HAYDN
Haydn.
Éditions :
Copie :
«Ie Symphonie (1).
PARTITIONS
{La Reine de France.)
Le Duc, Choron, Richault (Paris), Bote et Bock (Berlin) Collection de la bibliothèque du Conservatoire (Paris).
PARTIES D'ORCHESTRE
Éditions : Sieber, Imbault (Paris), Simrock (Bonn).
Dans les éditions anciennes (2), X adagio de l'introduction de la symphonie La Reine est indiqué par un c barré (h , le mouvement suivant par un vivace cantdbile; dans les éditions nouvelles (3), Y adagio est marqué par un c non barré C> et le mouvement qui suit par un simple vivace.
(1) Numéro d'ordre de l'édition Sieber.
(2) Le Duc (partition), Imbanlf, Simrock (parties séparées).
(3) Richault. — Bote et Bock (partitions);
Le thème principal du premier, morceau est présenté sous deux physionomies différentes.
Les éditions françaises (partitions et parties d'orchestre) donnent le motif avec des liaisons aux parties chantantes , ce qui produit un contraste frappant entre la mélodie et l'accompagnement qui détache les temps de chaque mesure. Cette opposition de caractère, observée rigoureusement, pendant tout le morceau , dans chacune des parties où le dessin mélodique est reproduit, paraît avoir été l'intention formelle de l'auteur.
Vivace cantabite.
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La phrase chante, et Ton conçoit parfaitement la signification du cantabile uni au mouvement principal.
Cependant, on trouve dans les parties d'orchestre publiées par Simrock le motif surmonté de points à l'extrémité de chaque période (aux deux dernières notes), de telle sorte qu'il se confond avec le détaché des basses.
Vivaoe.
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La phrase ne chante plus; mais le cantabile, qui, dans la précédente indication, caractérise le mouvement est alors supprimé. Rien n'est plus logique.
Ce texte faussé, comparativement à celui des partitions, a
néanmoins prévalu. Il a même été adopté depuis quelques années par la Société des concerts.
Au reste, le caractère du cantabile a, paraît-il, été méconnu dès l'origine. Il existe un arrangement de la symphonie La Reine pour le piano forte avec accompagnement de violon , flûte et basse, ad libitum, par Lachnith, et publié par Sieber père, qui peut donner une idée de l'opposition que Ton a, même à cette époque, manifestée pour le legato du motif. Ce travestissement est des plus curieux. C'est une exigence d'instrument qui l'emporte sur l'intention du maître. L'épinette a détrôné l'orchestre. Voici cette transformation :
On ne pouvait, certes, aller plus loin !
Les partitions publiées en Allemagne sont, il faut le reconnaître, mieux gravées que celles qui ont été éditées à Paris ; mais nous devons dire aussi qu'elles ont été revues et considérablement augmentées. Celle de La Reine, par parenthèse, éditée par Bote et Bock, n'est rien moins qu'une énormité en fait d'exagération : c'est un amas de signes indicatifs inconnus du temps d'Haydn, de nuances modernes dont l'une, entre autres, employée avec profusion dans la romance, peut être justement comparée à celle de l'accordéon -=: =-. On ne compte pas moins de 78 nuances ajoutées, sans parler des redites.
La partition de l'édition Richault est plus modeste sous ce rapport; le nombre des nuances ajoutées ne s'élève qu'à 58.
La romance est enjolivée (édition Bote et Bock) d'une foule de détails enveloppant confusément thème, variations,
solo, tutti. Le dessin de l'accompagnement de second violon, ainsi que celui de violoncelle, à la seconde reprise du motif, est interrompu (édition Richault), à la dernière mesure, probablement à cause des deux unissons et des deux octaves qu'il produit.
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1er Viol.
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1er O'.
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Cependant ce passage est analogue à celui des seconds violons de la deuxième reprise de la variation suivante, où nulle interruption ne détruit le rhythme continu de la partie d'accompagnement.
La variation de flûte est écrite, tantôt avec des notes d'agrément, tantôt avec de fausses abréviations dont les signes différents entre eux présentent ridée du compositeur sous divers aspects, mais sans reproduire exactement sa pensée.
Partiesd'orchestrr.
Éditions : -# Sieber, Imbault. r Simrock.
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(1) Partition (Le Duc), parties d'orchestre (Imbault).
(2) Partition (Richault), parîies d'orchestre (Simrock).
Partition.
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Partition.
Édition :
Bote et Bock.
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Enfin, ce serait à n'en pas finir, si Ton voulait relever toutes les erreurs, toutes les fautes qui fourmillent dans ces éditions... de luxe, de grand luxe même, mais aussi de grande irrégularité (I).
En présence de tant d'inexactitndes qu'on ne saurait supporter plus longtemps, comment est-il possible d'obtenir une rectification certaine? Par l'analyse! Nous l'avons dit. C'est le moyen que nous emploierons pour cette étude.
Le c doit-il, oui ou non, être barré ; en d'autres termes, Y adagio de l'introduction est-il un deux temps ou un quatre temps? Telle est la première question.
(1) Et ce sont ces éditions qu'unjury a déclarées hors ligne à l'exposition internationale de 1867, au point de vue de la beauté et de la correction (voir la Musique, les Musiciens, par Oscar Comettant)!
Le mouvement adagio a été, comme on sait, appliqué par Haydn, aussi bien à la mesure à deux qu'à la mesure à quatre temps. Le caractère distinctif de la mesure est déterminé par le nombre des temps forts et des temps faibles qu'elle contient. Ainsi le c non barré, dont chaque temps peut se subdiviser, est une mesure à quatre temps larges ; mais lorsque les deuxième et quatrième temps sont une division naturelle des premier et troisième, la mesure est alors à deux temps, c'està-dire c barré (h . Pour distinguer une mesure à quatre temps
d'une mesure à deux, il suffit de reconnaître s'il y a quatre ou deux temps seulement susceptibles de division.
Or ici le doute n'est pas permis : Y adagio est bien un deux
temps, un c barré (h, car la subdivision des premier et troisième temps est indiquée d'une manière évidente; les quatre temps ne sauraient se subdiviser.
Adagio.