous avons longue ment parlé plus haut (p. 451).
La partie de cet article qui a rapport à Daumier manqua paraître au Courrier artistique. Témoin cette lettre adressée à M. Louis Martinet, son directeur :
CHER Monsieur, Je suis bien désolé qu'un morceau de critique composé dans unsystème d'absolue admiration pour notre ami Daumier ne puisse pas vous plaire dans sa totalité. J'ai fait de longues études sur le comique et surla caricature. Puisque
vous craignez (autant que je puis le deviner, d'après votre petit mot) que mon article ne puisse pas être publié sous le régime de Napoléon III et de Waleski ] (il l'eût été sous M. Fould), il faut simplement le supprimer. Croyez que j'ai pour vous un sincère dévouement, mais je ne puis pas me soumettre à des circonstances. J'ai pris l'habitude, depuis mon enfance, de me considérer comme infaillible.
Le Catalogue de la Bibliothèque Champfleury mentionne sous son n° 88 un Extrait de la revue Le Présent.
Cet essai fut l’objet, à l’époque de sa publication, d’un article de M. Henry Audiguier, à la Patrie (20 octobre 1857), article assez louangeur maïs où il était reproché à Baudelarre d’avoir négligé Cham, Gustave Doré, Marcellin, Randon et Girin. On trouve une allusion à ceci dans le Rabelais du 24 octobre 1857, sous la signature de Prosper Samson. L’essai est alors qualifié de «savant article».
Page 399. « Ainsi le roide... Chacun était roide...» — 1857 : raide.
. qu'on ne Île croit d'ordinaire.» — 1857 : qu’on ne le croit généralement. »
Page 400. «...et ses cheveux pleurant sur le front...» — 1857 : et ses cheveux sur le front. La planche ici décrite semble être Le Trente et un où La Maison de prét sur nantissement, Guérain del. Darcis sculp.
Page 401. Théoph. Gautier, dans son Salon de 1844, a défini la modernité de l'artiste À peu près dans les mêmes termes : RÊEIUE
Dans l’art, la difficulté suprême, c'est de peindre ce qu'on a devant les yeux; on peut traverser son époque sans l'apercevoir, et c'est ce qu'ont fait beaucoup d’esprits éminents. Etre de son temps, rien ne paraît plus simple et rien n'est plus malaisé. Ne porter aucunes lunettes ni bleues ni vertes, se trouver dans la foule et en sentir l'aspect, dessiner les physionomies de tant d'êtres divers, voilà ce qui exige un génie tout spécial.
«Pigal ne sait pas très-bien exprimer la jeunesse; il arrive souvent que ses Jeunes gens ont Pair grimé.» — 1857 : pas trop bien. — 1868 : ces jeunes gens.
Page 403. « À présent, je ne parle que de l’esprit.» — 1868 : À présent que je ne parle que de l'esprit. Ajouté évident du prote.
Page 404. «... pataqu’est-ce...» — 1857 : pat-d-qu’est-ce.
s04 NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS.
Page 405. «... mais le pâle voyou...»
La race de Paris, c'est le pâle voyou Au corps chétif, au teint jaune comme un vieux sou: AuG. BARBIER, Jambes, x.
—— «Dans une forêt, des brigands...» — Voir cette planche de Charlet dans son Album lithographique, 1832.
«Encore si l'idée est bonne, le dessin est insuffisant...» —=1857: L'idée est bonne, mais le dessin.
. les vers de Villon...» — Baudelaire veut sans doute désr gner ici l'Epitapbe en forme de Ballade que feit Villon pour luyetwses
compagnons, s'attendant estre pendu avec eulx.
«C’est une galerie de costumes...» — Il s’agit des deux suites de dessms publiées chez Delpech en 1818 et 1819.
Page 406. «(En résumé...» — Cette très sévère appréciation de l'œuvre de Charlet valut au critique une lettre de protestation assez VIvE, émanant du colonel de la Combe, qui venait de publier son Charlet, sa vie, ses lettres (voir E.-J. CREPET, CHARLES BAUDELAIRE, p- 345), et presque une semonce de Delacroix (voir L'ART RO- MANTIQUE).
. avec le grand peintre et le grand poëte, ses cousins germams en ignorance et en sottise...» — Le grand peintre? Horace Vernet probablement; le grand poète, Béranger.
Page 407. «...un petit journal créé par William Duckett.» — La Silhouette.
l’Artiste, situation qui lui valut une véritable notoriété.
Page 408. «Cette fantastique épopée est dominée, couronnée par la pyramidale et olympienne Poire de processive mémoire...» = faudrait des pages entières pour énumérer seulement les titres des planches qui chantèrent le roi piriforme. Voir, à titre d'exemples typiques, dans la CA4RICATURE, les Masques de 1831 (8 mars 1832) ou Le Cauchemar (23 février 1832), et, pour le procès ici relaté, Le CHARIVARI (17 juillet 1834).
Pages 409-410. «La Liberté, jeune et belle.… les bêtes noires de l'oprnion.» — Nous n’avons pas retrouvé les planches ici décrites. Par
ÉCLAIRCISSEMENTS ET VARIANTES. so5
contre nous en avons rencontré un très grand nombre conçues dans le même esprit, où la Liberté est représentée dans les chaînes, au pilori, au Jardin des Oliviers, etc., et qui sont signées Desperet, Bouquet, Decamps, Numa, etc. Il se pourrait que Baudelaire eût écrit ce morceau de chic, si peu habituel que lur fût ce procédé. Il convient d’ailleurs, dans sa note, qu'il n’a plus les planches sous les yeux.
Champfleury, qui a cité tout ce passage Br son Histoire de la Caricature moderne, semble attribuer les quatre planches en question à Traviès et à Grandville.
Page 410. «... le roi joue toujours un rôle d’ogre, d’assassim, de Gargantua inassouvi...» — On sait que c’est son Gargantua, où l’on voyait Louis-Philippe dévorer des budgets (15 décembre 1831),
qui valut à Daumier six mois de prison.
Page 411. «... enfin un idéal de garde bourpeoise, comme disait le plus célèbre Feu nos démagogues.…» . — Lafayette probablement. — De qui est la planche ici décrite, nous l’avons cherché en vain. M. Gaston Dubosc, l’érudit nd bien connu, aux lumières de qui nous avons eu recours en cette occasion, a eu l’obligeance de nous écrire :
Les massacres de Rouen sont des journées très violentes d’émeute, qui précédèrent à Rouen les fameuses «journées de juin» à Paris. À Rouen cette émeute eut lieu après les élections départementales et commença le 28 avril 1848... La répression fut faite brutalement par le général Ordener. Il y eut, je crois bien, postérieurement, un grand procès des insurgés de Rouen, qui eut lieu à Caen.
F. C. qui promène lentement sa griffe, ne serait-il pas le premier président à la Cour de Rouen Frank-Carré, ancien pair de France, qui*devait ensuite devenir premier président sous l'Empire, type de magistrat à tout
. faire détesté par tous les partis? Je suis à peu près sûr que c’est ce vilain
coco qui est désigné par F. C.
—— «On avait mventé un moyen...» — Voir la collection intitulée Association mensuelle litbograpbique. Le dessin qui a pour titre : RUE TRANSNONAIN, le 15 avril 1834, en fait partie. On sait que ce massacre fut un des épisodes les plus atroces de l’émeute.
Page 412. «Celle-cr, je crois, est postérieure.» — C’est Je contraire qu'il faut retenir.
La Liberté de la Presse, — C’est une planche de l’Ass0CIATION MENSUELLE LITHOGRAPHIQUE,
s 06 NOTES ET ECLAIRCISSEMENTS.
Page 413. Le Dernier Bain. — Planche parue au Charivari le 7 jum
—— «se laisse tomber roide...» — 1857 : raide.
Page 414. «Figurez-vous un coin très retiré...» — Nous n'avons pas retrouvé cette planche.
——— La Neémésis médicale et la planche du Choléra sont de 1840: Page 415. Le Bagne, vor Ja série des Pbhilantbropes.
Page 416. A propos de la note : le catalogue de l’œuvre de Daumier, dressé par MM. Hazard et Loys Delteil, comprend 3,800 numéros!
— Robert Macaire (1836-1838).
Page 417. Qui nous délivrera des Grecs et des Romains? M.-B. CLÉMENT.
«€... un poëte lyrique et païen de mes anus...» — Théodore de Banville très vraisemblablement. Baudelaire goûtait peu l’ École païenne. Voir son article sous ce titre. L’alinéa qui commence-par L'histoire ancienne... lur est d’ailleurs emprunté.
-— «Son dessin est abondant, facile, c’est une improvisation sui vie.» — On lit cependant dans le Journal d'Eugène Délacroix, à a date du 5 février 1849 : « M. Baudelaire m'a parlé des difficultés
qu’eprouve Daumier à finir».
Page 418. «ll a un talent d'observation tellement sûr qu'on ne trouve pas chez lui une seule tête qui jure avec le corps qui la supporte.»
— 1857-1858 : qui la suppose. !
—— «Les légendes qu’on écrit au bas de ses dessins ne servent pas À grand’chose...» — On sait que le plus souvent ces légendes étaient fournies par Philipon.
«Sa caricature est formidable d’ampleur, mais sans rancune et sans fiel. Il y a dans toute son œuvre un fonds d’honnêteté et de bonhomie.» — Voir nos notes sur la page 379.
Pages 419-420. «Henri Monnier procédait parun lent et successifexamen des détails... Monnier ne sait rien créer, rien tdéaliser, rien
ÉCLAIRCISSEMENTS ET VARIANTES. s07
arranger...» — Dans son Histoire de la Caricature moderne, où il s’est abondamment souvenu des Quelques Caricaturistes français de son ami, Champfléury conte qu’une fois «un poëte un peu taquin», en compagnie duquel il se trouvait, fit compliment à Monnier de ses «excellents dictionnaires. Le poëte expliqua que les Scènes populaires n'étaient pas de l’art. I manquait à la plupart de ces sténographies un reflet de la personnalité du créateur; tout était traité sans idéalisation par menus détails, jamais par masses, et par [à les types restaient à l'état de croquis d’après nature».
Il est difficile, à conférer les deux textes, de douter que le poète en question ne fût Baudelaire.
Page 420. Les Métamorphoses du jour sont de 1828. Page 421. «... mais 1l n'avait pas de souplesse, et aussi n'a Jamais su...» — 1868 : ct aussi n'a-t-il jamais su...»
Page 422. «Gavarni commença cependant...» — 1857-1858 : Gavarni cependant commença...»
Page 423. «... et fait du monde son complice. « — 1857-1858 : et fait le monde son complice.
«... vous rappelez-vous cette grande et belle fille...» — La planche appartient aux Baliverneries parisiennes.
Lorette. — On sait que ce mot est dû à Roqueplan (1840 environ).
Page 425. Le tableau de Trimolet. — Il doit s’agir de La Prière, exposée au Salon de 1841.
Page 426. Les Scènes bachiques, publiées chez Aubert vers 1840.
— Toute cette page est reprise et commentée dans l'Histoire de la Caricature moderne de Champfleury où le lecteur trouvera des rensergnements complémentaires.
Page 427. «... Depuis lors on a reconnu...» — 1857-1858 : Depuis,
on a reconnu.
Page 428. MILITAIRIANA, publiées par Aubert dans le Musée Philipon; MALADES ET MÉDECINS, suite parue au Cbarivari, — toutes deux aux environs de 1840.
Etude parue dans Le Présent, 15 octobre 1857, et L’Arriste, 26,septembre 1858.
Le texte retenu en 1868 est celui de 1858.
Celui de 1857 ne comportait pas en sous-titre l’énumération des caricaturistes en cause, non plus qu’une division en chapitres. Il débutuit par une ligne de points pour indiquer qu'il s'agissait [à d’un extrait.
Voir nos notes dans Histoire des Curiosités, p. 452.
Page 431. «...je tire de cette formule malveillante le symptôme, & diagnostic...» — 1857 : je vois dans cette formule impromptue un symptôme, un diagnostic.
Page 432. «Une des plus curieuses...» — Il s’agit de la planche qui s'appelle The Reward of Cruelty. La description qu'en donne Baudelaire n’est pas tout à fait exacte dans le détail. C’est la tête du pa tient que maintient la corde déroulée autour de la poulie. Le chien ne fouille pas dans un seau, mais mange les viscères auprès du seau.
Le seizième couplet de la Complainte de Fualdès se souvient du «cochon historique» :
Voilà le sang qui s'épanche;
Mais la Bancal, aux aguets,
Le reçoit dans un baquet,
Disant : «En place d’eau blanche,
Y mettant un peu de son,
Ce sera pour mon cochon!»
Page 433. «... qui se soûlait impudemment...» — 1857 : insouciamment.
—— Seymour. «C’est à lui que primitivement fut empruntée...» = Par Henri Monnier.
«.. que l’impatience ne fait jamais trembler.» — 1857 : n'ebranle jamais.
— «Ob! the dep, dep seal...» — Noir la dernière planche des Humorous sbetches,
Page 434 «..:des poëtes naturels.» — 1857 : des poëtes enragé.
Page ; . enfin de ne pas toujours dessiner...» — 18 de ne PRE P 1] 57 * pas FR
«.. qui s'amusent à barbouiller des croquis.» — 1857 : qui s'amusent aux croquis.
.impertinents jusqu’à prendre non seulement des sujets et des canevas, mais même [a manière et le style?» — 1857 : jusqu’au vol des sujets ct des canevas, mais même de la manière et du style.
—— «Heureusement la naïveté...» — 1857 : La naïveté.
«.. d’une façon encore plus insuffisante.» — 1857 : beaucoup plus insuffisante.
Page 436. «Le Cabinet de l’Amateur de 1842... volume de mélanges.» — 1857 : mélange qui portait pour titre collectif ZIGZAGS, Baudelaire avait pour Goya une admiration toute particulière. Voir notamment ses lettres à Nadar des 14 et 16 mai 1859. Voir aussi E.-J. Crépet, op. cit., p. 204.
Pages 436-437. «...un simple esprit d’artiste qui ne sache ce que c est ni que Godoï, ni le roi Charles, ni la reme...» — Disons à tout hasard, pour éviter aux « simples esprits», qui DouraIent aujourd'hui se rencontrer nombreux, de recourir aux encyclopédies, que Godoï fut ministre du roi Charles IV et le favori de son épouse, la reine Maria-Luisa de Parme, — couple dont les portraits par Goya
figurent au Musée de Madrid.
«... ces rèves périodiques ou chroniques...» — 1857 : ces rêves permanents ou chroniques.
Page 438. «... ait tant rêvé sorcières, sabbat...» — 1857 : ait aussi beaucoup rêvé.
«... et puis toutes ces blanches...» — 1857 : et toutes ces blanches.
Cf., pour ce passage, la septième strophe des Phares (FLEURS DU MAL, vi).
Goya, cauchemar plein de choses inconnues, De fœtus qu'on fait cuire au milieu des sabbats, De vieilles au miroir et d’enfants toutes nues, Pour tenter les démons ajustant bien leurs bas;
NS
s10 NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS.
La première planche ici décrite se trouve dans LES CAPRIGES 62, « Quien le creyera! ».
«L'autre planche...» — Voir LES CAPRICES, 59» « Y aun no se van».
« Des démons malfaisants...» — 1857 : Plusieurs FT € malfaisants.
Page 439. «... il a, méme à cette époque, fait de grandes lithogra phies...» — DS il a osé à cette époque faire. Planche décrite : Los Toros DE BURDEOS, Dibersion de España.
—- «les deux fesses du malheureux, et elle abaisse de nouveau son mufle menaçant; mais cette indécence dans le carnage n’émeut guère l'assemblée.» — 1857 : les deux fesses dans lesquelles ellewa fouillant de son mufle menaçant; accident trivial apparemment, can l’assemblée ne s'en occupe guère.
—— «... Pabsurde possible.» — 1857 : l’absurde vraisemblable.
Page 440. «... ces grimaces diaboliques sont pénétrées d'humanité.» — 1857 : possèdent l'humanité.
——— Note : «... dans des coms obscurs de la galerie...» — 1857: dans des coms obscurs.
«Le climat de l'Italie...» — 1857 : Le sokil deWItalie.
Page 441. La Princesse Brambilla, cf. p. 388.
— «... en parlent délicatement.» — 1857 : en parlent savamment: —-- «... la cuisine et le mauvais lieu.» — 1857 : ou le mauvais lieu.
Page 442. 4... qu'il est précisément un caricaturiste; c’est plutôt.:.» — 1857 : précisément qu'il est un caricaturiste, mais plutôt.
«Dans toutes les études de cet artiste...» — 1857 : dins toutes ses études. T7
—— «de certains artistes...» — 1857 : de l'artiste.
—— «...ses cheveux en cadenette qui coulaient le long de sès joues...» —- 1857 : ses cadenettes qui ornaïent ses joues comme des anglaises:
Page 443. «Il se rapproche ainsi par un côté du...» — 1857 : On voit
ainsi qu'il a plus d'un rapport avec le.
.. de ces sujets tout faits, qui, pour des artistes plus maginatifs, n'ont qu'une valeur de notes...» — 1857 : des sujets tout faits qui, pour des artistes plus imaginatifs, n'auraient eu que la valeur de notes.
«Or tout cela me paraît signe de faiblesse.» — 1857 : Or tout cela, selon moi, est signe de faiblesse.
.la conduite, qui s’introduit...» — 1857 : la conduite, de truc qui s’introduit.
— «N'avez-vous pas remarqué souvent que rien ne ressemble...» — 1857 : Rien, souvent, ne ressemble.
On sait combien Baudelaire avait horreur de [a bohème et que ce fut son constant supplice d’être condamné aux dettes et à l'hôtel meublé.
* Page 445. «Encore, bien souvent, est-il...» — 1857 : il est. ——- «... contient, cœ me semble...» — 1857 : contient, selon mor.
:. par les moyens commodes de l’école voltamienne...» — 1057 par ra res stupide de l’école.
«.. le mot folie, ou hallucination; mais le mystère restera presque aussi noir.» — 1857 : le mot de folie ou d’hallucination ; mais vous ne serez guères plus avancé. »
Page 446. «.… engendrer -et décrire tant d’efrayantes absurdités?» - 1857 : résumer et crayonner tant.
INDEX ALPHABÉTIQUE
Académique. «Tout peuple est — en jugeant les autres, tout peuple est barbare quand il est jugé.», 221.
Actrices (Gavarni), 424.
Actualités (Daumier), 416.
Adam, 75.
Adieux de Roméo et Juliette (Delacroix), 117, 245-246.
ADMIRATION Voir CRITIQUE.
Alhrimane, 357.
Air (L’). Son rôle dans la peinture, 96, 98.
Aligny, 179.
Allégorie (L’), «un des plus beaux genres de l'art», 29; L'— de l'Europe (V. Robert), 158.
ALLEMAGNE, admiratrice de Scribe et H. Vernet, 164, 2303 le comique en —, 388. Voir HOFFMANN.
Almanachs comiques d'Aubert, 424.
Amour «l'immortel Cupidon des confiseurs» selon Hood et selon l’auteur, 299-301; l'— à la campagne, à la ville, 172; — de soi-même (Vidal), 1533; — et Gibelotte, 265-266; L'— fait passer le temps, 302; DES suJers AMOUREUX, 123-127; — de la pein-
ture chez l’auteur, 279, 364; Mar chandes d'—, 299. Voir Currpon, EROTISME. ‘
Anacréon (et Girodet), 210; —(Pradier), 190.
ANALOGIE universelle, 220, 274, voir CORRESPONDANCE; L'— chez Grandville, 420.
Anastasi, 334.
Andromède (Franceschi), 350.
Angélique délivrée par Roger (Ingres),
Angélus (L’) de Legros, 287-288.
ANGLETERRE, patrie des coloristes exaspérés, 91; L'— et les genres paradoxal et animal, 515 — et les proportions du tableau de genre, 130; défauts de ses peintures, 157; ses peintres à l'Exposition de 1855, 230, 256-257; à l'Exposition de 1859, 3233 ses caricaturistes, 375,