‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 74 sur 265 · Tome II, page · texte numérisé non relu

Tome II, page

8. « Un corps organisé dont toutes les parties seraient seoiblabifs 4 lui-même, comme ceux que nous venons de eiter, e«t un corps dont l'orifnn tua lion est la plus simple de toutes, car ce n'e«t que la rp()L>iitiun do la même forme... » (Tome II, pa.çr 4?).

Srn LA GÉNÉRATION. 61

que Tassemblage de petits individus semblables'; un polype n*est qu*un composé d'autres polypes^: idée singulière et que les mêmes faits donnent pourtant, presque en même temps, à Buffon et à Bonnet', après Tavoir donnée à Réaumur.

Ayant Buffon, avant Bonnet, Réaumur avait, en effet, proposé la conjecture des germes cachés et accumulés; mais il ne Tavait proposée que pour ce qu'elle est, que pour une conjecture.

« Tout ce que nous pouvons avancer de plus commode et peut-être de plus raisonnable, dit Réaumur dans son beau Mémoire sur la reproduction des jambes de Vécrevisse ^, ce serait de supposer que ces petites jambes que nous voyons naître

1. « L'IndWido total eit formé par raasemblage d*unc multi* Iode de peUts indtTidtts semblables... » (Tome 11, page 25).

2« « .... Il paraît plos aisé de eoooeTOir eommeot un cube de id narlD est néeessalremeot composé d*autres cubes, que de foir quMl soit possible qu'un polype soit composé d'autres polypes; nais eiaminoDs... » (Tome 11, page 21}.

3. « H faut reconnaître, dit Bonnet, que les germes sont ffpandna uni? enellement dans tout le corps de l'arbre. Cette conséqoenoe est très légiUme, puisqu'il ne s'y trouve aucun point d'où il ne puisse sorUr, ou d'où Ton ne poisse fkire sortir des TodieuU» et des bourgtonM.,. • ( Tome 111, page 209 ). « Les germes de nw vers, dit-il encore, sont répandus dans toot le tronçon. L'eipérienee le démontre, puisqu'on quelque endroit du tronçon qu'on fasse la section, il reproduit de nouveaoi organes. » (Tome 111, page 240).

4. Mémoires sur les divenes reprodueiUm» qui se font dans Uê éarevisses, tu Aomaritf, ks crabes^ ei€., et, entre autres, sur

6i SYSTÈME DB BOFPON

étaient chaoune reafermées dans de petits œufs, et qu'ayant coupé une partie de la jambe, les mêmes sucs qui servaient à nourrir et faire croître cette partie sont employés à faire développer et nattre Tespéce de petit germe de jambe renfermé dans cet œuf. Quelque commode après tout que soit cette supposition, peu de gens se résoudront à Tadmettre. Elle engagerait à supposer encore qu'il n'est point d'endroit de la jambe d'une écrevisse où il n'y ait un œuf qui renferme une autre jambe, ou, ce qui est plus merYcilleuXt une partie de jambe semblable à celle qui est depuis l'endroit où cet œuf est placé jusqu'au bout de la jambe, de sorte que, quelque endroit de la jambe que l'on assignât, il s'y trouverait un de ces œufs, qui contiendrait une autre partie de jambe que celle qui est contenue dans l'œuf qui est «B peu au-dessus ou dans celui qui est un peu audessous. Les œufs qui seraient à l'origine de chaque pince, par exemple, ne contiendraient qu'une

eeHet de lntr« jambet et de leurs icaiiies {Mémoirea de rÂciH^ âimie det êciences, année 1712). Ce mémoire «t de llti : lei preniièreB expériences de Trembley eur le polype wmt de 1149; tes pniDiiéreB expériences de Bonnet sur les yen d*e«Q dooee S0nt de 1741 ; les premiers volumes de Buffon sont de 1749 : las tiMes de Bonnet snr les germes se trouvent surtout dans «en Mémoires sur les salamandres, 1777-78-00,61 dam fM CofifM^ rofienv snr Icy cotffs orijatMs, 1702»

pince; près du bout des pinces, il en faudrait placer d*autres qui ne continssent que des bouts de pinces. Peut-être aimerait-on mieux croire que chacun de ces œufs contient une jambe entière : mais ne serait-on pas encore plus^ embarrassé lorsqu'il faudrait rendre raison pourquoi dechacune de ces petites jambes il n'en renaîtrait qu'une partie semblable à celle que Ton a retranchée & Téorevisse. Ce ne serait pas même assez de supposer qu'il y a un œuf à chaque endroit de la jambe de récrevisse, il faudrait y en imaginer plusieurs, et nous ne saurions déterminer combien. Si Ton coupe la nouvelle jambe, il en renaît une autre dans la même place. Enfin, il faudrait encore admettre que chaque nouvelle jambe est, comme Tancienne, remplie d'une infinité d'œufs qui chacun peuvent servir à renouveler la partie de la jambe qui pourrait lui être enlevée ' . »

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