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SVn LA DÈGkNÉRATlON DES ANIMAUX. 81
lume d'un bœuf nourri dans un pays sec ; il varie ensuite sous Tinfluence du climat : les races de lazonetorride portent une loupe sur les épaules; le zébu^ le bceufàbasse^ n*est, en effet, qu'une vor riité^ qu'une race de notre bœuf domestique.
Tout le monde sait combien nos chevaux différent les uns des autres par la couleur, par la taille, par les formes de la tête, etc.
Le lapin varie par sa grandeur, par la couleur, par la quantité, par la qualité de son poil , etc.
Le sanglier^ devenu domestique, a pris des oreilles à demi pendantes ; sa couleur a passé du noir au blanc, au rouge, etc., etc.
La couleur des animaux est, de tous leurs caractères, le plus variable. Leur couleur originaire est, en général, fauve ou noire. Le chien, le bœuf, la chèvre, la brebis, le cheval domestiques, ont pris toutes sortes de couleurs ; le cochon, comme je viens de le dire, a changé du noir au blanc ; et même le blanc , le blanc pur , parait être , en ce genre, le signe du dernier degré de dégénération. On le voit par les hommes qu'on nomme albinos. Il y a aussi des albinos dans les animaux. Il y a des éléphants, des cerfs, des daims, des guenons, des taupes, des souris, des lapins , etc. , qui sont absolument blancs. Tous ces albinos^ comme leso/biTios de l'espèce humaine , ont les yeux rouges , l'oreille dure, etc. Une mutation inverse change la
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couleur de quelques espèces du faute au noir ; il y a des panthères dont tout le pelage est noir '. Le simple cbangemeot de saison fait passer le lièvre des climats froids, du gris, qui est sa couleur d'ètè, au blanc, qui est sa couleur d*hi« vet^, etc.
Le okten est l'ahimal dont Tespèce a suhi les altérations les plus profondes : nu dans les pays chauds, couvert d'un poil épais et rude dans les contrées du Nord , paré d*tine belle robe soyeuse en Espagne, en Syrie, 11 varie encore plus par la taille, par la forme du icràne, par celle du cerveau, par rintelligence . par la voix; le cbiea sauvage, ou des peuples grossiers , est presque muet.ci La voix de ces animaux, dit BiifTon, a subi« comme tout le reste, dj&tranges mutations; il semble que le chien soit devenu criard avec rhomme , qui, de tous les êtres qui ont une langue, est celui qui eu use et abuse le plus *. »
1. Feiis metas, • Ces Individos «loin ne fomirat pas a ne espèce ; on en a To plus d'nnv fott d« nein et de faninei, dltaHli par la même mère. »(CaTier: Bègm «fittmi/, etc., tome I, page 162). — « H y a bumI, dans Teppèce do Jaguar, des individus noirs dont les taches, d'un noir plus profflMid, ne le irolcAl qa'k une certaine eipotition. s (Cnvier : Jttyne «niniÉ^ «Ick., tome I, page 162).