‹ CuvierChapitre 12 sur 57 · LES · texte numérisé non relu

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mais qu’il a une moelle épinière, un canal composé de vertèbres, cinq sens, etc., comme vertébré: Je connaïtrai donc tout l'ensemble de son hi organisation par sa seule place; et ce qui me reStera à en dire se réduira nécessairement à quelques mots, à l'indication de ses caractères propres Ou spécifiques.

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Or, comme le nombre des êtres connus est

immense, et que, tout immense qu’il est, il ne

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. peut manquer de s’accroître beaucoup encore,

on sent tout l'avantage de pouvoir substituer ainsi … quelques mots à une description complète; de m'avoir à dire de chaque espèce que ce qui lui est propre ; de pouvoir suppléer, par sa seule place, … àtout ce qu'elle a de commun avec tout le reste - du règne; mais on sent aussi que, pour que la … méthode offre cet avantage, il faut, et que tous

112 ZOULOGIE + PEN Qi 4 ee. Ris ses groupes soient rigoureusement subordonnés entre eux, et que chacun d'eux ne comprenne . que des êtres de même structure.

Des groupes bien faits permettent seuls des

propositions générales. Sans propositions générales, 1l n’y a pas de méthode ; sans méthode, il n'y à pas de brièveté, mérite suprême de toute

science où le nombre des faits est immense, comme dans toute branche de l’histoire desêtres de la nature. pe # Un genre, une famille, un ordre, mal faits, s'opposent à toute proposition générale relative à ce genre, à cette famille, à cet ordre. Aïnsi, en plaçant la serène et l’anguille dans le même genre, Gmelin avait rendu impossible de dire rien de général sur ce genre; en plaçant la sezche et le polype d'eau douce dans le même ordre, il avait rendu impossible de dire rien de général sur cet ordre; et en plaçant les mollusques, les vers, les zoophytes dans la même classe, Linnæus avait rendu toute proposition générale, relative à cette

classe, impossible, etc.

* Des groupes bien faits permettent donc de dire, 4 en une seule fois, pour toutes les espèces qu'ils 22008 ce quil aurait fallu, sans cela, ré-

péter autant de fois qu'il y aurait eu d'espèces

. demeurées éparses et détachées. Mais, au milieu

… “de tous ces groupes, et sous le point de vue qui m'occupe ici, les genres ont une importance qui ER leur est propre. C’est qu’étant le premier rappro- É. PT, des espèces, tout le reste de l’échafau- …dage est, pour ainsi dire, fondé sur eux; et qu'il. suffirait d un genre mal fait pour rompre l'unité bd: une famille , d'un ordre, d'une classe entière.

Le D'ailleurs, étant plus près des espèces, plus ils n’en rapprocheront que de conformes entre elles, moins il restera à dire pour chacune d'elles; et

Gest ici que se voient bien et tout l'inconvénient de ces grands genres, où, naguère encore, on entassait tant d'espèces si disparates, et tout l'a

. vantage de couper ces genres par des sous-genr'es :

artifice heureux qui prévient la confusion, en rapprochant d'une manière plus étroite les espèces qui ont entre elles des ressemblances plus particulières ou plus intimes.

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Aussi, grâce à cet art de ne former ses ge

que d'espèces à organisations parfaitement conformes ; grâce à cet autre art de couper les genres"

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tous les degrés de ressemblance; grâce à cet M

art, enfin, de procéder par des généralités gra-

duées, de régler le développement de chaque proposition sur son importance, de ne jamais |

répéter pour une espèce ce que l'on.peut dira

pour tout un sous-genre, ni pour un genre Ce que. l'on peut dire pour tout un ordre, etc., l’auteur est-il parvenu à resserrer dans un court espace une matière qui, sans tous ces moyens d'abréviation, aurait pu remplir bien des volumes.

Mais tout ce travail des genres, des sous-genres, etc., que l’on vient de voir, suppose un autre travail non moins considérable, je veux dire l'établissement positif des espèces : dernier point sur lequel le règne animal n'offrait pas moins de confusion que sur tous les autres.

Il ne suffisait donc pas d’avoir refait où créé presque toutes les divisions de ce règne ; "al fal-

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