Tome 11, page 3â
la matière qui s'y ajoule, s'y ajoute dans iia ordre constant et déterminé *•
« Le coqpis d'ua animal, dit Buffon, est une e»* pèce 4e fDOule intérieur, dans lequel la oiatiéra qui sert i sou accroissement se «lodèle et s'asei* mile au t<ital ^... Il no«s paraît certain, dtt-it encore, que le corps de l'animal ou du végétal est un moule intérieur qui a otie forme constante, mais dont la masse et le volume peuvent augmenter proportioBoellemeiit, et que Taccroissement, ou, si ToB veut, ie développement de Tanimal ou du végétal, ae se fait que par Textension de ce moule dans toutes ses dimensions extérieures et intérieures ; que cette extension se fait par Tintussusception d'une matière accessoire et étrangère qui pénètre dans Tintèrieur, qui devient semblable à la forme et identique avec la matière du moule ^. »
Le moule intérieur n'est donc que le corps de l'asamal. Et si le corps entier est un meule, il faut en dire autant de chaque partie du corps, ii faut en dire autant de chaque partie de partie.
I. « Qit€pêitt-ll y avoir qui presorite à la maliftre aeoesiolre «elle règle, et qai Ja eoniraigne à arriver égaleoMnt et propoi^ tionnellement à tous les poinU de rimérieur, si ee n'erit le moule intérieur? » (Tome 11, page 43).
a. Tome II, pege 41.
66 SYSTÈMB DE BIIFFOH
« Mais ce développement» ditBuffon, si on
veut en avoir une idée nette, comment peut-il se faire, si ce n*est en considérant le corps de Tani* mal, et même chacune de ses parties comme autant de moules intérieurs qui ne reçoivent la matière accessoire que dans Tordre qui résulte de la position de toutes leurs parties ' ? »
Les numles intérieurs ne sont donc que les parties mêmes ou qm \esf ormes données AesipHrixes. a Comme nos corps, dit Buffon, ont une certaine forme que nous avons appelée le moule intérieur^ les parties organiques, poussées par l'action de la force pénétrante, ne peuvent y entrer que dans un certain ordre relatif & cette forme, ce qui par conséquent ne peut la changer, mais seulement en augmenter toutes les dimensions, tant extérieures qu'intérieures, et produire ainsi Taccroissèment des corps organisés et leur développement ^. »
Il y a un fait, c'est que nos organes croissent et se développent sans changer de forme '. Ainsi
1. Tome U, page 42. Le wtouU est la/omie de ehaqae partie. « «... Celte maUère ne peut opérer la nutritioo et le défeloppement qu*en s*a88imilant à chaque parUe du oorpe, et en pénétrant ioUmemeot la forme de ces parties, que J'ai appelée le mouU imérieur, » (Tome 11, page 420).