DE LA FÉCONDITÉ
qu*il ea est de même de toutes les espèces d'animaux sur lesquelles on a pu faire cette observa* tion*.»
Il dit ailleurs : «c II natt plus de filles que de garçons dans les pays où les hommes ont un grand uombre de femmes « au lieu que dans tous ceux où il n'est pas permis d'en avoir plus d'une, le mâle conserve et réalise sa supériorité en produisant en effet plus de m&les que de femelles ^. »
Il dit enfin : a Le nombre des mâles, qui est déjà plus grand que celui des femelles dans les espèces pures, est encore bien plus grand dans les espèces mixtes^. )>
En rapprochant ces trois passages de BufTon, on voit qu'il avait reconnu d'abord la prédominance générale des mâles sur les femelles ; et qu'il avait reconnu ensuite que cette prédominance croissait sous l'influence, d'une part, delà monogamie, et, de l'autre, du mélange des espèces. Le résultat de ses expériences sur le croisement des espèces est curieux.
Il fit accoupler, dans l'année 1751^, deux boucs
MavagM, car la domeittciU accroît beaucoup la fécondité; et ceci a surtout Heu, ainsi qu'on le verra tout à Theure, pour les espèces du lapin, du cochon et du cochon d'Inde. .1. Tome 11, page 73.