Tome m, page 270, SupptémenU
2. Je dis en général, car ceUe remarque d& RufTon ne B*appUqne guère qu'ans quadrupèdes.
Dans Tordre des pachydermes, la tapir, le pécari, le tajassou, répondent à nos cochons, & nos sangliers, à notre tapir ' ; dans Tordre des chais. le couguar, le jaguar, Tocelot, répondent à nos lions, À nos tigres, à nos panthères, etc, ; nos ruminants sont représentés, dansleNouveau-Monde^ par le lama, par Talpaca, par la vigogne, etc. ; nos rongeurs, par le cabiai, le paca, Tagouti, le cochon d'Inde, etc. ; nos singes, par les singes qui lui sont propres ^ ; et nos fourmiliers, le pangolin et le phatagin ', par des fourmiliers qui ne sont qu*à lui, le tamanoir, le tamandua, etc., etc.
Cependant, le Nouveau-Monde a une nature vivante qui a*a point de nature parallèle dans Tan* cien monde, tes tatous* les paresseux, les sari-* gues^ n'appartiennent qu'au Nouveau-Monde, at n'ont point de représentants dans Tancien.
De ces trois genres d'animaux, le plus important à considérer sous le rapport qui m'occupe ea
f. Le U|^ 4e rindfl.
2. «CoiMielMitaitM»l«bêhPiita«etlMgiMiioMMMlra«vent que dans rancieB cooUneoti on ddK rcgwdet let ttip** Joug et les sagouins eomme leurs représentants dans le nou* ven«. • (Tome XIY» page 369).
a. • Les fMirflittlera, §ul tonl te anlmaiii très slnfaMefa, et dont il jr a trois ou quatre espèces dans le I<ouveau*llo«d«« pat-siseent aunl avoir leurs représentants dans l'ancien: le pangolin et le phatagin leur ressemblent par le caractère uoIfque de n*aToir point de dents, et d'être foreés, eomme eui, à tirer la langue et vivre de Tourmls, s (Tome XIY, page 171}.
DES ANtMADX SUR LR GLOBE. 147
ce moment, est oehii des sarigues ou des animaux à bourse de TAmérique. Pour trouver les représentants des sarigues, il faut quitter Tanoien monde proprement dit, e'est-à-dire TEurope, l'Afrique et TAsie, il faut passer jusqu'aux terres australes. Hais ici nous touchons à un fait aussi Monnant, peut-être, que celui que nous a offert rAmérique : nous touchons à une population animale toute nouvelle.
De même que TAmérique nous a donné lè couguar, le jaguar, le tapir, le oabiai, le lania, la vigogne, les paresseux, les tatous, les fourmiliers, les sarigues, les sapajous, etc., tous animaux inconnus à Tancien monde ; de même la Nouvelle- Hollande nous a donné les kanguroos, les phascolomes, les dasyures, les péramèles, lesphalangers volants, les ornithorinques, les ëchidnés, etc., tous animaux inconnus au nouveau comme à Tanoien monde.
Et remarques comment la progression s*est établie.
L'Amérique nous offrait déjà les sarigues, ani-^ maux & génération vivipare nouvelle; mais à côté de ces animaux à génération vivipare nouvelle, s*en trouvaient une foule d'autres à génération vivipare ordinaire. Les animaux à génération vivipare ordinaire dominaient encore dans TAmérique. Dans la Nouvelle-Hollande, c'est tout le con-
traire : à deux ou trois exceptions près, tous les animaux y ont la génération des sarigues. Tous les animaux de la Nouvelle-Hollande que je viens de nommer sont des animaux â bourse \
H. Cuvier a eu Theureuse idèede faire un groupe à part des animaux & bourse ^ ; et cela seul lui a découvert dans ce groupe une classe parallèle i celle des mammifères ordinaires : les sarigues, les dasyures, les përamëles, répondent aux insectivores, tels que les tenrecs et les taupes; les phalangers et les potoroos, aux hérissons et aux musaraignes ; les pbascolomes, aux rongeurs ^; et les omithoriaques, leséchidnés, aux édentés ordinaires.
Voilà donc trois populations animales bien prononcées : celle du midi de Tancien monde, celle du midi du nouveau, et celle de la Nouvelle-Hollande. Mais ces trois populations animales ne sont pas les seules.
Au point où en est la science, il est facile de distinguer aujourd'hui plusieurs centres de populations animales distinctes : celui de rAmérique du Midi, celui de TAmérique du Nord, celui de
1. Len ornithorinqaes et les échidnéi n'ont pas de poehe, mais ils ont les os marsupiaux^ ou le eanctère iotériear qui répond à la poche.