‹ Curiosités musicalesChapitre 37 sur 38 · GAMME ITALIENNE · texte numérisé non relu

GAMME ITALIENNE

« A la gauche de chaque degré on voyait une lettre qui indiquait la corde fixe appartenant à ce degré; h la droite, dans les cases, on trouvait les différents noms que cette même note devait porter en montant ou en descendant, par bécarre ou par bémol, selon le progrès ». J.-J. Rousseau.

Bécarre.

Naturel.

Bémol.

ee

la

mi

dd

sol

ré

la

ce

fa

ut

sol

bb

mi

bb

fa

aa

ré

la

mi

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sol

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sol

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sol

mi

fa

ré

la

mi

ut

sol

ré

fa

ut

la

mi

sol

ré

fa mi

ut

ré

ut

Nous ne pouvons donc envisager la réalisation de Forkel,

(1) Adjonction du gamma grec aux lettres romaines pour la représentation du son le plus grave de l'échelle générale.

comme étant l'expression vraie de la pensée de l'auteur. L'altération du fa, la note grave de la mélodie correspondant à la lettre F dans la gamme italienne, ne peut s'admettre» Ce fa dièse est évidemment une note toute moderne, constituant, aujourd'hui , la tonalité actuelle. C'est la note sensible, laquelle n'était point connue alors. De plus, cette altération donne lieu à deux demi-tons répartis dans une simple étendue de quarte. Cette disposition de la gamme est celle de la tonalité moderne, qui ne peut s'admettre ici, car la note sensible, cette vraie mère de la tonalité moderne, n'avait pas encore vu le jour.

Maintenant ce qui nous frappe étrangement dans la réalisation adoptée jusqu'ici, c'est que ce canon traité à deux voix et à l'unisson pour deux enfants de chœur, est, de fait, réalisable à trois parties également à l'unisson. Il ne s'agit pour cela que de surmonter la première blanche du thème du même signe qui se trouve au-dessus de la troisième ronde, et d'adjoindre un troisième enfant de chœur pour l'exécution, ce qui porte le nombre des parties à cinq. Ce signe pourrait d'ailleurs avoir été conçu, mais omis dès l'origine. Ou ne seraitce pas plutôt, de notre part, un complément, une partie nouvelle ajoutée à une réalisation ancienne, incomplète? Nous laissons cette question à résoudre.

De toute manière, nous croyons avoir exprimé ici l'expression vraie du texte original de Josquin, dans la réalisation que nous donnons, à notre tour, de ce canon célèbre. Il ne peut donc être cité comme exemple « pour le mode mineur », ni « appartenir à la tonalité moderne » ainsi que l'avancent certains auteurs

Ce canon est un canon ouvert. Il ne finit pas. Le point

d'orgue placé, dans la partie mélodique, sur la dernière note supérieure avant la fin, est probablement un point d'arrêt marqué pour terminer, du moins à l'exécution, ce canon perpétuel.

Ed. Josquin-Desiirez.

Réalisation.

LUDOVIC! REGIS FRANCLE JOCOSA CANTIO S VOCUM.

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