Tome I, page
2. «... On doit cesser d'être éfonné de trouver pnrloutdes produclîoDi marines, et une compoeition, dans i'inttTicur, qui
Il faut remarquer et suivre ta marche des idées de BufTon : BufTon ne voit dans sa Théorie que la terre ouvrage des eaux ; il ne voit dans son Sys* tème que la terre ouvrage du feu : dans ses Époques Je la nature, il voit tout à la fois la terre ouvrage des eaux et la terre ouvrage du feu, et c*est là seulement que ses grandes idées se lient et se complètent. Pour avoir Tensemble des idées de Bufibn sur Thistoire du globe, il faut donc examiner successivement sa Théorie, son Système et ses Époques de la nature.
Examinons ici les trois faits principaux sur lesquels il fonde sa Théorie.
I. ~~ Premier Jait, Que Ton trouve partout det eequIUee et d'antres prodocUons marines.
Selon Buffon , on trouve des coquilles partout « et dans Tintérieur de^ la terre , et dans les lieux les plus éloignés de la mer, etjusque sur les sommets des plus hautes montagnes.
a Je vois, dit-il, quedansTintérieurde la terre, sur la cime des monts, et dans les lieux les plus éloignés de la mer, on trouve des coquilles, des
ne peut être que Pouvrage des eaux. » (Tome 1, page 106). «... Les couches des différentes matières qui composent la terre étâot posées parallèlement et de niveau, il est clair que eella posiUon est l'ouvrage des mui... • (Tome 1» page 79).
squelettes de poissons de mer, des plantes marines... ' D -^ ce II parait certain, dit-il encore, que la terre, actuellement sèche et habitée, a été autrefois sous les eaux de la mer, et que ces eaux étaient supérieures aux sommets des plus hautes montagnes, puisqu*on trouve sur ces montagnes et jusque sur leurs sommets des productions marines et des coquilles ^.. m
A Tèpoque où Buiïbn écrivait ces lignes, on n*avait encore que quelques faits; et ces faits mêmes n*avaient pas encore leurs limites.
Buflbn n'avait pas assez vu par lui-même. Pallas lui reproche « de n'avoir jugé des montagnes en général que par celles de la France '. »
EtBuffon, dans ses- Époques de la nature, convient lui-même qu'il s'était trompé. « J'étais alors persuadé, dit- il, par l'autorité de Woodward et de quelques autres naturalistes, que Ton avait trouvé des coquilles au-dessus des sommets de