‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 25 sur 265 · L'HISTOIRE DES SCIENCES NATURELLES · texte numérisé non relu

L'HISTOIRE DES SCIENCES NATURELLES

Je ne dirai qu'un mot de ces Leçons^ partie peut-être la plus brillante de renseignement de M. Cuvier.

Ces Leçons ont offert la plus belle étude qui ait jamais été faite de la marche de Tesprit humain dans les sciences. On ne sait que trop que le grand professeur est mort sans avoir eu le temps de les réunir en un corps d'ouvrage.

'0 lînc partie de ces Leçont^ faites au Collège de France, a été r€cuciUie et publiée par M. Magdeleine de Saint-Agy.

Ce qui caractérise partout M. Cuvier, c'est l'esprit vaste. Il avait le génie de la grande érudition, comme celui des découvertes sublimes.

Dans ses Leçons, il suivait Thistoire des sciences naturelles depuis leur première origine jusqu'à rétat brillant où nous les voyons aujourd'hui.

Il divisait leur histoire en trois grandes époques.

La première est celle de TOrient : c'est l'époque religieuse ou mystique ; la seconde est celle de la Grèce : c'est l'époque philosapAiqMe ; la troisième est l'époque moderne : M. Cuvier la nommait l'époque de lai division du travail.

Arrivé à cette troisième époque, qui est l'époque vraiment scientiflque de l'histoire des hommes, il suivait la marche particulière de chacune des branches de l'histoire naturelle : de Tanatomie, de la zoologie, de la botanique, de la minéralogie, de la chimie; marquant, pour chacune, la chaîne des efforts qui l'ont conduite, de ses premières erreurs à ses premières vérités, des hypothèses aux faits, des systèmes à la méthode expérimentale.

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Jamais speotacle plus beau ne sera sans doute dona6 aux hommes que celui d'un enseignement si haut. Jusqu'à M. Cuvier, Fesprit humain semblait avancer dans les sciences, si Ton peut ainsi dire, instinctivement; il a fait connaître àTesprit humain les ressorts et les causes de ses progrès. Aussi peut-on lui appliquer ces belles paroles qu'il appliquait lui-même à Bacon : // instruisait le monde en théorie.

Il Ta aussi instruit en pratique, comme Galilée; car il a consacré sa vie entière à recueillir des faits, et à faire sortir de ces faits les méthodes et les théories les plus élevées.

Guidé par la justesse incomparable de son esprit, c'est toujours aux faits qu'il demandait la raison des théories, et à l'observation, la raison des faits.

n disait que : a chaque fait a une place déter- <c mihée, et qui ne peut être remplie que par lui a seul. )>

Il disait encore : a On doit considérer l'édifice « des sciences comme celui de la nature : tout v a est infini, mais tout y est nécessaire, »

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