‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 24 sur 265 · PHILOSOPHIQUE · texte numérisé non relu

PHILOSOPHIQUE

« causes finales. Comme rien ne peut exister, « s'il ne réunit les conditions qui rendent son exi&- « tence possible, les différentes parties de chaque « être doivent être coordonnées de manière à ren- « dre possible Tôtre total, non seulement en luia même, mais dans ses rapports avec ceux qui « Tentourent (i). i>

C'est au moyen de la loi des conditions d'existence^ de la loi des corrélations organiques^ que, comme je l'ai déjà dit tant de fois, H. Cuvier a rétabli toutes les espèces perdues.

II y a un emploi niais des causes Jinales . Mais, à ne parler ici que de l'emploi sensé, on se trompe démarche. On veut aller des cat/^^^/na/é»*

(!) 11 dit ailleurs : « Il ne sufllt pas que les parties de cija- « que élre soient entre elles dans ceUe liarmonie, condition « nécessaire de lexistence; il faul encore que les ôires eux- « Oléines soient entre eux dans une harmonie semblable pour « le mainUen de l'ordre du monde. Les espèces sont mu- « tuellement nécessaires, les unes comme proie, les autres « comme destructeur et modérateur de propagation. On ne « peut pas se représenter raisonnablement un état do choses « où il y aurait des mouches sans hirondelles, el réclpro^- « quemeol. •

50i HISTOIRK NATURELLE PHILOSOPHIQUE.

aux faits ; il faut aller des faits aux causes finales (i).

Plus je pénètre dans Tëtude de la nature, plus je trouve partout la preuve d'un dessein suivi : ce dessein suivi est la preuve des cattses finales^ c'est-à-dire des causes qui se rappellent aux fins, c'est-à-dire de la main suprême qui a établi ces fins et ces causes.

Et remarquez bien que je ne conclus pas ledessein suivi Aes causes Jinales; je conclus, au contraire, làs.causes finales du dessein suivi.

(1) Voyez ce que J*al dit des Caute^ finalei dans mon His foire de« travaux et des idées de Buffon, chap. XIII, pag. 356.

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