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S. 8oiiatiie-4lix-«ept eenUmètret.
3. Soixante<|Qatoree cenUmètres (Daubenton, Inttructkm pour Us bergen, page 108).
4. Covier : Ihteowê twr te$ révûlutioni de la turface du ghbe.
comparé des crânes de renards du Nord avec des crânes de renards d'Egypte, et n'y a trouvé que des différences individuelles. Une crinière plus fournie lui a paru faire la seule différence entre rhyëne de Perse et celle de Maroc. Le squelette d'un chat d'Angora ne diffère en rien de constant de celui d'un chat sauvage : plus ou moins de taille, des cornes plus ou moins longues ou qui manquent, une loupe de graisse, forment, comme nous avons vu , toutes les différences des bœufs ; il y a quelques races de cochons où les ongles se soudent ; enfln l'extrême des différences que l'esclavage , porté à l'extrême, a produites, se voit dans le chien, dont quelques individus ont un doigt de plus au pied de derrière, et quelques autres une dent molaire de plus '•
L'altération des formes n'est donc pas indéfinie. Et ces altérations mêmes, ces altérations bornées, que les circonstances ont mis tant de temps à produire, ces altérations ne sont pas ineffaçables. Supprimez les circonstances qui les ont amenées, et les caractères primitifs reparaissent.
Nos chevaux, redevenus libres eu Amérique, y ont repris leur instinct, qui est de vivre en troupes conduites par un chef; leur taille, qui est moyenne; une couleur uniforme, qui est le bai ch&tain :
1 . CuTier : DUcourt sur les révolutions de la surface du $ioèt.
DOS chiens y ont perdu leur aboiement ; le cochon y a repris les oreilles droites du sanglier, et ses petits la livrée du marcassin, etc. '.
La dégénération des animaux a donc des limites fixes; et c'est parce qu'il n*apas vu ces limites que Buffon a cru à la mutabilité des espèces.
Le mélange de quelques espèces très voisines est prolifique. Le loup produit avec le chien, r&ne produit avec le cheval ; mais ici encore il y a des limites, et toujours des limites fixes : d'une part, les mulets, nés de ce mélange, sont stériles dès les premières générations ; et, de l'autre, ces mêmes mulets, unis à l'une des deux espèces primitives, reproduisent bientôt tous les caractères de cette espèce.
Les espèces sont donc immuables : elles ont toutes une même origine, une même date, et c'est la même main, la main du Maître du monde, qui les a toutes formées ^.
Hais je ne puis terminer cet article sans revenir un moment à Buffon. C'est un spectacle qu'il ne
1. Voyet les carieuset Oburvationt de M, lioulin sur les ^mmaux domestiquet transportés de Fancien dans le nouveau eonti" nent : {Mémoires des Savants étrangers, 1835).
3. « Parmi les diven systèmes sar l'origine des êtres organisés, il n'en est pas de moins vraisemblable que celui qui en bit naître suecessiFement les différents genres par des dé?e1oppements ou des métamorphoses graduelles.» (Cuvier, Recherches sur Us ossements fossiles, tome Ul, page 297, 3* édition).
94 IDÉRS DE BIÎFFON
faut pas se lasser d^observer que celui de ces mutatioDs profondes auxquelles il a constammeat soumis ses idées.
Ici il. admet le changement des espèces, il les tire toutes de quelques*unes, il suppose un petit nombre de familles ou souobes principales, des* quelles a il n*est pas impossible, dit*il, que toutes les espèces soient issues \ »
Ici il veut que le cheval vienne du sèbre, ou le zèbre du cheval ; et ailleurs il ne veut pas même que Linné les mette Tun & câté de rautr8%
Ici les espèces peuvent changer, puisque quelques-unes donnent toutes les autres; et ailleurs il appelle les espèces : a les seuls êtres de la nature, êtres perpétuels, aussi anciens, aussi permanents qu'elle ^ ; n et il écrit cette belle phrase : « L'empreinte de chaque espèce est un type dont les principaux traits sont gravés en caractères ineffaçables et permanents à jamais ^« »