IMPOSSIBILITÉ DE CERTAINES COMBINAI
SONS ORGANIQUES. — NÉCESSITÉ DE CERTAINES INTERRUPTIONS DANS L'É- CHELLE DES ÊTRES.
. Geux qui veulent une échelle continue des êtres supposent toutes Les combinaisons organiques POSsibles.
« Toutes les combinaisons, dit Bonnet, quiont « pu s’exécuter avec les mêmes particules de la matière, ont été exécutées etont produit autant d'espèces différentes. D’autres particules, Jointes à celles-là, ont donné naissance à de nou-
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« velles combinaisons, et conséquemment à de
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nouvelles espèces. Par là tous les vides ont été
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remplis, toutes les places ont été occupées (1).» La limite des combinaisons ne dépend donc,
(1} Principes philosophiques sur la cause premiére et sur son effet, p. 221.
selon Bonnet, que du nombre des particules. Et la cause de son erreur est ici évidente. C’est qu'il M veut combiner les parties organiques d'après un
calcul abstrait.
Mais les combinaisons organiques ne sont pas libres ; tous les rapports y sont déterminés, nécessaires. Certaines parties s'appellent, d’autres s'excluent : tout ce qui est incompatible ou contradictoire s’exclut nécessairement.
Toutes les combinaisons, possibles pour l’es-
prit, ne le sont donc pas physiologiquement où
physiquement.
L'instinct qui pousse un animal à se nourrir de chair et de sang exclut un canal digestif d’herbivore ; un estomac simple, et fait pour digérer la chair, exclut des dents à couronne plate et faites pour broyer des substances végétales, ete.
Et si, d’une part, toutes les combinaisons ne sont pas possibles, il y à, d'autre part, des combinaisons obligées. Des dents d’une certaine es— pèce appellent nécessairement des intestins d'une certaine espèce ; des dents à couronne plate ap—
RE ee e EN SU SE PT. Le DIS LP
6 1 pellent nécessairement un estomac et des intestins d’herbivore ; un estomac et des intestins de carnivore appellent nécessairement des dents tranchantes, etc.
Je l’ai déjà dit, un estomac de carnivore appelle nécessairement un cerveau fait pour être le siège d’un certain instinct, de l’ensfenct qui porte l'animal à se nourrir de chair. Mais ce n’est pas tout : il faut, de plus, que ce cerveau ait un certain développement, car il faut à l'animal carnivore, et qui doit se rendre maître de l'herbivore, un certain degré d'intelligence dont l'animal herbivore peut, à la rigueur, se passer. Le cerveau d’un carnasstier, qui serait réduit aux proportions du cerveau d’un rongeur, serait un cerveau qui ne suflirait pas.
Il y a donc des combinaisons impossibles, et il y à des combinaisons nécessaires,
Par conséquent toutes les complications n’existent réellement pas, puisqu'il y a des combénaïsons impossibles, ni toutes les s:mplifications, puisqu'il y a des combinaisons nécessaires.
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Lions, des Liatus. | | A à
Encore une fois, vouloir qu'il n'y ait pas des interruptions, des kiatus, c'est vouloir que toutes M les combinaisons soient possibles. 1
Or, de cela seul que certains organes s'excluent, il y a des combinaisons impossibles ; et de cela | seul qu'il y à des combinaisons Hp il 4
a des Aiatus.