IX. Évangfile de Milnt Marc
Cet Évangile a été composé avec les mêmes documents que les autres. On peut regarder comme ajoutées postérieurement les descriptions de deux guérisons miraculeuses opérées avec certaines cérémonies^ et comme dou-
t « Ut veniat super vos omnis sanguis justus, qui efTusns est super •I terrain, a t»anguine Abel judti usque ad sanguinem Zachari», lilii Ba- « rachùe, quem occidistis mter templum et altarti. » Au lieu de Zacharie, (ils de Barachie, TËTaiigile primiiir portait fils de Joiada, ainsi que saint Jérôme dit expressément l'avoir lu dans l'klvangile des Nazaréens ; ce qui était, en eflet, conforme au passage du deuxième livre des Pttfalipomènf»^ auquel il est fait allusion (chap. xxiv, vers. 22). Cette erreur vint de ce que, ainsi que Josèphe le rapporte , un Zactiarie, fils de Baruch ou Baracliias, ayant été assassiné dans le temple , lom de Sii guerre des Juifs, le rétlacleur «le TÉvaugile de saint liattliieu confondit les deux individus.
teuse rautbenticité des douze derniers versets, en contradiction formelle avec le dernier chapitre de saint Matthieu. Toutes les traditions de TÉglise sur saint Marc sont fort peu authentiques.
On sait aujourd'hui à quoi s'en tenir sur le prétendu manuscrit authographe de saint Marc, écrit en latin, et conservée Venise. Nous en parlerons ailleurs.