‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 14 sur 265 · SYMÉTRIE DES ORGANES VITAUX · texte numérisé non relu

SYMÉTRIE DES ORGANES VITAUX

Bichat, se réglant toujours d'après ce qu'il voit dans rhomme et dans les animaux voisins de rhomme, fait une loi générale de la nonrsymètrie des organes vitaux.

<( La plus essentielle des différences, dit-il, qui « distinguent les organes de la vie animale de « ceux de la vie organique, c*est la symétrie des « uns et rirrégularité des autres (2). r>

Bichat se trompe. La loi générale est la symétrie. A considérer l'ensemble des animaux (et depuis les travaux de M. Cuvier sur les animaux à sang blanc, c'est Tensemble des animaux qu'il faut considérer en physiologie), les organes de la vie

f) Voyez mes Étudeê tur U$ lois de la symétrie dane le règne animal (dans mes Mémoire» d*anatcmie et de phy Biologie comparent), 1. 1, p. I. Paris, 1844.

{'i) Voyez ses Reckerchet êur la vie et la mari, article second.

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organique ne sont pas moins soumis à la symétrie que ceux de la vie animale.

laQpouTnon est presque symétrique dans Thomme, dans plusieurs mammifères : le lama, le rhinocéros^ le marsouin ; il Test tout à fait dans tous le^ oiseaux^ dans la plupart des reptiles : les cAéloniens, la plupart des sauriens, tous les ba^ iraciens; les branchies sont symétriques dans tous les paissons^ dans les mollusques, dans les crustacés, dans les annélides, etc.; les trachées sont symétriques dans les insectes.

Au milieu de cette symétrie générale paraissent, il est vrai, quelques irrégularités remarquables.

Par exemple, les mollusques qui respirent l'air en nature, n'ont qu'une cayitë pulmonaire. Dans la classe des reptiles, quelques sauriens, et presque tous les ophidiens ou serpents^ ont un poumon très petit par rapport à l'autre ; et même, dans quelques ophidiens, le petit poumon disparaît tout i fiiit : il n*y a plus qu'un seul poumon dans ces animaux.

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Parmi les vrais serpents, les boas ont le petit poumon de moitié plus court que l'autre ; il est quatre fois plus court que l'autre dans les typhlops; il manque tout à fait dans les amphisbènes^ dans les rouleaux, etc. Dans le bipède Upidopode, le petit poumon est de moitié plus court que Tautre ; dans le bimane cannelé, le petit poumon n'est plus qu'en vestige, etc., etc.

Il y a deux cas de symétrie : dans un cas, l'organe est double ; il y a deux organes, et chaque organe est placé de chaque côté du corps ; dans l'autre cas, l'organe est simple ; il est placé sur la ligne médiane du corps, et se compose de deux moitiés semblables (I).

Toutes les fois, par exemple, que les th'rers

(1) C'est ce que Winslow a très bien va poar les os. « II « y a des 08, dit-il, qui seuls sont symétriques, c'est-A-dire « qui ont une certaine réciprocité de cMé et d*autre... Ces « os sont impairs et placés dans le milieu qui disUngne la « partie droite du corps de la partie gauche. Tous les autres « 08| pris séparément, n*ont point de symétrie ; mois chacun « d'eux, pris avec celui qui lui répond de l'autre côte, fait « une figure régulière : ces os sont pairs et placés à droite « et à gauche. » Exposifion anatomiqtu de la ttructurcdu corps humain.

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