‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 104 sur 265 · Tome 111, page 25 [SuppUments · texte numérisé non relu

Tome 111, page 25 [SuppUments

2. Le nombre des petits et celui des portées sont oomprts la même colonne.

LOIS DE LA PÉCONDITÉ. lOS

jours, OU presque toujours, en raison inverse de la taille ou de la grandeur.

Par exemple, Tôléphanl, le rhinocéros , Thippopotame, le chameau, le dromadaire, etc., ne donnent qu*un petil^ar portée ; le cheval, le zèbre, Tâne, le bœuf, etc., en donnent un, et quelquefoisdeux; lechamois, la chèvre, labrebis, etc. , en donnent de deux à trois ; et les petites espèces, le lapin, le Turet, le mulot, le cochon dinde , le surmulot , etc., en donnent de huit à dix, de dix & douze , et jusqu'à dix-neuf et vingt.

Ajoutez que ces petites espèces ont, en outre, plusieurs portées par année. Le surmulot, qui produit jusqu'à dix-neuf petits par portée , a trois portées par année. Le cochon d*Inde produit jusqu'à six fois par an, et jusqu'à dix ou douze petits par portée. Le dromadaire, le chameau, l^bœuf, le cheval, etc., au contraire , n'ont qu'une portée par année ; l'éléphant n'a qu'une portée tous les trois ou quatre ans.

Une seule espèce , dans la Table de Buiïon, se soustrait, ou du moins paraît se soustraire d*une manière marquée à la loi de la fécondité inverse de la grandeur, et cette espèce est celle du cochon. Étant de moyenne taille , le cochon ne devrait avoir qu'une fécondité moyenne, et cependant il produit deux fois par année , et jusqu'à quinze, jusqu'à vingt petits par portée. C'est presque au-

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tant que les espèces les plus petites. Huis c'est aussi que le cochon appartient a Vordre des animaux les plus gigantesques. Le cochon est beaucoup plus petit, par rapport à Téléphant, au rhinocéros, à Thippopotame, etc., que le surmulot ou le cochon d'Inde ne le sont par rapport aux rongeurs de la plus grande taille ; et peut-être, pour bien juger de la grandeur relative d*un animal, ne faut-il pas moins tenir compte de son ordre que de sa classe.

Ainsi donc, tout cela étant observé, plus l'animal est grand, plus, en général, la fécondité est petite. La première loi de la fécondité, posée par Buffbn, est donc celle de la fécondité inverse de la grandeur'.

La seconde est celle qui règle la proportion des sexes dans les naissances ; et, selon BuObn, cette seconde loi est la prédominance des miles sur les femelles.

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