‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 159 sur 265 · Totne I, page · texte numérisé non relu

Totne I, page

S. Tome 1, page 77.

8. Obaervadoni iur la ftmnûtion des montagnes et Us change' ments arrivés au globe, 1777. Pnllas va peut-être un peu trop loin. BalTon avait vo ploBieun parties des Alpes; Il remarque même quelque part (ce qu*i1 oublie bientôt, à la vérité), que Hà vieilles roehes ne contiennent point de coquilles. « On ne trouve Jamais, dit-Il, de coquilles, ni dans le roc vif ou pt-anit, ni dans le grès; au moins Je n'y en ai Jamais vu... • (Tome I, page 277).

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toutes les montagnes ; au lieu que, par des observations plus récentes, il parait qu'il n'y a pas de coquilles sur les plus hauts sommets..., d'où il résulte que la mer n'a peut-être pas surmonté ces hauts sommets '... ï>

Mais y si Buffon s'était trompé en admettant beaucoup trop vite qu'on trouvait des coquilles sur les sommets des plus hautes montagnes, du moins ne se trompa-t-il pas sur la véritable nature, et de ces coquilles, et de tous les débris organisés que renferme le sein du globe. Il a môme ici une gloire particulière. Malgré les ouvrages de Burnet, de Whiston, de Woodward, etc. , malgré l'autorité du grand Leibnitz, les vieilles erreurs subsistaient encore. Voltaire lui-même se plaisait & les protéger ; il ne voyait dans Ws pierres JigU'' rées que des jeux delà nature^. U prétendait que « c'étaient les pèlerins qui, dans le temps des croisades, avaient rapporté de Syrie les coquilles

1. Tome V, page 321 [Supplémenu)» Les maUèret qui posent ces hauts sommets ont été sous U mer : mais eUes n*^ talent pas alors à l'état de kauu «oaimett. La théorie du wO vemeni des montagnes nous a donné, snr toutes ees eboses. des idées plus Justes. Nous Terrons cette théorie dans le cb^iitre suivant sur les Époqutê de ta ftuficre.

2. « Ces pierres figurées sont fort communes; on les appelle... zoamorpkUeSt quand le Jeu de la nature leur a Iropriné la reMeuiblance imparfaite de quelques animaui... > De* Smtm* lariiés (U la naiMre,

qae nous trouvons dans le sein de la terre en France *• i»

« Comment se peut-il, s*écrie BuQbn à cette occasion» que des personnes éclairées» et qui se piquent même de philosophie , aient encore des idées aussi fausses sur ce sujet ^ ? x> — « Il ne faut pas croire» syoute-t-il» comme se Timaginent tous les gens qui veulent raisonner sur cela sans avoir rien vu» qu'on ne trouve ces coquilles que par hasard ; qu'elles sont dispersées çà et là, ou tout au plus par petits tas» comme des coquilles d'huttres jetées à la porte ; c'est par montagnes qu'on les trouve» c'est par bancs de cent et de deux cents lieues de longueur'... >»

Voilà comment s'exprime Buffon dans un moment d'humeur ; mais » dans les Époques de la nature^ lorsqu'il est calme» quel autre langage !

a On a pu trouver » dit-il » comme je le trouve moi-même » que je n'ai pas traité M. de Voltaire assez sérieusement; j'avoue que j'aurais mieux fait de laisser tomber cette opinion que de la relever par une plaisanterie » d'autant que ce n'est pas mon ton » et que c'est peut-être la seule qui

1. Leure italienne^ cllée par Buffon. Voyei anasi les Siugula' rUi$ de la nature,

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