‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 151 sur 265 · ToM Ul · texte numérisé non relu

ToM Ul

468 VARIÉTÉS IIK LV.SPÉCK HtlMAINE.

donnent toutesdes individus féconds, et d'une fécondité continue ^ Le loup et le chien sont, au contraire, deux espèces distinctes, parce que, en s'unissant ensemble, ces deux espèces ne donnent que des individus stériles ^.

Toutes les races humaines ne font qa*une espèce, parce que, comme le dit Buffon, (c elles peuvent s'unir ensemble et propager en commun la grande et unique famille du genre humain '• »

f . La fécondité continue est le caractère alMola de Teipèee: en effet, le mélange de qaelqacB espèces très voisines est quelquefois fécond, mais il est toujours d'one/écoiufii^ bomi* : le mukt de l'ftne et du cheval est stérile dès la première ou dès U seconde génération : celui du chien et du loup l'est dès la seconde ou dès la troisième, etc., elc. Voyei cl-devant,ehaiiitrB V» page 104.

2. Un peu plus tftl on un peu plos tard, comme II Tient d*ètra dit dans la noie précédente.

3. Tome XIV, page 311. Buflbn dit ailleurs : « On ne pool pas dire que ces hommes, tels que ceux des tles Mariannes, ou ceux d'Otahiti et des autres pcUtes tles situées dans le milieu dea mers à de si grandes di^tances de toutes terres habitées, ne soieol néanmoins des hommes de notre espèce, puisqu'ils peuvent produire avec nous, et que les petites différences qu'on remarque dans leur nature ne sont que de légères Tariétés causéea par l'influence du climat et de la nourriture. » ( Tome V, page 189, Supplémenu), Il dit encore, en un antre endroit: «•...Comme l'espèce humaine nous est la mieux connue, vojons Jusqu'où s'étendent ces monvements de variaUon. Les liommes différent du blanc au noir par la couleur, du double au simple par la hauteur de la taille, la grosseur, la légèreté, la forée, ele., el du tout ou rien pour l'esprit ; mais cette dernière qualité, ii'ap-

UNITÉ DE l'homme. IG9

Il ne peut y avoir ici place pour Târbitraire. On a beau appeler espèces les simples variétés de Tes* pëce humaine. En changeant le nom, on ne change pas la chose. Ce qui caractérise Tespëce est un fait, ce qui caractérise la race est un autre fait ; ces deux faits sont essentiellement distincts, Vespèce et la race le sont donc aussi.

Rien ne sert plus à la clarté des idées que la précision des mots. Blumenbach écrit un livre pour prouver Tunité de Tespèce humaine, et il

pwtenant point à la matière, ne doU point 6tre ici eonsldérée ; les autres sont les variations ordinaires de la nature, qui Tiennent de l'influence du climat et de la nourriture ; mais eet diflSérenœs de couleur et de dimension dans la taille n'empêchent pas que le blanc et le nègre, le Lapon et le Patagon, le géant et le nain, ne produisent ensemble des individus qui peuvent eux-mêmes se reproduire, et que par conséquent ces hommes, si différents en apparence, ne soient tons d'une seule et même espèce, puisque eette reproduction oonstante est ce qui constitue l'espèce. » (Tome IV, page 387 }. ~« Si le nègre et le blanc ne pouvaient produire ensemble, si même leur production demeurait inféconde, si le mulâtre était un vrai mulet, il y aurait alors dent espèces bien distinctes : le nègre serait à rhomme ce que l'&ne est au cheval, ou plutôt si le blanc était homme, le nègre ne serait plus un liomme, ce serait nn animal à part comme le singe, et nous serions en droit de penser que le blanc et le nègre n'auraient point eu une origine rommune ; mais cette supposition même est démentie par le fait, et puisque tous les iiommes peuvent communiquer et produire ensemble, tous les hommes viennent de )a même souche, et sont de la même Tamille. » (Tome IV, page 388 ).

170 VARIÉTÉS M L'ESfÊCB RmiAINE.

rintitule : Dé rumii du genrt humain ' ; un genre a des espèces* une espôoe n^a que des TariétAs. Buffoo, écrivant sur le même objet, et se propo* sant le même but, dit exceUemment : VariHêÊ dan» tê$pèc0 humam$\

L'espèoe humaine est donc nne. liais , cette question résolue^ il s'en présente une autre : i ki question de funiti de f aspect succède la question de t unité cbt roost.

Nous Cûsons, disque jonr, des raees nouvelles d'animaux domestiques. Nous en faisons quand nous voulons'. Ce D*est pas tout: ces races, une fois faites, rien n*est plus difBctle que de lés empêcher, si je puis ainsi dire, de se défaire. II y a un art, et trte compliqué, qui n*a d'autre ol^t que de conserver les races.

Pour chacune de nos espèces domestiques, toutes les races viennent si bien d'une race, que, dans certaines conditions données, toutes reviennent A une.

Nos chiens, nos chevaux, redevenus libres

I. tkrVtÊliidu gmr^ kmimêH ei ée ie$ vorUMi. (TMhMttoa ftwfl^t. Paris. 1804).

S. IVraie III, page S7I.

S. « Comme le chien eet perpétnellemeiit soi» les yenx de l'homme, du Buftm, dès que, par un haaard aieei ordinaire à la nalnre, Il m lera trouvé, dam quelques tndlTfctoa, des tlngu» larlléi ou dei rariétét appinolei, oo suit tâdié de \m perpé*

uniTé OB l'hohmi. 171

Améri4iu«, soat revenus à une couleur uniforme, à un type unique. Le chien y a perdu son Aboie* ment; il y a repris ses oreilles droites. Le ooobon y est redevenu sanglier K

Toutes les races de nos animaux domestiques viennent dono d'une raœ» puisque toutes reviennent à une.

L'homme a, de même, une origine unrque, un seul type, une souche une.

Deux earaotéres principaux distinguent les races humaines entre elles : Tun , pris de la forme des têtes osseuses; Tautre, pris de la couleur de la peau .

Camper est le premier qui ait mis quelque soin à faire remarquer aux naturalistes les différences physiques qui se trouvent entre les têtes des hommes.

Camper avait un génie focile, quUl promenait partout, et qu'il ne fixait sur rien. En dessinant, à côté les unes des autres, des fêtes d'homme blanc, d'homme noir, d'orang-outang, etc., il vit qu*uoe ligne, menée du front à la m&choire. supérieure, et tombant sur les dents incisives, s'in«»

Uier en uDinant eiiMmlile ces individus Mnguliere,oomine on le fait encore aujourd'hui, lorsqu'on veut se procurer de nouf elles races de chiens et d'autres animaux. » (Topie V, page 194]. I . Vojrex ci-devant, chapitre IV, page 98.

172 VAUIÊTÉS DE l'espèce HtMAlKE.

clinait de plus en plus en arrière ' » & mesure qu^il passait de rhomme blanc à Thomme noir, et de rhomme noir A la brute.

II y a donc une sorte de progrès gradué , une sorte d*ëchelle qui, du moins pour un certain rapport donné ^, s*élève du quadrupède au singe, du singe à Thomme, de Thomme noir à Thomme blanc ; et c^était là sans doute la remarque d*un fait curieux. Mais combien n*a-t-on pas abusé de ce fait curieux ? Que de conséquences outrées nVt-on pas voulu en tirer'? Ne semblait-il pas que la ligne faciale devait tout donner, et qu'il serait désormais aussi facile de mesurer les det/reM

1. Ou oe qui revient au même, que l'angle formé par œUe ligne (qui est la ligne faciale) aven la ligne de la base du crine, devenait de plus en plut aigu. [Diêsenaiian sur les variéiéi naturelles qui caractérisent la phytionomie des hommes des il»vers climats, etc., page 37).

2. La ligne faciale de Camper, prise absolument, ne donne que les saillies relatives du front et de la mAcboire supérieure.

3. Camper s'est vu obligé de eombattre lui-même quelquesunes de ces conséquences les plus absurdes. « La singulière analogie qui existe, dll-U, entre la tête du singe et celle dn nègre a porté quelques philosophes à cette Idée extrême : a'U ne serait pas possible.... aux orangs-outangs de parvenir insensiblement par l'éducation à une extrême perfection, et de mériter, par la suite des temps, d'être placés au rang de Tespèee humaine. Ce n'est pas ici le moment de fUre voir l'absurdité d'une pareille assertion.... » { Ditseriation sur les vorOUs naturelles qui caractérisent la physionomie des iêommes^ etc., page 34 ).

UNITÉ DE l'homme. 173

de l'intelligence qae les degrés d*un angle f Les hommes veulent toujours juger les choses délicates par des moyens grossiers. Il a fallu Tesprit perçant de La Bruyère, il a fallu le génie profond de Molière, pour soulever un coin du voile qui ' couvre les mystères du cœur humain. L^apprenti le plus novice en phrénologie passe la main sur un cr&ne, et vous assure quMl a tout vu.

Loin d*étre un moyen qui donne tout, la ligne faciale de Camper ne donne pas même les caractères physiques qui distinguent les têtes osseuses des races humaines, ou, du moins, elle ne donne ces caractères que pour quelques races.

« La ligne faciale, dit Blumenbach, convient seulement pour les races que caractérise la direction des m&choires, et ne peut s'admettre quand la largeur de la face forme le caractère distinctif '. »

Ce qu*il ajoute peut être regardé comme Texpression d'une expérience consommée, a L'habitude et l'usage constant de ma collection de crânes me font connaître chaque jour davantage, dit-il, l'impossibilité d'assujettir les variétés des crânes à la règle d'un angle quelconque, la tête étant susceptible de tant de formes, et les parties qui la

1. De rtlniU du genre humain, eic, (traducUon française ]| page 31K

174 VARIÉTÉS DE l'eSPÈCE HUMAINE.

composent 9 et déterminent plus ou moins le caractère national, étant de proportions et de direotiens si différentes '. »

En tirant parti de tous les caractères que peut fournir la forme des tètes osseuses, Blumeobaoh établit cinq races humaines : la cauoasifuêon blan* che, la moi^o/tj^ ou jaune, VitMopiqu$ ou noire» Yaméricaine ou rouge, et la malaise,

La catuxut^ se distingue par la beauté de tovole fftte forme sa tite ^; la mongolique, par ses pommettes saillantes, son visage plat; YèiAiopi'^ que, par sa tète étroite, son nés écrasé : les deux autres, Yaméricaine et lamoiiitie, ont des oaraotëres moins précis^.

Une tête plus ou moins ovale, des pommettes plus ou moins saillantes, un nés plus ou moins écrasé, etc., voilà donc les différences extrêmes que présentent les races humaines. Je dis avirémes, et je le dis & dessein ; q|h.ce que je compare ici, ce sont les races les plus opposées, les raoss

1. Df rUniU du çcitre ikumatii, otfi. (tradacUon françiaM), page 313.

S. Voyei M. CoTtor, ttègm «iliiMri, tome I. page 80. 3. « Les Américains n'oni pas de earactèra à la feii prieli eA

oonsUDt qui puisse en Iklre une race parUculièrab » (Gatiar, ffèyitt Mnimal, tome I, page 84). « Les Malais pearenUila èlra nettoment distingués de leurs voisins des deux cAlés, les Indoiu eaiicasiques «t les Chinois mongollques? » ( Cuvier, Bègm aw- * mai, page 84 ).

UNITÉ DE L^HOHMB. 175

les plus diverses. Et vous n*oabIieres pas qu'entre ces races opposées , diverses , il y a une foule de variétés, de nuances intermédiaires, qui les joignent, qui les unissent les unes aux autres : aussi Bluœenbach n'bésite4-il pas à conclure que a les variétés innombrables qui composent le genre bumain se confondent insensiblement les unes dans les autres*.»

Quelques différences, plus ou moins marquées, dans la forme des têtes, ne sont assurément pas des barrières que les races ne puissent francbir. Le lévrier et le dogue ont une tête très différente ^ et sont de la même espèce. Le cheval et Tàne ont une tête tout à fait semblable '« et sont de deux espèces distinctes. Dans un cas, la différence des

1. IhCVnUidu genre humain, etc., (traducUon rrsnçal»e], paire 2^1. C*est auml le sentiment de Caïuper. t Gomme lea différenles contres du globe Uennetit, dlMI, lei uMt aaft au* Irei, on n'aperçoit, on général, entre let divera peuples, <in*«iie différence graduelle, et qui ne devient remarquable qu'à da trèa grandea dlklaneei. • ( DUsermion sut ht variatioM nth tureUes qui earacUriaent ta phffHonomie des hommes, etc., page 16}.

2. • Les différmces apparentes d*uB màUn et d'un barliet, d'un lévrier et d'un doguin, sont plus fortes que celles d'aueunea espèces sauvages d'un même genre naturel. » (Cu\ier, Discours sur Us révolutions de la surjace du globe ).

3. « J'ai comparé avec soin lea squelettes de plusieurs varl^ tés de cbeTaox, ceux de mulet, d'âne, da sèbre et de oouagga, sans pouvoir leur trouver de caractère assez fixe pour que j'osasse hasarder de prononcer sur aucune de ces espèces dV

476 VARIÉTÉS DE l'BSPÈCE HUMAINE.

tètes n'empêche pas Tunité d'espèce ; dans Tautre, la différence d'espèce n'empêche pas la ressemblance des têtes.

De quelques différences, plus ou moins marquées, que j'observe dans les têtes des hommes, je ne puis, évidemment, conclure l'origine propre, c'est-à-dire la distinction primitive, l'indépendance absolue des races humaines.

Ceux qui veulent une origine propre pour les races humaines, ne la veulent probablement pas pour toutes. A ceux qui la veulent pour trois, je demande pourquoi pas pour quatre? à ceux qui la veulent pour quatre, je demande pourquoi pas pour cinq? H. Cuvier admet trois races principales; Camper' en admet quatre; Blumenbach, cinq. Où sera la limite? Après les races viennent les sous-races. Faudra-t-il aussi des origines propres pour les sous-races?

Plus j'étudie ces grandes questions, plus tout semble me confirmer ce grand fait, savoir.

près an os isolé ; la UiUe mfime ne fournit qae des moyens incomplets de distinction, les ctieTaax et les ânes TarianI beaucoup à cet égard, à cause de leur état de domesticité. » (Cu?ier, Becherehes sur les ossemenu fossiles, 1835, tome 11, page 11}). 1 • « L'on partage assez communément les peuples de ia même manière qu'on divise les grandes parties de la terre, c'est^^ dire en Européens, Africains, Asiatiques et Américains.» (Camper, Dissertation sur les variations naturelles qui earaeêé' visent la physionomie des homnuSt etc., page 16).

UNITÉ DE L.*HONME. 177

que Tespëce seule à une origine primitive et propre.

Le second caractère qui distingue les races humaines est celui de la couleur de la peau.

On ne peut voir, pour la première fois, un homme noir ou un homme rouge sans éprouver un étonnement profond. « Qui eût osé croire, s'écrie Pline, à Texistence des Ethiopiens avant de les avoir vus * ? »

« Lorsque les Portugais, dit Raynal, ayant dépassé le Niger, trouvèrent des hommes absolument noirs, avec des cheveux crépus, un nez écrasé, des lèvres épaisses, et très différents de tout ce quMls avaient jusqu*alors aperçu, cette vue leur parut une confirmation des erreurs antiques..., et ils doutèrent d'abord s'ils ne devaient pas rétrograder ^. d

L'ingénieux historien de Colomb, M. Washington Irving, énumérant les objets nouveaux, rapportés par Colomb d'un nouveau monde, les animaux inconnus, les plantes rares, l'or du pays en poudre, en masses brutes, etc., fait remarquer que rien ne parut plus étonnant que les Indiens, c< les-

1. « QaiB enlm ^thiopas, anteqasm oerneret, credidit? » (Liber. Vil, caput i).

2. Histoire philosophique et politique des éiablisseiHenls et du commerce des Européens dans les deux Indes^ édition de 1820, tome I, page 44.

178 VARIRTÉI iNE L'eSTÈOS «VllAiNC.

quels, dit41» étoieni rotyet d'un yif eiinèpuis«bl8 intérêt, car, ajoute-t-il, il n'y a pen de plusoarieux pour l'bomme que les variétés do sa propre espèce \ii

Do grands anatomistes » Malpighi, Albinos, Ruyscb, Meckel, ont cherché dans quelle partio de la peau réside la couleur noire des nègres. Rien n'est plus célèbre, en anatomiet que la réseau muqueux de Halpighi^ Vollaire en a parlé.

« La maladie des systèmes, dil-il, peulelle troubler Tesprit au point de faire dire qu'unSuédoisei un Nubien sont de la même espèce, lorsqu'on a sous les yeux le reitculum mucoêum des nègres, qui est abolument noir, et qui est la cause évidente de leur noirceur inhérente et spécifique ' ? »

Après Malpighi, après Ruysch, après Albiaus, après Heckel, j'ai cherché aussi quel pouvait être le siège de la couleur noire des nègres» J'ai trouvé, dans la peau du nègre et dans celle de rAméri** cain, entre le derme et le second épiderme ^« une

1. BUtoire dt Cknmpkê CoImi». lome I, pif* S41 (iMda»tion françâige).

2. J*ai rail Toir que ce prètenda réteau ii*wl poiot on réieau, oomme l'avait cm Malpighi, mali une lame, une eouche oonUnae, (Vojei mon Analomie généraU de la petm, ele., 1S4S).

S. Des tingutaritét de la nature, chapitre xxxti.

4. J'ai fait voir qu'il y a toiMoundeui épidennoi. Afial moi, 00 Q*eQ ooonaiMait qu*un, (Vojfes mon Amêomiê ffàtérak de te peau, etc., 1843).

tmiTÉ DE L'uoimis. I7D

eottobe de matière aècrètée, ooire daDs le nègre, rouge ou plutôt couleur de cuivre dans TAmèriceîn. Cette oouche de matière sécrétée, cette oottche de matière pigmeniale, siège de la cou-» leur des races humaines colorées, ne se trouve point dans Thomme de race blanche. Voilà donc, dirM*oa aussitôt, une différence trandièe, une différence profonde» entre Tbomme de race btenche et Thomme de race colorée. Non, il n'y a point de différence int>fonde.

Cette même oouctie pigmmtah, que j*ava}S trouvée dans Thomme de race noire et dans rhomme de race rouge, je Tai retrouvée dans le Kabyle» dans TArabe, dans le Vaure, qui certai* nement ne viennent ni des Américains ni des Nègres, qui certainement sont des hommes de race blanche.

Il y a plus : j'ai retrouvé jusque dans Thomme de race blanche un germe de la caud^pigmeniale. Le mamelon de llionune blanc est coloré, et il doit sa couleur à une eoucA$ pigmeniale, toute semblable à la couche pigmentale de TAméricain et du Nègre.

La différence de couleur des hommes, vue superficiellement, semblait les éloigner les uns des autres. Cette même différence de couleur, mieux étudiée, devient une preuve nouvelle de leur unité première ; car elle fait voir comment, du

Page 1