‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 211 sur 265 · Tome IV, page 3C5 {SuppUmtnu · texte numérisé non relu

Tome IV, page 3C5 {SuppUmtnu

264 PHILOSOPHIE CÉNÉHALE

tage, qui ne lui permet pas d'anéantir les espèces, mais la laisse moissonner les individus et les détruire avec le temps pour se montrer elle-même indépendante de la mort et dn temps, pour exercer à chaque instant sa puissance toujours active, manifester sa plénitude par sa fécondité, et faire de Tunivers, en reproduisant, en renouvelant les êtres , un thé&tre toujours rempli , un spectacle toujours nouveau * . »

Quel magnifique tableau ! mais suivons les idées. La mort ne détruit donc que Tindividu, que la forme : au fond, la mort n*atteint pas la vie , car la vie est dans les molécules organiques', et, par la supposition même, les molécules organiques sont indestructibles.

Je dis ;7ar la supposition : et, en effet, tout, ici. n'est-il pas supposition et fiction? Les molécules organiques sont une supposition; la nature est une fiction.

Je conçois très bien que la nature , être idéal , ne puisse ni créer ni détruire ; mais Dieu, être réel, ne peut-il pas créer et détruire ? Dieu a créé, il conserve ; et par le seul fait qu'il conserve» il crée encore.

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