‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 225 sur 265 · Éloge historique de Daubenton · texte numérisé non relu

Éloge historique de Daubenton

miëres idées; cent fois un de ces mots que cet ami savait si bien placer Tarréta dans sa marche précipitée'.»

On peut croire toutefois que Daubenton , du moins pour certaines choses, allait trop loin. H ne pardonne pas à BufTon les expressions métaphoriques les plus simples ; il le blâme d'avoir présenté le lion comme le roi des animaux, a Le lion n*est pas le roi des animaux, s'écrie-t-il; il n'y a point de roi dans la nature''. » — « L'éloquent auteur dont il s'agit, dit-il encore..., fait le chat inQdéle, faux, pervers, voleur, souple et flatteur comme les fripons. Voilà une grande opposition à la noblesse et à la magnanimité du lion, et aussi de bons moyens pour faire briller les charmes du style '. »

Daubenton est ici trop naturaliste. Lorsque Buffon appelle le lion ro?, ou le chat fripon^ personne assurément ne s'y trompe ; le fait reste le fait, et Buffbn y ajoute le trait qui nous intéresse. c( Les animaux , dit madame Necker, semblaient être les plus éloignés de nous. . • , et l'art de Buflbn a été de les en rapprocher sans cesse ^. »

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