‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 226 sur 265 · Séances dee 4coks normales, elc, tomis I, pig · texte numérisé non relu

Séances dee 4coks normales, elc, tomis I, pig

4. Nouveaux mélangée, extraiu des manuscriês dâ Necker, tome 11, page 29t.

Au moment où parurent les premiers volumes du grand ouvrage de Buffon , Réaumur tenait le sceptre de Thistoire naturelle. Réaumur excellait par le don d'observer, comme Bufibn par la force de la pensée. Ces deux hommes célèbres, parcourant la même carrière, se traitèrent bientôt en rivaux. Et, ce qui est curieux, c'est la nature des reproches qu'ils se font l'un à l'autre. Réaumur reproche à Btiffon de trop raisonner^ et Buffon reproche à Réaumur de trop observer : a On ad* mire toujours d'autant plus, lui dit-il, qu'on observe davantage et qu'on raisonne moins *. d

On a beaucoup écrit sur Buffon. Voici une opinion de Montesquieu, que je ne cite que parce qu'elle est de Montesquieu. « M. de Buffon vient de publier trois volumes qui seront suivis de douze autres : les trois premiers contiennent des idées générales... M. de Buffon a, parmi les savants de ce pays-ci, un très grand nombre d'ennemis ; et la voix prépondérante des savants emportera, à ce que je crois, la balance pour bien du temps : pour moi, qui y trouve de belles choses^, j'attendrai avec tranquillité et modestie la décision des savants étrangers; je n'ai pourtant vu personne à qui je n'aie entendu dire qu il y avait beaucoup d'utilité à le lire ^. »

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