‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 185 sur 265 · Tome 1, page · texte numérisé non relu

Tome 1, page

8. Tome V, page 27 (SuppUmenaff» « Ces énormes dents, dont la face qui broie est composée de grosses pointes moasart, ont appsrlemi h nne espèce détruite aujourd'hui sur la terre, comme les grandes volutes appelées corneê ifÀmmom loot ac-

fait, car c'est ce fait qui a prouvé cette idée '. Pen* dant un demi-siècle, le problème des ossemeuts fossiles du Nord a été le problème de tous les hommes quiontpenséenhistoire naturelle. Gmelin Tavaiit légué à Buffon ; Buffon le légua à Camper, à Pallas, A Blumenbach ; M. Cuvier Ta résolu, et c'est I& sa gloire immortelle.

Buffon supposaitque les terres du Nord, plus tôt refroidies, et par conséquent plus tôt habitables, avaient été le premier séjour des grands animaux terrestres. Ensuite, ces terres s étaient de plus en plus refroidies, et, à mesure qu'elles avaient perdu leur température, elles avaient aussi perdu leur population : les grands animaux terrestres avaient passé du Nord au Midi ^.

Pallas imaginait une grande irruption des eaux

taellement détruites dans la mer. • (Tome V, page 21, Suppléa menu). Les énormes dents dont parle Id Buffon sont celles du WÊOêUHiûnie, espèce en effet perdue.

1. «C'est par les os des quadrupèdes que nous apprenons, d*une manière assurée, le (Ût important des irruptions répétées de la mer, dont les coquilles et les autres produits marins A eux seuls ne nous auraient pas Instruits... • Cuvier, Discoun iur ies rivoiutUmt de Ut twrface du globe*

2. « Nous ne pouvons douter qu'après avoir occupé les parties septentrionales de la Russie et de la Sibérie,... où ion a trouvé leurs dépouilles en grande quantité, lis n'aient ensuite gagné les terres moins septentrionales...; en sorte qu'à mesure que les terres du Nord se refroidissaient, ces animaui chercliaient des terres plus chaudes... » (Tome V, page 172, Supplé" menu).

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qui, venaes du sud-est, avaient tianspoilA et enfoui dans le Nord les animaux du Midi.

M. Cufier prouva que tous les uimaux fossiles sont des animaux dont Tespàoe n^existe pb».

Les animaux fossiles ne sont dono pas Tenus de rinde, oomme le veut Pallas, puisque les animaux fossiles sont tous diSKrents des animaux de Tlnde.

Les animaux actuels du Midi ne ▼iennent donc pas des animaux fossiles du Nord, comme te veut Buffon, puisque les animaux qui vivent aujourd'hui dans le Midi sont tous diSftrents de oeux qui ont vécu jadis dans le Nord.

BulSTon n'avait pas su distinguer les èlépbaiiii fossiles des éléphants vivants. « Les défooses, les dents m&chelières, les omoplates, les fémurs et les autres ossements trouvés daus les terres du Nord, sont certainement, dit-il, des os d'éléphant ; nous les avons comparés aux différentes parties respectives du squelette entier de Téléphaal, et Ton ne peut douter de leur identité d'espèce ^ »

H. Cuvier est le premier qui ait distingué les éléphants vivants des éléphants fossiles. C'est même par cette distinction qu'il a commenoé cette suite de découvertes et cette science de merveilles qui nous ont rendu toutes les populations aati-» ques du globe.

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