‹ Curiosités littéraires et pages inconnues, H. de BalzacChapitre 9 sur 29 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Une déchirure est un malheur, une tache est un vice.

Les Physiologies sévissaient de 1830 ^ 1%^^: il y en avait sur tous les sujets : c^ était le petit lièvre illustré à la mode. On les plaisantait. ^^ Brillat-Sanjarin, écri'V ait-on dans la Caricature {\i octobre 184.0), appliqua le mot au goîit^ M. de Balzac au mariage, M°^^ de Girardin au ridicule, et il en résulta de charmants owvrages qui détournèrent sans peine le public des autopsies écrites, des charognes littéraires de la science.

" Fous connaisses les moutons de Panurge ? Hélas, les Physiologies sont aussi sottes que ces moutons.

Et dans le numéro du 26 septembre 1841, la Caricature reprenait sa campagne sous le titre la Phystologie-Morbus : *' Ces épidémies sont tantôt la grippe, tantôt la suette militaire, tantôt le choléra-morbus — mais aujourd' hui c'est la physiologie-morbus qui règne a^vec une force effrayante, — surtout à Paris... Il n est pas une profession, pas un ridicule, pas un établissement public, pas une chose quelconque enfin qui nait été ou qui ne soit sur le point d'être physiologiée, — la garde nationale, le théâtre, la médecine, le calembour, l'amour, les épinards, tout est du domaine du physiologiste ! — Prix fixe : un franc, — absolument comme les petits pâtés, — sauf que c'est plus cher et que c'est moins bon!" D' autre part la Chronique changeait son format en \%\z, en annonçant: '"'■Dans ces derniers temps on avait abusé de l'in-^z ; les écri'vains au jour le jour, les physiologistes, l'avaient adopté, et 'vous sa-vez sous quelle effroyable a'valanche ils nous ont inondés." Il y eut la Physiologie de la dévote, du Jardin des plantes, du Vieux Garçon, du Forçat, de l'Ecolier, du Garde national, de la Lorette, du Troupier, du Voyageur, de la Parisienne, etc. etc.

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