DES SCIENCES NATURELLES
Jamais spectacle plus beau ne sera sans doute donné aux hommes que celui d’un enseignement si haut. Jusqu'à M. Cuvier, l'esprit humain semblait avancer dans les sciences, si l’on peut ainsi dire, instinctivement; il a fait connaître à l’esprit humain les ressorts et les causes de ses progrés. Aussi peut-on lui appliquer ces belles paroles qu'il appliquait lui-même à Bacon : Z/ instruisait le monde en theorte.
Il l'a aussi instruit en pratique, comme Galilée ; car 1] à consacré sa vie entière à recueillir des faits, et à faire sortir de ces faits les méthodes et les théories les plus élevées.
Guidé par la justesse incomparable de son esprit, c’est toujours aux faits qu’il demandait la raison des théories, et à l'observation, la raison des faits. |
Il disait que : « chaque fait a une place déter- « minée, et qui ne peut être remplie que par lui
« seul. »
I disait encore : « On doit considérer l'édifice « des sciences comme celui de la nature : tout y « est infini, mais tout y est nécessaire, »