‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 184 sur 265 · Tome V, page 585 {Supplimenta · texte numérisé non relu

Tome V, page 585 {Supplimenta

3. « Comparons les effets de la consolidation da globe de la terre en fusion à ce qne nons voyons arriver & ane masse de verre ou de métal fondu, lorsqu'elle commence K se refroidir : il se forme, à la surface de ces niasses, des trous, des ondes, des aspérités lesquelles peuvent nous représenter ici les premières inégalités qui se sont trouvées sur la surface de la terre;... nous aurons dès lors une idée du grand nombre de montagnes... » (Tome V, page 71, Si»tipUmenU),

i$6 ÉFOOOES DE LA MATOItt.

rnécaniame, enfin trouvé, de la formatioo 4es montagnes'.

Il suit, d'ailleurs, du mécanisme supposé par BoffiDn, d'abord, que toutes les montagnes sont oonteroporaines de la oonsolidation du globe ^, et, ensuite , qu^elles sont toutes contemporaines les unes des autres ; et rien de cela n'est ooafonM aux faits.

Les beanx travaux de M. Élie de BeamiionI BOUS ont appris , d'abord , que la formation des montagnes est fort postérieure i la oonsolidatioH du globe; et, en second lieu, que, parmi les montagnes , les unes sont fort postérieures aux autres.

Btifibn s'est donc trompé sur le mécanisme de la formation des montagnes et sur Tépoqne où elles <Mit paru : s'est^il trompé de même sur la cause qui les a produites T On peut croire que

1. La théorie du ioulèvement des montagnes est, comme J« Tai déjà dit page 192, une Inroièi-e toute oouveUe, et qui a manqué à Buffon. Cette théorie noue esplique comment ta omt a couvert toute la terre ; comment elle avait même dépoté des ftrratftf de Mttunt, des oouchea, lonque les rnootagoca oal été souUvéeê ; comment, en ae êouUvant, lei nontagnet ont re* dreeié les couches horizontales, ouvro^^ des taux ; eomminit lei vieilles roehea ofii percé ces ooachei et formé les Aems m»» mets, etc., etc.

3. «... Elles sont aurai anciennes que le temps de la lidation do globe. » (Tome V. page iô^ Sapptfeifww),

^OOtlBS M LA MATOBB. SS7

oon, et que oelte oause est en effet le Teo, la cbftleur intérieure de la terre, ce feu, cette chaleur* queBuffOD asu voir oomme un faiiriel,ffMral\ et dont il a tiré, le premier, toute une théorie Bonyelle du globe.

« L*aotion yoloaniqae, dans le seuB propre de ee mot, ne saurait être, dit M. Élie de Beaumont« la cause première des grands phénomènes qui nous occupent ; mais les éruptions Tolcaniques parais sent afoir elles-mêmes des rapports avec la haute température que présentent encore aujourd'hui les parties intérieures du globe, et les analogies qui, au premier aperçu, nous feraient chercher dans Taction volcanique proprement dite la cause des révolutions de la surface du globe, doivent nous conduire finalement à chercher cette même cause dans le phénomène beaucoup plus large de la haute température intérieure de la terre ^. »

U. — Eapèees perdues.

L'idée des espèces perdues, la plus belle idée du siècle en histoire naturelle, est dansBuffon : et

1. «... II nons sofflt... qa'on reooniuiNe eetto chalcar Inl^ rievre é% la terra MHDiiie un lUt réel et ciénérai , duquel . eonme dee entres Ikits gAnérmx de le neture, on doit déduire les efffU perUcoliers. » (Tome V, psge 11, Sup^Umemu).

2, hechtnku tar qiulqMtê-umt 4u révoluiiotu et ia êurjace

Baflbn Ta eue dès le temps où il écriYait sa Théorie de la terre.

c II peut se faire« disait-il alors, qu*il y ait eu de certains animaux dont l'espèce a péri : cesco* quillages ^ pourraient être du nombre; les os fossiles extraordinaires qu*on trouve en Sibérie, au Canada, en Irlande et dans planeurs autres endroits, semblent confirmer cette conjecture, car jusqu'ici on ne connaît pas d'animal à qui on puisse attribuer ces os qui, pour la plupart, sont d*une grandeur et d'une grosseur démesurées ^ »

« Tout semble démontrer, ditril, dans ses Épo^ ques de la nature, qu'il y a eu des espèces perdues, c'est- A-dire des animaux qui ont autrefois existé, et qui n'existent plus'... i»

m. — Grands ossementi fonilM du Nord.

Si l'idée des espèces perdues est la plus grande idée de l'histoire naturelle, le fait des ossements fossiles trouvés dans le Nord en est le plus grand

eu globCf etc. (dans le Manuel géologique de M. de Lebèelie, page 664}.

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