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DE QUELQUES APPRÉCIATIONS LITTÉRAIRES

• En 1708, unsimple particulier, Titon du Tillet, conçut ridée d'élever un monument à la gloire de Louis XÏV et Aes grands écrivains qui avaient illustré son règne. Il chargea de l'exécution en petit de ce monument, connu

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sous le* nom de Parnasse français, un élève de Girardon, Louis Garnier; celui-ci consacra dix années à faire un modèle en bronze, qui, légué au roi par Titon, est aujourd'hui dans Tune des salles de la Bibliothèque royale. La Description en a été publiée, 1752, in-folio avec figures, et on y a ajouté successivement plusieurs suppléments.

Au commencement du volume se trouve une gravure représentant le Parnasse, et au bas de l^iquelle on lit le texte suivant, qui pourra donner une idée du monument :

« Ce Parnasse, exécuté en bronze, est isolé. Xous les différents aspects en sont riches et agréables. 1^ Louis le Grand y représente Apollon ; 2* madame de la Suze à la gauche de ce groupe, ensuite madame Deshoulières et mademoiselle de Scudéry, les trois Grâces du Parnasse; 5" Pierre Corneille est debout sur le devant, et suivent par la droite Molière, Racine, Racan, Lully portant le médaillon de Quinault, son poëter Segrais, la Fontaine, Despréaux et Chapelle : ils y tiennent la place des neuf Muses; 4** la nymphe de la Seine y tient lieu de la fontaine de Castalie ou du fleuve Permesse; 5* plusieurs médaillons de poètes et de musiciens y sont portés par des génies ou suspendus à des lauriers et à des palmiers ; 6* les noms de plus de 160 poètes ou musiciens y sont gravés sur six rouleaux. — 11 y a encore des places sur ce monument, destinées pour ceux qui vivent, après qu'ils auront fini glorieusement leur carrière et rendu leurs noms célèbres par des ouvrages de poésie ou de musique. >

Il n'y avait d'abord que quatorze figures principales et vingt-deux plus petites avec plusieurs médaillons, un cheval, Pégase, et quelques petiU animaux symboliques, le tout entreiiièlé de lauriers, de palmiers, de myrtes, etc.

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On y ajouta eusuite successivement les noms' et les figur de plusieurs personnages» dont le choix, n'ayant paspai suffisamment justifié, attira à Titon plusieurs épigrak mes. Nous avons déjà cité celle de Voltaire (voy. p.5i

.Trente ans environ auparavant, madame deThiangi sœur de madame de Montespan, avait eu une idée q offre quelque analogie avec celle de Titon. En 1675, e donna au duc du Maine (fils de madame de Mentespan de Louis XIV), âgé de cinq ans, une chambre toute dor grande comme une table, dit la Mon noyé dans le Mer giana, comparaison qui ne donne pas une idée bi nette de ses dimensions. « Au-dessus de la porte, ajov t-ii, il y avait en grosses lettres > Chambre du suhlm Au dedans un lit et un balustre, avec un grand fautei dans lequel était assis M. le duc du Maine, fait en ci fort ressemblant. Auprès de lui M. de la Rochefc cauld, auquel il donnait des vers pour les examin Autour du fauteuil M. de Marillac et M. Bossuet, al évêque de Condom. A l'autre bout de l'alcôve, madu! de Thianges et madame de la Fayette lisaient des v< ensemble. Au dehors du balustre Despréaux, avec u fourche, empêchait sept ou huit méchants poètes d'à procher. Racine était auprès de Despréaux, et un^ p plus loin la Fontaine, auquel il faisait signe d'avanc< Toutes ces figures étaient de cire en petit, et chacun ceux qu'elles représentaient avait donné la sienne. »

Les Anglais n'ont point de Parnasse, mais un de let journaux a publié, en 1817, une appréciation numéi que du mérite de leurs poètes les plus célèbres. Nous reproduisons d'après les Annales encyclopédiques, 181 t. VI, p. 90.

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