‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 263 sur 265 · LETTRE XII · texte numérisé non relu

LETTRE XII

A MADAME NEGKER.

(lettre écrite PàK BCFPOH DÉITX JOURS AVANT SA MORT.)

(Il Ta dictée à son fils après s'être fait lire Ilotrodaction du livre de M. Nedier sar les Opinloos religieuses. Il n'a rien écrit ni rien lu depuis ce moment-là. )

Mon père me dicte , madame/ ce qu'il voudrait bien être en état de vous écrire de sa main.

> Grimm, Correspondance inédite^ pago S04. * Tirée des Mélanges, extraits des manuscrits de madame Necker, tome m, page 25i.

398 LirTAM OIYBIISBS.

* Ah ! la superbe introduction ! Ce ne sont point de vains arguments, mais d^s vérités constantes que l'auteur développe avec une force qui n'appartient qoHi lui. Y a-t-il, en ^et, aucun ordre social dans lequel le souverain et son peuple, ne doivent être de mémo opinion religieuse, quelle que soit cette religion ? et notre grand homme, plus attaché k la sienne, a eu toute raison de )a donner pour exemplo, en disi^nt même comment il a été conduit, après le vide des «^0aires, \ des ^>écula- H^s plus étovéeg. Je puis }ui promettre en effet trois sortes d'immortalité: la première, celle 4ont il ne doute pas, et qui, par un élan sublime, porte son àme dans cette immensité dont elle est propre à (aire partie; la seconde immortalité sera celle que l'histoire donnera h )!• Necker, comme administrateur regretté de lanalioii entière; et enfin la troisième immortalité de mon éloquent ami ser^. celle d'un écrivain qui n'a pas eu de modèle, et dont le cœur et l'Âme se réunissent pour le bonheur des hommes.

« Cette partie m'a d^autant plus touché, qu'il y réunit les Yertus de ma sublime amie, que je n'ai cessé de respecter et d'admirer comme un don divin, et dont elle seule avait été favorisée par le souverain Être. »

J'ai présenté Ift plufpe à mon père, et il a encore eu la force de signer.

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