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3. « Voilà, diUil, ce que J'aperçois ptr hi ?ut de l'eipril. »
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pane» la tartare, que j*ai nommée mongole diaprés son nom vulgaire, Tasiatique australe , Teuropéenne, la noire et raméricaine ^ » Ce peu de mots n*est pas même exact. Buffbn ne compte pas six races principales , il en compte quatre : la polaire bu lapone et Tasiatique australe ne sont que des variétés secondaires, des nuances déterminées, des MOîis-races.
H. Cuvier dit : a Buffon n*a pu parvenir à la détermination précise des races humaines,, comme Blumenbach et d*autres auteurs Tout fait depuis ^ ; » et ceci a quelque chose de vrai. La détermination des races humaines n'est pas aussi précise dans Buffon que dans Blumenbach* parce que Buffon n'a pas, comme Blumenbach, le secours de Tanatomie. Blumenbach voit mieux les traits opposés , les caractères précis , les races tranchées; Buffon voit mieux les modifications graduéesi les nuances suivies qui lient les races les unes aux autres ; il voit mwuxyuniié de Thomme.
Quatre races principales, simples variétés d'une espèce unique, se partagent le monde : la blanche, la noire, la jaune et la rouge ; ou« en d'autres termes, l'européenne, Téthiopique, la mongolique et
1. De r Unité du genre humain ei de ees variétés ( Irednctfon française), page 204.
2. Histoire des scieneu natunlks (eoun au eoll^ge de Fnnee), tome IV, page 173.
4(50 VARIÉTÉS DE l' ESPÈCE HUMAINE.
Taméricaine. « L'homme, dit Buffoo, blanc ea Europe, noir eu Afrique, jaune en Asie et rouge en Amérique, n'est que le même homme teint Se la couleur du climat K »
Voilà donc quatre races principales dans Tespèce humaine, comme il y a quatre parties principales du monde.
La race tariare^ occupe un espace immense. Elle s'étend de la Russie jusqu'à Tlnde. C'est proprement la race d'Asie. Les Tartares, ou plutôt les Mongols, les Kalkas, les Calmouques, les Chinois, les Mantdhoux, les Japonais, les Coréens, les peuples de Siam, deTonkin, duThibet. etc., etc., forment cette race. Tous ces peuples ont le haut du visage large, le nez court et gros, les yeux pe* tits et enfoncés, les joues élevées, la face plate, le teint olivâtre, les cheveux droits et noirs. On retrouve le sang tartare en Europe, dans les Lapons ; en Amérique, dans les Esquimaux, etc. a Les Lapons, les Samoïédes» les Borandiens, les Zembliens, et peut-être les Groënlandais et les Pygmées du nord de l'Amérique, sont, ditBuffon, des Tartares dégénérés autant qu'il est possible ; les Ostiaques sont des Tartares qui ont moins dégénéré; les Tonguses encore moins que les Ostiaques. etc., '.»