‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 251 sur 265 · LETTRE XIX · texte numérisé non relu

LETTRE XIX

C'est avec joie, mon très cher abbé, que nous apprenons votre nouvelle dignité; j'aime cette bonne et si belle princesse, et j'ai regret de n'avoir pas eu occasion de lui faire ma cour. Vous ferez très bien de l'accompa^er

A L*ABBÉ BBXON. 3!S5

dBiis 800 voyage et de Tenir voua rabaU^ ^ Moutbar, après avoir fait un tour danii vos grandes montagnes. Ce projet me fait grand plaisir, et nous en eauserons plus d'une fois qnaud je serai de retour k Faris.

Je n'ai pu, depuis mon arrivée, m-occuper d'autre cboie que de mes affaires économiques; j'ai seulement corrigé le lexle des épreuves que j'ai l'honneur de vous envqyeroi-jointes; je n'ai pas lu les notes que je renvoie k vos bons soins. \ous trouverez dans ce même paquet le reste de la copie de mon travail sur les pierres. Vous me ferez plaisir de faire un paquet des quatre cahiers de la copie du fer« et de le remettre à M. Lucas pour qu'il ait Tattention de ^ faire contre-signer lui-même et sans passer par les mains d'un autre commissionnaire. Je ver rai avec salisfetclion les observations que vous avez ju gées nécessaires. Je n'ai encore reçu aucune épreuve des matières volcaniques; il m'est seulement arrivé l'épreuve de la dernière feuille de la table des matières du premier volume des minéraux, et j'ai eu l'honneur de vous la renvoyer il a y huit ou dix jours.

Faites agréer à vos dames mes très humbles compliments et ceux du chevalier de Buffon; il a pris, comme moi, la plus grande part à la distinction flatteuse qui ne peut en effet manquer de vous faire beaucoup d'honneur en Lorraine et partout. Continuez k nous donner de vos nouvelles, et ne doutes pas de mon tendre et très sincère attachement.

Montbar, ce 4 décembre 478S.

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