‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 55 sur 265 · Tome I, page · texte numérisé non relu

Tome I, page

3. Tome 1, page 13. « I^ nature ne Ta jamais par sauls, dlNl encore. » (Tome XIV, page it),îf attira nonfaeit salins, a?ait dit Linné.

4. « Toal est gradué et nuancé dans la nature : il n*est point d*ètre qui n'en ait au-dessus ou au-dessÔUs de lui qui lui reasemblent par quelques caractères et qui en diffèrent par d'autres... 11 est, entre deux daases, deux genres, des produeUom pour ainsi dire mitoyennes, qui sont comme autant de lialmis ou de pointa de passage... »(Bottnet« Principes pkiiosopki' ques, etc., page 226, Neucliàtel, 1733).

SUR l'économie animale. S7

besoin que celle d'une unité deplan d'éXve sérieusement discutée.

« Que veut-on dire, s^écriait déjà Réaurour, que veut-on dire lorsqu'on nous annonce que /a Tio/nr^ marche par des gradations inconnues. . . , qu'elle passe d'une espèce à une autre espèce, et souvent d'un genre & un autre genre par des nuances imperceptibles f... Veut-on dire que, dans lespec^ tacle que la nature nous offre, elle nous présente une suite d'animaux qui diminuent de perfection dans leur organisation, de manière que nous confondons aisément les espèces moins parfaites de ces animaux avec les simples végétaux ?... J'entends cela ; mais je n'y vois point d'autre mystère, sinon que nos yeux ne peuvent suivre le travail de la nature dans la dernière perfection. Car de penser que le polype & bras qui a l'air d'une plante, que le polype à bouquets qui ressemble à une fleur..., que tous ces polypes, dis-je, aient une construction qui ne diffère que très peu de celle d'une plante, d'une fleur, c*est assurément ce qu'on ne me fera pas croire. Tant que je verrai à un corps des mouvements spontanés, une sorte d'industrie, une adresse à se dérober à tout ce qui tend à le détruire, un art pour se procurer de la subsistance, la faculté de changer de place, je ne verrai qu'un

animal ; et, entre cet animal et une plante quel-

conque, j^aperoeyrai line ligne très forte et très sensible ' . v>

Ces idées sont justes. Buffon s'attache, comme tous ceux qui sont venus après lui, à Texemple do polype, a II y a, ditril, des êtres qui ne sont ni animaux, ni végétaux, ni minéraux, etqu*on tenterait vainement de rapporter aux uns ou aux autres ; par exemple, lorsque H. Trembley, cet auteur célèbre de la découverte des animaux qui se multiplient par chacune de leurs parties dètachées, coupées ou séparées, observa pour la première fois le polype de la lentille d*eau, combien employa-t*il de temps pour reconnaître si ce polype était un animal ou une plante ! et combien n'eut-il pas sur cela de doutes et d'incertitudes ! C'est qu'en effet le polype de la lentille n'est peutêtre ni l'un ni l'autre, et que tout ce qu'on peut dire, c'est qu'il approche un peu plus de l'animal que du végétal \ n^

Hais, point du tout : on peut très bien dire que le polype est un animal, et qu'il n'est qu'un aoî* mal. Il a la sen$$ibilité, l'instinct, le mouvement des animaux ; il se nourrit comme eux, il mange, il digère; à la vérité, il se reproduit par bouture, comme les plantes ; mais il n'est pas le seul animal qui se reproduise ainsi : des animaux parfki-

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