‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 166 sur 265 · Tome I, page U · texte numérisé non relu

Tome I, page U

tous les changements survenus dans le globe depuis le commencement des choses. La théorie de Buffon est Texplication du globe par les cau^e^ actuelles.

Or, ce qu'il importe surtout de remarquer ici « c*est que cette théorie de Buffon» cette théorie des causer actuelles, des causes lentes, est précisément rinverse de celle de M. Cuvier ^

(c C'est en vain, dit M. Cuvier, que Ton cherche, dans leâ forces qui agissent maintenante la surface de la terre, des causes sufBsantes pour produire les révolutions et les catastrophes dont son enveloppe nous montre les traces... ^ ^ ; le fil des opérations est rompu» la marche de la nature est changée, et aucun des agents qu'elle emploie aujourd'hui ne lui aurait suffi pour produire ses anciens ouvrages'. »

1. M. Cuvier eiamlno, Tune après Vautre, toutes les caïue* aetuellei : les pluies et les dégels, qui dégradent les montagnes escarpées, et en jettent les débris à leurs pieds; les eaux courantes, qui entratnenl ees débris, et vont les déposer dans Ira lieux où elles ralentissent leur cours; la mer, qui sape le pied des cAtes élevées pour y former des falaises, et qui r^ette sur les cAtes basses des monUeules de sable, etc., etc. {Discourt tw leê rivolutioru de la surface du globe) ; et 11 prouve que on causes ne sauraient amener des effets pareils à coox qui ont prcH duit les anciennes révolutions du giotie. ^, Ditcours sur les révolutions de la surface du globe» 3. Dûeours «ur les révolutions de ta surface du globe. Avant M. Cu\ier, Oelue et d'uutrcs avaient d^Jà combattu la tliéorie

Les théories de Buffon et de M. Cuvier sont donc opposées : Tun croit pouvoir expliquer tous les phénomènes passés par les causes actuelles» Tautre veut des forces particulières pour des phénomènes éteints ; Tun établit la chaîne des faits» l'autre la rompt; Tun ne voit que des forces affaiblies, Tautre voit des forces perdues ; mais, pour bien juger les idées de Buffon, il ne faut pas s'en tenir à sa Théorie; il faut, comme je Tai déjà dit, examiner son Système, il faut examiner ses Époques de la nature, et c'est ce que je vais faire dans les deux chapitres qui suivent.

dci eames aetaellei , des ciomss ienu$, « La oonstracllon et la compoeiUon de nos eonUnenU sont telles, qae nous sommes conduits à chercher quand et comment la me^ s*en e*t retl* rét; mais nous n'j trooTons aucune trace de cause Umu„, » (DeloCp Lettres pkffsiques et wsoraUssur C histoire de ta terre et âe Vhomme, etc., tome II, page 267).

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