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ENCORE M. INGRES

On nous reproche de paraitre indifférents au compte-rendu de l'Exposition des Beaux-Arts. Avouons naïvement qu'après les études générales sur les principaux maîtres de l'école moderne, notre ardeur à louer où à critiquer se trouve quelque peu calmée. Toutefois nous ne saurions laisser rien ‘d’obscur autour de la question de doctrines; et notre devoir est d'ouvrir nos colonnes aux manifestations les plus élevées de l'intelligence ct de la critique, surtout

dans ce qui regarde les maitres de premier ordre. C'est à ce titre que nous venons offrir à nos lecteurs une nouvelle étude sur M. Ingres, signée d'un nom que le public d'élite aime toujours à rencontrer. Ce que notre collaborateur G. Pierre a dit de M. Ingres nous a paru Juste et sensé. M. Ch. Baudelaire arrive au même résultat critique, mais par d’autres aperçus. Ce très-bel esprit s'exprime d'ailleurs avec une telle finesse d'observation, une telle science de Ia parole écrite, que nous nous trouverions coupables de ne pas donner à nos lecteurs une appréciation si ingénieuse et si modérée des œuvres de

M. Ingres. . ASP:

Le signataire, Arthur Ponroy, était des amis de Baudelaire qui 8 NA q l'avait connu au Corsaire-Satan dès 1845-1840. Quand il apprit que Dutacq, directeur du Pays, lui avait rendu sa «copie», demandant à

Louis Ésnault de continuer le compte rendu du Salon de 1855, il s’empressa de lui ouvrir le Portefeuille.

Voir, pour plus de détails, le Charles Baudelaire paru chez René

: P F ? pes :

Pincebourde en 1872, p. 121-122, ct la lettre du 9 juin 1855 où el poète-critique écrit notamment que le père Ingres lur 3 donné «un mal de chien».

L’Exposition Universelle avait été ouverte le 15 maï au Nouveau Palais des Beaux-Arts (Palais de l'Industrie), avenue Montaigne.

Page 221. Il ÿ a vraisemblance qu’en écrivant ces lignes Baudelaire évoquait sa propre expérience. Voir notre Etude biographique, FLEURS DU MAL, p. XIX et XX.

Page 222. «ces modernes professeurs-jurés d'esthétique». — Reise-

bilder (Salon de 1831).

Page 226. «Il est encore une erreur fort à la mode, de laquelle je veux me garder comme de l'enfer.» — Texte de 1855 : Il est encore une erreur, fort à la mode, dans laquelle je veux me garder de tomber, comme

dans l'enfer.

—— Tout le passage qui commence par Ce fanal obscur, et qui se termine p. 228 par : qui fait son éternel désespoir ? ne figurait pas dans le texte du Pays.

Page 229. La phrase : «C’est dans de tels phénomènes, etc.» ne figure pas dans le texte du Pays, et ne pouvait y figurer, sielle constitue, comme nous le croyons, une allusion à un passage de La Grève de Samarez, parue seulement en 1863.

Dans ce poème philosophique, sorte de Iong dialogue à la Platon entre Leroux et des camarades d’exil à Jersey, ch. v, p. 196-

199, se trouve une violente attaque dirigée contre Ja cause de l'art pour l’art dont l’auteur s’appliquait à détacher Hugo.

Leroux y écrit ironiquement :

L'artiste est une étoile, une clarté, une rose, un rossignol. Il brille par fui-même, il est odoriférant par lui-même, il chante sans muse qui l'inspire, il est la Muse, il n'y a pas d'autre muse que lui... Il est le Soleil. Le Beau, c’est moi... L'Art, c'est l'artiste.

Et, page 200 :

Les Dieux, le genre humain, tout cela c'est du vulgaire. Le Poëte seul existe, c'est le poète qui est le Dieu... .

Ainsi le dernier mot de la théorie n'est pas même ce que je disais tout à l'heure. À cette formule : l'Art c'est l'artiste, il faut ajouter : l'Artiste, c'est Dieu.

— Hélas! pauvre Narcisse, dit la voix dans l'ombre du rocher. Et la voix derrière moi répéta : Pauvre Narcisse.

Page 230. «la glorification de nos voisins, de ce peuple si admirablement riche en poëtes et en romanciers, du peuple de Shakspeare...» — Texte de 1855 : le peuple.

Dans ce même texte, la signature du premier chapitre est placée après les mots : mésaventures de la Grèce et de Rome. © Le passage relatif aux peintres anglais figure en post-scriptum, suivi des initiales CM. (sic) B. } , Il ne semble pas que Baudelaire aït jamais écrit les pages qu'il y annonce. Mais il dut se servir de ses notes pour son Salon de 1859 (voir p. 256-257). Remarquons encore que, pour la première fois,

les artistes anglais venarent demander à l'étranger la consécration de leur gloire.

Page 231. INGRES. — Cet article, paru seul au Portefeuille, comme il a été exposé plus haut, n’y portait point de numéro et parut sous la rubrique : BEAUX-ARTS.

Baudelaire s'était proposé quelques années auparavant, et la couverture du SALON DE 1845 en fait for, d'étudier particulièrement David, Guérin et Girodet (voir p. 450).

Page 233. Didon et Énée (Guérin), 1817.

«… sitôt qu'elles seront entrées dans le sanctuaire...» — Texte de 1855 : sitôt qu'elles sont.

Page 235. Courger. Voir la préface de Théophile Gautier, Fleurs du Mal, éd. Lévy. p. 53. De l’époque où Baudelaire sympathisait avec le maître d'Ornans, il reste en témoignage son portrait que Courbet peignit pour Malassis et qui est aujourd’hui au Musée de Montpellier.

Page 239. 1868 : Vénus et Antiope. — Erreur typographique, car il s’agit de deux tableaux distincts : Vénus Anadyomène et Jupiter et Antiope.

Page 241. «...se partagent la faveur et la baine publiques.» — 1855 : la faveur et les critiques du public.

«C'est ce que J'aurai plus d’une fois l’occasion de démontrer. il nous faut commencer par l'examen de ces deux maîtres...» — Traces évidentes d’un plan qui, pour les raisons dites plus haut, ne fut pas suivi d'exécution.

Page 242. Le passage qui commence avec les mots : Devant une destinée et qui finit p. 243 avec : les vides d’un siècle, ne figurait pas dans le texte de 1855.— Compensation, voir La COMÉDIE DE LA MORT (1838).

Page 243. .les criailleries de quelques salons bourgeois, les dissertations re de quelques académies d’estaminet et le pédantisme des joueurs de domino?» — Texte de 1855 : les criailleries de quelques salons, les dissertations partiales de quelques académies d’estammet?

Page 244. «...toutes les parties du domaine pittoresque,»:— 1855 : 8° 244 l P q 55 pictural. ;

«M. Karr, l'homme au bon sens de travers.» — Cette apposi-

tion ne figure pas dans le texte de 1855. -— Cf. le Salon de 1859, p- 291.

Page 245. Les «Adieux de Roméo et Juliette...» — 1855 : et de Juliette.

Page 246. Et le tableau quitté les tourmente et les suit. Be 24 1 Théophile GAUTIER, Terza Rima, LA COMEDIE DE LA Morr.

Philibert Rouvière. — Cette même année 1855, Baudedelarre lui consacrait une première étude. (Voir l’ART ROMANTIQUE:.)

—— «...ce genre de plaisanterie...» — 1855 : plaisanteries.

Page 247.4 Quant aux autres, quelquefois des femmes historiques +.» — 1855 : des femmes quelquefois historiques.

«Qu’elles se distinguent par le charme du crime... ces femmes malades... — Cf. Préface des HISTOIRES EXTRAORDINAIRES": «Comme notre Eugène Delacroix, qui a élevé son art à Ia hauteur de la grande poésie, Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de l'orage, etc.». Cette louange-là était peu goûtée de Delacroix, au témoignage de Buisson. (Voir El. Crepet, op. at., 353.)

Page 248. «... couleurs plus belles, plus intenses, ..» — 1855 : plus riches, plus mtenses.

Page 249. Le passage qui commence avec les mots : «Un poëte a essayé...» et qui finit avec : «les barmonies de sa couleur» ne figurait pas dans le Pays.

Au-dessous de la citation, on lit dans le texte de 1868 :

Charles Baudelaire rappelle ici une des plus belles pièces des Fzzurs DU MAL, la vi‘, les Phares,

Page 250. «... comme la tragédic dans le monde dramatique...» — Cette comparaison ne figure pas dans le texte de 1855.

Page 251. (Edgar Poe doit, je ne sais plus où...». — Voir Les Souvenirs de M. Auguste Bedloe (HISTOIRES EXTRAORDINAIRES).

À la: suite de cet article, Baudelarre reçut la lettre suivante:

Ce 10 juin 1855, Champrosay, par Draveil, Sane-et-Oise.

Cher Monsieur, je n’ai reçu qu'ici votre article par dessus les toits. Vous êtes trop bon de me dire que vous le trouvez encore trop modeste, Je suis heureux de voir quelle a été votre impression sur mon exposition. Je vous avouerai que je n’en suis pas mécontent, et quelque chose de moi-même m'a gagné plus qu’à l'ordinaire en voyant la réunion de ces tableaux. Puisse le bon public avoir mes yeux, mais surtout les vôtres, car ils jugent encore plus favorablement, j'en suis sûr, que je ne fais. Je regrette bien de ne pas voir vos autres articles, celui qui précède le mien et ceux qui le suivront: Je suis à la campagne : d’ailleurs, à Paris, il est impossible d’être prévenu de leur apparition dans un journal auquel on n'est pas abonné. Mettez-les moi à part, si vous y pensez, et vous me les donnerez quelque jour.

Votre sincèrement dévoué, E. DELacroix.

(CHARLES BAUDELAIRE, Souvenirs — Correspondances.)

Paru dans la Revue Française, les 10 et 20 ju, 10 et 20 juillet 1859, sous le titre : Lettre à M. le Directeur de la sur le Salon de 1859.

Baudelaire écrivait à sa mère le 10 octobre 1859 : «La fin du Salon que tu as reçue n’est qu’une épreuve, et n’a pas paru. La petite revue est morte.» Ce passage est pour nous inexplicable, la totalité de ce Salon, tel que l’a donné l'édition collective, ayant pris place dans la Revue Française, y compris le texte de l'épreuve en cause, que nous avons eue entre les mains et dont les corrections ont été mises à profit pour l'établissement du texte de 1868, ici conservé.

Dans Ja Revue Française, cette étude n’était divisée qu’en neuf chapitres (au lieu de 10), celui qui porte ici le n° VI étant désigné sous le n° V (suite). Nous avons cru devoir rétablir Ia division originale.

Elle y avait paru accompagnée de cette note :

Nous rappelons à nos lecteurs que, dans un but éminemment littéraire, le directeur de la Revue française désire que ses collaborateurs expriment avec le plus d'indépendance possible, et sous la forme qui jaillit avec la pensée, leurs sentiments personnels, — qu'il les partage ou non. — J. M.

Le signataire, Jean Morel, — le «cher M***» auquel ces lignes étaient adressées, est cité dans la correspondance du poëte tantôt comme un jeune homme «fort bien élevé» , tantôt comme «un polisson». Nous n’avons pas à choisir entre ces définitions dont les tribulations pécuniaires de Baudelaire suffisent peut-être à expliquer le caractère sommaire et contrasté. Mais Jean Morel n’ayant pas tenu une place marquante dans le monde des lettres, nous avons cru devoirüct, à l'instar de nos prédécesseurs, remplacer son nom par une initiale. Peut-être d’ailleurs ce remplacement avait-il été opéré par Baudelaire lui-même qui, nous l'avons dit, avait dès longtemps rassemblé et revu les articles réunis sous le titre de Curiosités Esthétiques.

L'Exposition de 1859 s'était ouverte le 15 avril au Palais des Champs-Elysées. Baudelaire en parle plusieurs fois dans ses lettres,

ct la première (à son ami Nadar, 14 mai 1859), de façon assez mattendue :

J'écris maintenant un Salon sans l'avoir vu. Mais j'ai un livret. Sauf la fatigue de deviner les tableaux, c'est une excellente méthode que je te recommande. On craint de trop louer et de trop blämer. On arrive ainsi à l'impartialité.

Faut-il dire qu'il se vantait? Deux jours après il convenait, auprès du même ami, avoir honoré l'Exposition d’une visite, et même consciencieuse.

Il ne semble pas que le public, à l’époque, ait apprécié cette étude: Pourtant Asselineau a pu en écrire avec justice :

C'est comme le dernier mot, l'expression suprême des idées d'un poëte et d'un littérateur sur l'art contemporain; c’est le bilan des enthousiasmes, des illusions et aussi des déceptions que nous ont causés à tous les artistes dont nous nous sommes tour à tour épris et détachés. L'auteur a mêlé à ses jugernents des biographies, des anecdotes, des rêveries poétiques et philosophiques, qui font l'office et l'effet des mtermèdes de musique dans une comédie. Au ton dont il parle de ses justiciables... on sent qu'il les a aimés et qu'il s'est associé à leur destinée et à leurs efforts... Il est pris de repentirs à l'endroit de tels peintres qu'il avait fort malmenés dans sa jeunesse; et en même temps il réclame contre l'ingratitude du public envers des artistes bruyamment applaudis il y a trente ans, et depuis lors mis .en oubli. C'est une histoire, et c’est une confession. Je ne crois pas que nulle part ailleurs on aït parlé plus complètement, avec une éloquence plus ingénieuse et plus de sympathie des campagnes de l'art contemporain.

Page 256. « Nulle explosion...) — 1859 : Aucune explosion.

—— «l'exposition de J’avenue Montaigne.» Voir notre note sur

la page 230.

Page 257. «... cet autre si étonnant, dont le nom m'échappe...» — Cockerell ou Kendall, lit-on dans le THÉOPHILE GAUTIER, où ce passage est reproduit.

P age 259. Baudelaire écrivait à sa mère : «Théophile Gautier seul peut me comprendre quand je parle pemture.»

Page 261. «... un labeur et un danger quotidiens.» — 1859 : quotidien.

—— «... où le public épouvanté l’entendit parler latin.» — 1859 : l’entendit tout d’un coup parler latm. — Baudelaire détestait Girar-

din. Voir les Journaux intimes, passim. On y retrouvera notamment ce pecudesque locutæ.

Page 262. «classique comme Bertin». — Il s’agit évidemment de Jean-Victor Bertin, qui fut le coryphée du paysage historique pendant tout le premier tiers du x1x° siècle.

Page 263. «ll y avait un paysan allemand qui vint trouver un peintre...» — Il semble bien qu’en écrivant cet apologue Baudelaire ait imité Diderot. On lit en effet dans l’Essai sur la peinture :

Un jeune homme fut consulté par sa famille sur la manière dontil voulait qu'on fit peindre son père. C'était un ouvrier en fer. Mettez-lui, dit-il, son habit de travail, son bonnet de forge, son tablier; que je le voie à son établi avec une lancette ou autre ouvrage à la main, qu’il éprouve ou qu'il repasse, et sur-tout n'oubliez pas de lui mettre ses lunettes sur le nez. Ce projet ne fut point suivi; on lui envoya un beau portrait de son père, en pied, avec une belle perruque, un bel‘habit, de beaux bas, une belle tabatire à la main; le jeune homme, qui avait du goût et de la vérité dans le caractère, dit à sa famille en la remerciant : Vous n’avez rien fait qui vaille, ni vous, ni le peintre; je vous avais demandé mon père de tous les jours, et vous ne m'avez envoyé que mon père des dimanches.

Page 264. «... au niveau de celle-là?» — 1859 : de la sienne?

Pages 264-265. «... a si peu foi dans la peinture.» — 1859 : tant de foi.

Page 265. Amour et Gibelotte! toile d’Ernest Sexgneurgens. — Monarchique, catholique çt soldat, tableau de Joseph Gouezou. La légende qui, dans le livret, accompagnait le titre, tiré lui-même d’un discours prononcé par Napoléon III à Rennes le 20 août 1858, vaut d'être citée :

Sur son lit, où sont accrochés le vieux mousquet anglais donné par le marquis de Puisaye et l’humble bénitier de faïence où chaque jour il trempe ses doigts, un jeune gars cloue les portraits de Leurs Majestés l'Empereur et l'Impératrice qu'il vient d'acheter au marché voisin.

Page 266. Toujours et Jamais, plâtre d'Hébert. Il en sera question plus loin. — Appartement à louer, par F.-A- Biard, un des gros succès du

Salon de 1844.

Page 267. «j'entends par progrès la domination progressive de [a matière...» — 1859:]J j'entends par progrès la diminution progressive de * l'âme et la domination progressive de la matière. — Cf. l’admirable

page de Fusés ( ŒUVRES POSTHUMES), commençant par ces mots : «Le monde va finir...»

Page 268. «je ne crois qu’à la nature (il ÿ a de bonnes raisons pour cela)». — Forme humoristique qu’on retrouve plusieurs foischez Baudelaire. Il écrira de G. Sand : «elle a de bonnes -raïsons-pour vouloir supprimer l'Enfer» (Mon cœur mis à nu).

Page 269. «.…. répandre dans le peuple le dégoût de lhistorre-». 1859 : le goût.

Pages 269-270. «Vous voyez bien que ce sont de grandes dames», dit Alexandre Dumas. — «ll y en a de plus grandes encore»;dit Cazotte. — La première réplique est tirée de La Tour de Nesle, acte [",'scène IX. La seconde figure dans le chapitre 111. de laspré: face placée par Gérard de Nerval en tête du Diable amoureux: Crest quand Cazotte, à qui Nerval cède [a parole, fait chez un grand seigneur de ses amis ct devant une noble compagnie ces sinistres prédictions qu’on soupçonne La Harpe d’avoir inventées.

Une duchesse, à laquelle il vient de promettre l’échafaud,.baz dine :

— Ah! j'espère que, dans ce cas-là, J'aurai du moms un carrosse drapé de noir!

— Non, Madame, de plus grandes dames que vous...

— De plus grandes dames! quoi! les princesses du sang?

— De plus grandes dames encore. . .»

Baudelaire visait-il ici la corruption de la Cour Impériale?

Page 274. «...le figuier de l'Évangile», Math. . XXI, 19-20; Marc. XI, 13.

Page 276. Les articles donnés par À. Dumas à l’/ndépendance belge allaient bientôt être réunis dans son livre : L'art et les artistes contemporains au Salon de 1859.

Cet éloge de Dumas ne laisse pas d'étonner quelque peussi l'on se souvient que, quelques années auparavant, quandl il songeaït à fonder le Hibou pbilosopbe (1852), Baudelaire notaïit, parmi ses pro

jets d'articles :

Alexandre Dumas : à confier à Monselet; nature de farceur : relever tous les démentis donnés par lui à l'histoire et à a nature; style de boniment:&}

Il convient de remarquer toutefois qu'il ne loue ter en luique

l'imagination.

Page 279. «Par imagination, je ne veux pas seulement exprimer l'idée commune...» — Cf Notes nouvelles sur Edgar Po, I, 2° alinéa.

«.…..un homme vraiment savant et profond dans son art...». — Eugène Delacroix. On trouve d’ailleurs ici plusieurs idées que l’auteur avait déjà exposées dans les pages consacrées au grand peintre, avec d’autres qu'il développera dans la notice nécrologique qui ouvre l'ART ROMANTIQUE.

.très- Jeunes, mes yeux remplis d'images peintes... n'avaient Jamais jt se rassasier. ..) — Voir l'Etude biographique placée en tête de cette collection, À. x11. — C’est peut-être ici le lieu de signaler que Baudelaire avait nourri jadis l'intention d’un essai sur l Influence des images sur les esprits. Cet article fut annoncé dans un prospectus du Magasin des familles en 1850, comme devant paraître «dans les prochames livraisons ».

. les usages nombreux et ordinaires du dictionnaire...» — Baudelaire usait prodigieusement des dictionnaires, et ses contemporains nous ont conté, avec stupeur parfois, quelle ardeur il dépensait au pourchas des mots et de leurs origines. Voir notamment Dux dans BONSHOMAMES de Léon Cladel.

Page 280. ]mpavidum ferient… - (Horace, Ones). Ridentem ferient ruinæ, écrira-t-il, en dre à son ami Poulet-Malassis, sur une photographie.

—— «... les éléments qui s'accordent à leur conception;...» — Le Le : P 1859 : qui s’accommodent à leur conception:

Page 281. « Comme un rêve est placé dans une atmosphère qui...» — 1859 : dans une atmosphère colorée qui.

— («... par de certains côtés...» — 1859 : par certains côtés. Page 283. Voir la note page 323.

Page 284. «.. telles qu’elles sont, ou bien qu'elles seraient...» — 1859 : ou telles qu’elles seraient.

Page 285. «.…. tous les hommes qui par Leur Impuissance .….» — 1859 : qui par Impuissance.

pe

Page 286. «.…. rien n’en doit être conclu contre ma for.» = Baudelaire avait le plus grand respect pour la religion, voire pour lesreligions, et on ne saurait nier qu'il était imprégné de catholicisme jusqu'aux moëlles. Mais c’est en vain qu'il appelait la for, ses lettres ne laissent point de doute à cet égard. l

Page 287. «J'ai peut-être tort d'ignorer entièrement M: Lepros...» — Baudelaire devait bientôt devenir de ses amis; Legros copiera pour Malassis, en 1862, un portrait de lui par Courbet.

«.… lécrivain français qui en était le plus smgulièrement obsédé.» — Probablement Stendhal, voir dans l ART ROMANTIQUE, L'œuvre et la vie d'Eug. Delacroix. Peut-être Mérimée, dont la bague portait pour devise : Héuvnoo dmoîetv.

Page 288. «... l'âne de Sterne et ses macarons.» — LE VoyAGE SENTIMENT AL, Nampont, l’Ane mort,

Page 291. «... un Jeune chroniqueur...» — Baudelaire l’a nommé dans son essai sur l'Exposition universelle de 1855 (p: 244) : i1s'agit d’Alphonse Karr.

Page 292. La citation de Thiers est extraite du Salon de 1822, P. 56.

Page 294. «… l'air et la lumière qui glisse...» — 1859 : qui glissent.

Page 295. La Montée au Calvaire et le Christ au Tombeau avaïent été

refusés par le conseil de fabrique de Saint-Sulpice. Il en sera de nouveau question dans l'ART ROMANTIQUE.

Page 296. «une bistoire parfaitement belle, etc.» — Épilogue d'ATALA. Page 297. Ovide chez les Scuthes. — Titre complet : Ovide en exil chez les Scythes.

«….. dans une sentence féconde et grosse de réverie.» — Le texte des CURIOSITÉS donne : dans une tendance. — Nous pensons qu'il s’agit là d’une coquille.

Page 298. «Delacroix pemnt surtout l'âme dans ses belles heures.» — Baudelaire écrira quelque chose d’analogue à propos de Théodore de Banville :

Sa poésie représente les belles heures de la vie, c'est-à-dire les heures où l'on se sent heureux de penser et de vivre.

—— .… quel bénéfice en tirerais-je...» — 1868 : tirerar-je.

Au reçu de cet article, Delacroix, pour qui l'Exposition de 1859, dit M. Moreau-Nélaton, avait été un véritable Waterloo — à tel point qu'il cessa d’envoyer aux Salons à dater de cette année-là — adressait à Baudelaire la lettre suivante :

Ce 27 juin 1859.

CHER MOowsIEUR,

Comment vous remercier dignement'pour cette nouvelle preuve de votre amitié? Vous venez à mon secours au moment où je suis houspillé ou vilipendé par un assez bon nombre de critiques sérieux ou soi-disant tels. Ces messieurs ne veulent que du grand, et j'ai tout bonnement envoyé ce que je venais d'achever, sans prendre une toise pour vérifier si J'étais dans les longueurs prescrites pour arriver convenablement à la postérité, dont je ne doute pas que ces messieurs ne m'eussent facilité l'accès. Ayant eu le bonheur de vous plaire, je me console de leurs réprimandes. Vous me traitez comme on ne traite que Îles grands morts; vous me faites rougir tout en me plaisant beaucoup; nous sommes faits comme cela.

Adieu, cher Monsieur, faites donc paraître plus souvent quelque chose : vous mettez de vous dans tout ce que vous faites, et les amis de votre talent ne se plaignent que de la rareté de vos apparitions.

Je vous serre la main bien cordialement.

E. DELAcRoIx.

(Extrait du Charles Baudelaire publié chez R. Pincebourde.)

Pour avoir une idée des attaques violentes dont Delacroix était alors l’objet, lire, par exemple, l'article de J. Rousseau dans le Figaro du 10 mai 1859. Il est intitulé : Ce qui reste de Delacroix ct commence par ces mots : Voici un pénible spectacle. Nous sommes au chevet d’un génie qui s’en va.

Page 299. «.. l’école des pointus.» — Le terme semble emprunté à Nadar, intime ami de Baudelaire, comme on sait, et Es désignait par là les auteurs pédants.

Ma sœur n'y est pas! légende d’une toile de Hamon , l'Amour en visite, décrit comme suit par Alex. Dumas :

Un Amour fort pressé, si l'on en juge à la crispation de tout son petit corps, frappe à la porte d'une chaumiére; les planches mal jointes laissent apercevoir la tête railleuse d’une jeune fille, laquelle semble bien décidée à ne pas ouvrir.

Cette toile donna lieu à des discussions byzantimes; voir notamment le Figaro du 5 juillet 1859.

nt té

Décoration pour une salle de bains. — Il s’agit probablement de Wa suite des Saisons, d’Etex, «panneaux décoratifs d'un salon de bains», lit-on dans le livret.

— Marchandes d'amours. — Le livret en indique plusieurs enseftet: une de Denéchau : Amours ! amours ! marchande d'amours ! Une autre de Lequesne (E.-L.) : Jeune fille pesant des amours, statue. Une troi sième dont la légende dut particulièrement agacer le critique et dont Pauteur était M" Philip : La Marchande d'amours, d'après une peinture trouvée à Herculanum ; grisaille; émail genre de Limoges.

Page 301. «Pour moi, si j'étais mvité à représenter l'Amour...» — On retrouve, dans ce passage, le misogynisme de Baudelarre, si souvent affirmé dans les FLEURS RU MAL et son horreur de Ia passion. Cf. notamment l’Hymne à la beaute, À une Madone, L'Amour et le Crâne et nos notes dans notre édition des FLEURS pu MAL,

p- 467-468, in fine.

Page 302. ... l'Amour fait passer le Temps, .. le Temps fait passer l'Amour, voir L'Amour et le Temps, chanson du comte de Ségur. — Nadar possédait une gravure à deux compartiments, datée de 1813 et sans nom d'auteur, ornée d’une légende approchante, maïs d’une cruauté très adoucie : L'Amour fait passer le Temps, le Temps fait passer les Saisons. Il nous avait dit la tenir de Baudelaire. Henri Monnier a, lur aussi, illustré cette légende.

. le petit livre de M. Edouard Fournier...» — Il s'agit sans doute de L'ESPRIT DANS L'HISTOIRE, Recherches et Curiosités sur les mots bistoriques, in-18, 1857.

Page 303. «L'idée d’un combat de coqs...» — Gérôme avait exposé un Combat de Cogs en 1847 (aujourd'hui au Musée du Luxembourg).

——— Au Salon de 1859, il était représenté par trois toiles : un Combat de gladiateurs avec cette légende : «Ave Cæsar»; la Mort de César et Le Roi Candaule,

Page 307. «Ainsi l'a très bien compris M. Pils...» — En fait de scènes militaires, Pils avait cette année-là exposé le Défilé des zouaves dans la tranchée (siège de Sébastopol) et L'Ecole à feu à Vincennes (aquarelle).

Page 308. Ab! si les lions savaient peindre ! (LA FONTAINE, livre III, x, Le Lion abattu par l’homme).

«Le moment n'était pas très bien choisi.» — Allusion à la guerre avec l’Autriche.

Page 311. «dont Nanteuil illustrait...» — 1859 : dont il illustrait.

——— «Quand, au sortir d’un taudis...» — Cf. PETITS POÈMES EN PROSE, La Chambre double.

Page 312. «...si élégante d’attitudes...» — 1868 : d'attitude.

——— «... mon amour incorrigible du grand...» — Cf. FLEURS DU MAL, La Géante.

Page 313. «...les débuts de M. Hébert, des débuts heureux et presque tapageurs...» — Il doit s'agir du Tasse en prison, sa première œuvre (1839) qui fut achetée par l'Etat.

Son «second» tableau, sans doute l’Almé, bien qu'il y ait tai une petite erreur chronologique.

Page 314. «...qui s'appelle, je crois, Guillemette...» — C'est sous ce nom, en eflet, que la toile figure au livret.

Page 315. «...ces louables désirs...» — 1859 : les louables désirs.

— «les études indispensables.» — 1859 : des études. Page 317. «...l’une des plus solidement établies.» — 1868 : établie.

Page 318. «Tels nous apparurent...» — II s’agit de la visite que douze loways, en avril 1845, firent à la bonne ville de Paris sous la conduite de Catlin. Un récit en a été donné par Alfred Delvau dans ses Lions du Jour (1867). I est plein de couleur et d'agrément. Le lecteur y fera connaïssance avec Sbon-ta-yi-ga ou Le Petit Loup, avec Obe-we-me où l'Ours femelle qui marche sur le dos d’une autre, avec M'° Ta-pa-ta-me, fille du Nuage blanc et du Pigeon qui se rengorge, etc. Il y verra aussi comment, après que Petit Loup eut enterré Ie tamahawk de guerre en présence du rot Louis-Philippe, les Parisiens afluërent à la salle Valentmo (rue Saint-Honoré), où les Sauvages avaient pris quartier.

Voir la note de la page 97.

Les tableaux de Catlin se recommandaïent moins de leur valeur artistique que de Ja nouveauté des sujets, tel était du moins l'avis de beaucoup de gens. Maïs ce n’était pas celui de Baudelaire, on l'a pu voir déjà, et on le vérifiera plus lom encore (p. 345).

Dans ses Notes nouvelles sur Edgar Poe, Baudelaire avait déjà cé lébré le dandysme chez les Sauvages.

Page 320. «...la gouge...» — Voir notre édition des FLEURS pu MAL, p. 459.

Page 322. Le mauvais goût du siècle en cela me fait peur (Moière, Le Misantbrope, acte I“).

«ll y a un brave journal...» La malice de cette transition risquerait d'échapper aux lecteurs d’aujourd’hui : le journal ieï visé s'appelait le Siècle, où Louis Jourdan, une «bête-noïre» de Baudelaire, venait d'écrire (7 juin 1859) qu’il ne pouvait se décider à louer le talent de Penguilly à cause de son uniformité fatigante.

Page 323. «...vous savez que l'infini est plus profond quand il est plus resserré...» — Cf. p. 283 «jamais les prosodies et Ies rhétoriques...» et lettre À Armand Fraisse, 19 février 1860, où la forme du sonnet est louée du même point de vue.

Leighton avait exposé aussi une autre toile : Danse de nègres à

Alger.

Page 330. RICARD. — Entre autres portraits fameux, on sait que Ricard avait fait celui de «La Femme au chien», M"° Sabatier, qui a mspiré plusieurs des pièces les plus justement célèbres des FLEURS pu MAL (voir notre édition, p. 428).

Page 333. «...entre tel et tel paysagistes.» — 1859 : tel ou tel paysagiste.

Page 334. «...et je les préfère avec leurs défauts...» — 1859 : ct Je les préfère telles avec leurs défauts.

Page 336. «...est souvent ic difficile À saisir...» — 1868 : est souvent difficile à saisir.

Page 339. Le romantisme «grandeur militante déjà si lointaine...» — Cf. Les ÉPAVES, 1, Le Coucher du soleil romantique.

—— «un artiste aussi élevé et qui a autant produit...» — 1859 : et qui a tant produit.

—— «...ce qui me paraît en Jui de plus louable et de plus remar-

quable...» — 1859 : de plus Tbuable et le plus remarquable.

Page 340. «... J'ai vu récemment, chez M. Boudin...» — Baudelaire était, à Honfleur, chez sa mère, la générale Aupick, le voisin de Boudin et lui rendait souvent visite. Voir G. Jean-Aubry, Baudelaire et Honfleur.

Page 341. «Ces études...» — 1859 : ces étonnantes études. Cf. L'Etranger (1 des PETITS POËMES EN PROSE).

——— «...vous pouvez vérifier par votre mémoire l’exactitude.….» — 1868 : par mémoire.

(A la fin tous ces nuages...» — 1868, évident ajouté : A la fin de tous ces nuages.

Page 342. Nous reviendrons sur les rapports du poète et de Méryon.

Je n'ai jamais rien lu de Wordsworth, le poëte dont parle lord Byron d'un ton si plein de fiel, qu'un seul vers : — Île voici, car je l'ai dans la tête :

— Clochers silencieux montrant du doigt le ciel.

THÉoOPHILE GAUTIER, Fantaisies, III.

Page 343. «.….. le douloureux et glorieux décor de Ia civilisation...» — 1859 : le douloureux et glorieux paysage de [a civilisation.

Morne Isis... — LEs Voix INTÉRIEURES, IV, À l'Arc de triompbe.

Ayant cu, quelques mois plus tard, connaissance de cet article, Victor Hugo écrivait à Baudelaire :

Hauteville-house, 29 avril 1860.

Vous m'avez envoyé, cher poète, une bien belle page; je suis tout heureux et très fier de ce que vous voulez bien penser des choses que j'appelle mes dessins à la plume, J'ai fini par y mêler du fusain, de la sépia, du charbon, de la suie et toutes sortes de mixtures bizarres qui arrivent à rendre à peu près ce que j'ai dans l'œil et surtout dans l'esprit. Cela m'amuse entre deux strophes.

Puisque vous connaissez M. Méryon, dites-lui que ses splendides eauxfortes m'ont ébloui. — Sans la couleur, rien qu'avec l'ombre et la lumière, le clair-obscur tout seul et livré à lui-même : Voilà le problème de l'eauforte. M. Méryon le résout magistralement. Ce qu'il fait est superbe. Ses planches vivent, rayonnent et pensent. Il est digne de la page profonde et

lumineuse qu'il vous a inspirée. Vous avez en vous, cher penseur, toutes les cordes de l'art; vous démontrez uñe fois de plus cette loï, que dansun artiste le critique est toujours égal au poète. Vous expliquez comme.vous peignez, granditer. LT

Je vous serre la main. : V. Hvuco.

(Extrait de CHARLES BAUDELAIRE, Souvenirs- Correspondances.) ‘

Page 344. «...limmobilité dans le désespoir...» — 1859 :l'immobilité dans le bonbeur et dans le désespoir.

Page 345. «Je parie qu'ils ne savent même pas ce que c'est.que Catlin.» — Voir nos notes sur les pages 97 et 318:

«Je préfère contempler quelques décors de théâtre. : æ Rapprocher de ce passage les deux dernières strophes de l/rréparable

(Ezeurs pu Maz, LIV).

Page 346. «...vous êtes arrêté par un fantôme...» — 1859: vous êtes confronté par un fantôme.

«... qui vous sont encore chers...» — 1859 : qui vous sont chers encore.

Page 348. «... rond, fuyant, autour duquel on peut tourner libre ment...» — 1859 : rond, tournant, autour duquel on peut tourner hbrement.

—- «]l nous faut remarquer ici que le bas-relief est déjà un mensonge, c’est-à-dire un pas fait vers un art plus civilisé..:»— 1859" Il nous faut remarquer ici que le bas-relief est déjà un pas.fait vers le mensonge, c’est-à-dire vers un art plus civilisé.

Page 349. « De même que la poésie...» — 1859 : Comme la poésie:

Page 351. «jy verrais un motif d'éloge plutôt que de critique...» — 1859 : j'y verrai la raison d’un éloge plutôt que d’une critique.

—— «... n’est pas décidée ni parfaite.» — 1859 : et parfaite.

- «.. dans son ardeur précipitée de travail...» —=1 1868 dans son ardeur précipitée du travail.

Page 352. La Gaule, statue de Baujault (J.-B.), élève de Joufiroy.

Page 358. «... une charmante sculpture, sculpture de chambre, dira: t-on...» — 1868 : une charmante sculpture de chambre, dira-t-on:

ÉCLAIRCISSEMENTS ET VARIANTES. 499 Page 359. «se dressa...» — 1868 : se dresse, .les membranes d'un palmipède.,.» — 1859 : des palmipèdes.

Page 360. «Ce dernier représente une femme nue...» — Voir Le Masque, Les FLEURS DU Mar, XX.

Pages 361-362. «Les charmes de l’horreur... — Fière, autant qu'un vivant...» — Ces vers sont extraits de la Dans nd Voir les

notes ne notre édition des FLEURS DU MAL, p. 458. Le texte ici donné offre quelques variantes importantes avec le texte retenu. Nous avons publié ailleurs (E.-J. CREPET, Charles Baudelaire, p- 344) une lettre de Christophe demandant au critique de le venger des tribulations de toute sorte que Jui avait values sa statue. Voir aussi, dans le même ouvrage, la lettre d’Armand Dumesnil, relative à ce Salon.

Page 363. «Je suis moins sévère que La Bruyère...» — Voir chez

LL, Des Ouvrages de l'Esprit, 17.

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