Tome XlV, page
Rien n'est plus intéressant que le tableau tracé par Buffon de la dégénération des espèces '. Mais cédant toujours au besoin qu'il a d'agrandir son horizon et d'étendre sa vue, il quitte bientôt cette belle et solide étude expérimentale pour se livrer ^ & toutes les séductions d'un système.
« Après le coup d'œil que l'on vient de jeter sur ces variétés qui nous indiquent les altérations particulières de chaque espèce, il se présente, dit-il , une considération plus importante et dont la vue est bien plus étendue, c'est celle du changement des espèces mêmes, c'est cette dégënëration plus ancienne et de tout temps immémoriale, qui paraît s'être faite dans chaque famille , ou, si l'on veut , dans chacun des genres sous lesquels on peut comprendre les espèces voisines et peu différentes entre elles ^. p
« En comparant ainsi, dit-il encore, tous les animaux, et les rappelant chacun & leur genre, nous trouverons que les deux cents espèces dont nous avons donné l'histoire peuvent se réduire à
1. Bien qu'il se trompe stir plas d'un fait particulier, (t)mme. par exemple, lorsqu'il attribue les bosses du chameau à i action de la domesticilé, etc., etc.