‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 100 sur 265 · Tome 11, page · texte numérisé non relu

Tome 11, page

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individus qui produisent ensemble des individus qui peuvent en produire d*autres, sont de la même espèce, a A commencer par Tbomme, qui est Tétre le plus noble de la création, Tespèce en est unique, dit très bien Buffon, puisque les hommes de toutes tes races, de tous les climats, de toutes les couleurs, peuvent se mêler et produire ensemble, et qu'en môme temps Ton ne peut pas dire qu'aucun animal appartienne à Tbomme, ni de près ni de loin, par une parenté naturelle', n A câté du cheval est r&ne : Tespèce du cheval et celle de T&ne peuvent se mêler et produire ensemble ; à côté du chien est le loup : Tespëce du chien et celle du loup peuvent se mêler et produire ensemble, etc., etc. Mais les individus produits par le mélange du cheval et de T&ne, les individus produits par le mélange du chien et di| loup, etc., etc.^ sont des piulets, c'est-à-dire des individus stériles , ou du mpins d'une fécondité très bornée^. Il y a donc ici fécondité , mais non

1 . Tome IX, page 9. « Goinm* oeui (les chieo») qiii diO^reol le plus les ans des autres à tous égards, ne laissent pas de pnH dulre des individus qui peuvent ^ perpétuer en produisant eux-mêmes d'autres individus, il est évident que tous les ehlam, quelque différents, quelque variés qu'ils soient, ne font qu'une seule et même espèce. » (Tome V, page 192).

3. Le mulet du cheval et de Tine evt stérile dès la première, ou. au plus tard, dès la seconde génération; le muUt da ehlen et du loup est stéi'iic dèd la seconde ou la troisième gènératioo.

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fécondité continue, et par conséquent il n*y a pas unité de Tespèce.

Vunité, la réalité de Tespèce sont donc dans le fait de le^ fécondité continue.

Il . — Raison de II fixité des espèeei.

La fécondité continue qui donne Vunité et la réaliié de l'espèce, en donne aussi la fixité, la constance. L'espèce n'est qu'une reproduction continue : produire n'est que se reproduire, et, s'il en est ainsi, comment l'espèce pourrait-elle n'être pas constante? Comment l'individu, qui se reproduit, se reproduirait-il différent de luimême?

Dans cette question de \d. fixité des espèces, demeurée jusqu'à présent si confuse, je cherche le fait. Dans les choses de fait, c'est le fait qui donne la loi : « Newton a cru, dit très bien Buffon, qu'il valait beaucoup mieux établir les lois par les phénomènes mêmes \ n Je cherche donc le fait, et le fait me prouve que Infécondité continue est toujours bornée à l'espèce. La fécondité continue, bornée à l'espèce, donne donc la raison, et la raison démontrée de Isifixité des espèces.

a Un être qui durerait toujours, dit Buffon, ne

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