‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 101 sur 265 · FIXITÉ · texte numérisé non relu

FIXITÉ

ferait pas une espèce, non plus qu^un milliard d'êtres semblables qui dureraient aussi toujours; Tespëce est dono un mot abstrait et général, dont la chose n'existe qu'en considérant la nature dans la succession des temps, et dans la destruction constante et le renouvellement tout aussi constant des êtres'..»

L'espèce, comme il le dit encore, n'est qu'une suite d'individus.

a II n'existe, dit-il, que des individus et des suites d'individus, c'est-à-dire des espèces'*. »

L'espèce est donc une succession, une suite : comme je le disais tout à l'heure, l'espèce est une reproduction continue, et puisque Yespèce n'est qu'uue reproduction, Vespèce est nécessairement fixe et constante.

Concluons donc, et concluons avec BuiTon luimême, lorsqu'il voit bien : que la nature a imprime sur chaque espèce ses cau*actèr§s inaltérables' ; D que « chaque espèce a un droit égal à la création * ; » que les espèces, même les plus voisines, a sont séparées par un intervalle que la nature ne peut franchir^ ; » et que a chaque es-

l.'Tome IV, iK^ge384.

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