‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 110 sur 265 · INTELLIGENCE · texte numérisé non relu

INTELLIGENCE

d'aucune chose matérielle; en sorte que ce moi« c'est-à-dire Tàme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps, et même qu'elle est plus aisée à connaître que lui, et qu'encore quMl ne fût point, elle ne lairrait pas d'être tout ce qu'elle est '. »

(c L'existence de notre &me, dit Buffon, nous est démontrée, ou plutôt nous ne faisons qu'un, cette existence et nous : être et penser sont pour nous la même chose ; cette vérité est intime et plus qu'intuitive ; elle est indépendante de nos sens, de notre imagination, de notre mémoire, et de toutes nos autres facultés relatives. L'existence de notre corps et des autres objets extérieurs est douteuse '. . . i»

Desoartes dit encore : « Je remarque ici, premièrement, qu'il y a une grande diSérence entre l'esprit et le corps, en ce que le corps, de sa nature, est toujours divisible, et que l'esprit est entièrement indivisible. Car, en effet, quand je le considère, c'est-à-dire quand je me considère moi-même, en tant que je suis seulement une chose qui pense, je ne puis distinguer en moi aucunes parties, mais je connais et conçois fort

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