‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 192 sur 265 · Yoyes ci-Uevant, page · texte numérisé non relu

Yoyes ci-Uevant, page

258 CARACT6RB fROFIIE M MJrrON,

fallu ^ Ce réservoir, oe grand abîme, avait déjà servi & Bumet ^ ; il servit plus tard & Whiston '• Leibnitz imagine de grandes cavernes» éoni les voûtes» en s*aflaissant, ouvrirent auieaux un vaste refuge ^ ; et ces cavernes de Leibnitz ont été la re»* source de presque tous les géologues jusqu*à nos Jours. Les moyens qu'emploie Buffon sont beaucoup plus simples.

D'une part, la mer f ait sans cesse des montagnes dans son fond. D'autre part» les eaux de la pluie» les fleuves, défont sans cesse les montagnes de la terre.

« Ne sait*on pas» dit Buffon» que les montagnes s'abaissent continuellement par les pluies qui ea détachent les terres et les entraînent dans les vallées ? Ne sait-on pas que les ruisseaux roulent les terres des plaines et des montagnes dans les fleuves» qui portent» i leur tour» cette terre su-

1. Buflbn : expoftiUoa du système de Woodward, tome I» pane 186.

2. « ... Dans un insUnt tonte la tnrre s'écroula el tnaUm fÊt monceaux dans rattirae d'eau qu'elie eunteuatt... • SuIIbd : exposition du système de Buruet, tome 1, page 182.

3. « ... Cette eau forme une couche coneentrl^e,... de soHu que le grand abîme est ooraponé de deui orbes oonrefitri«|«fli, dont le plus Intérieur est un fluide pesant, et le supérieur est de l'eau.» BufFon, tome I, page 173.

4. « Potuit euim iaquAB superfluum) par eaoot adttoi, tam primum dlruptos, recipi cavernis immanibus, el in gtoM lato* riora pénétrera,,, s Proioyœut pago il» édiUun dg XUê.

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perflue dans la mer? Ainsi, peu & peu le fond des mers se remplit, la surface des continents s*abaisse et se met de niveau, et il ne faut que du temps pour que la mer prenne successivement la place de la terre'. »

« Personne, ne peut nier, dit-il encore, que, sur une côte contre laquelle la mer agit avec violence dans les temps qu'elle est agitée par le flux, ces efforts réitérés ne produisent quelque changement, et que les eaux n*emportent à chaque fois

une petite portion de la terre de la côte Ces

particules de pierre ou de terre sont transportées par les eaux jusqu*à une certaine distance et dans certains endroits où le mouvement de Feau, se trouvant ralenti, abandonne ces particules & leur propre pesanteur, et alors elles se précipitent au fond de Teau en forme de sédiment, et là elles forment une première couche^, etcr, etc.» On conçoit aisément tout le reste : cette couche est bientôt couverte et sarmontéed^une autre, puisd*uneautre encore, et peu ipeti^parsuccesiion de temps, comme dît BoSbn, il se forme une montagne dans la mer.

Voilà donc les montagnes formées dans la mer; mais comment en sortiront-elles? « Comment, disait Voltaire, la mer, qui ne s*éléve qu*à la hau-

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