‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 123 sur 265 · Tome IV. page · texte numérisé non relu

Tome IV. page

par rintelligence, autant au moins que la matière peut approcher de Fesprit '. p

Les philosophes de la fin du dernier siècle semblent avoir pris à tâche de défaire tout ce qu'avait si admirablement fait Descartes. L'homme, suivant Helvétius, n'a que deux facultés, et toutes dQnx physiques.

« Nous avons en nous, dit-il, deux facultés. L'une est la faculté de recevoir les impressions. . ; on la nomme sensibilité physique... L'autre est la faculté de conserver l'impression...; on l'appelle mémoire, . . ; et la mémoire n'est autre chose qu'une sensation continuée, mais affaiblie ^. d

A quoi tient donc, suivant Helvétius, la supériorité de l'homme sur les animaux ? à Yorgani-^ saiion extérieure, a Ces facultés, dit Helvétius, que je regarde comme les causes productrices de nos pensées, et qui nous sont communes avec les animaux , ne nous occasionneraient cependant qu'un très petit nombre d'idées, si elles n'étaient jointes en nous & une certaine organisation extérieure *. »

Helvétius ne voit que Y organisation extérieure; Cabanis ne voit que Yorganisaiion intérieure, c'est-à-dire que le cerveau. Oui, dans l'animal,

Page 1