‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 165 sur 265 · Oktervatiofu sur lafanmation des wMtuagneM, etc · texte numérisé non relu

Oktervatiofu sur lafanmation des wMtuagneM, etc

198 THÉORIE DE LA TBime,

de terre le pied et les croupes des montagnes; et les courants ont ereus6 des sillons, des yallons doBt tous les anglee se correspondent.... * »

On le v#ît assec 3 lorsque MDten Aorivak sa Thè(»rie de ta terré, il n'avaifl q«e des IMs \tk^ complets, il ne voyait qu^uoe époque à^ la nature, il ne connaissait de la terre que la partie q«i a des couches horizontales et des productions marines : il ne connaissait que la terre qui est VowDtage de$ eaux.

Ce n'est donoqu*i cette terre, ouvrage de» eaux, que sa ihéarie se rapporte.

IV. — Manière doal Buffon eiplique, par la seule acUon des eias,

tout l'état actuel du globe.

La théorie de BufTon, c'est-à-dire la manière dont il explique, par la seule action des eaux, tout rétat actuel du globe, n'est, au fond, que la théorie connue de nos jours sous le nom de Théorie des causes lentes,

Buffon ne veut que des causes ordinaires, des opérations constaotes, des e^ets qui arrivent tous les jours *,

1. Tome y, page S1 1 {Supptémenu). La loi de II eorrétpeiH danee des amyiet n'a lien en effet, comme le dft Id Bulfin. que dani les Tallées, que pour les eolHnes, ei que peur le pied dei hautes moutagnes.

}, EipreislORt de Boflbn. Voyei dmeviot, page ISe.

Or, ces causes ordinaires, ces opérations constantes, ces effeti qui arrivent tous les jours, ce sont le Qux et le reflux de la mer, les vents, les courants de la mer, les eaux du ciel, les fleuves, les rivières, les torrents, etc. , etc.

« Ce sont, dit Buffon, les eaux rassemblées dans la vaste étendue des mers qui, par le mouvement continuel du flux et du reflux, ont produit les montagnes, les vallées et les autres inégalités de la terre ; ce sont les courants de la mer qui ont creusé les vallons et élevé les collines en leur donnant des directions correspondantes ; ce sont ces mêmes eaux de la mer qui, en transportant les terres, les ont disposées les unes sur les autres par lits horizontaux ; et ce sont les eaux du ciel qui, peu à peu, détruisent Touvrage de la mer, qui rabaissent continuellement la hauteur des montagnes , qui comblent les vallées, les bouches des fleuves et les golfes , et qui , ramenant tout au niveau , rendront un jour cette terre à la mer, qui s'en emparera successivement, en laissant à découvert de nouveaux continents entrecoupés de vallons et de montagnes, et tout semblables à ceux que nous habitons aujourd'hui ^ »

Buffon explique donc, par des effets de tous les jours , par des causes ordinaires , actuelles ,

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