SYMÉTRIE DES ORGANES
cœurs sont réunis en une seule masse, cette masse est placée sur la ligne médiane. Dans Y homme, dans les mammifères , dans les oiseaux, où les deux cœurs ne sont séparés que par une cloison commune, le cœur est placé sur la ligne médiane.
Dans les mollusques céphalopodes , il y a deux cœurs pulmonaires , et ils sont latéraux ; il n’y a qu’un cœur aortique, et il est médian.
Dans les insectes, enfin, où il n’y a plus, pour dernier vestige de cœur, que le vaisseau dorsal, ce vestige de cœur, ce vaisseau dorsal \ est toujours placé sur la ligne médiane.
Le foie est symétrique dans les oiseaux, et s’y compose de deux moitiés latérales.
Il est symétrique dans le crocodile ; il l’est, à peu de chose près, dans les mollusques céphalopodes, etc.
La rate elle-même n’échappe pas entièrement à la symétrie, car elle est placée sur la ligne médiane dans les oiseaux.
Biohat ne pouvait se dissimuler que, dans
ANATOMIE COMPAREE
X homme lui-même, les appareils sécréteurs de l’urine, du lait, des larmes, l’appareil générateur, l’appareil salivaire, sont exactement symétriques.
A considérer l’ensemble des organes, et surtout l’ensemble des espèces pour chaque organe, la symétrie forme donc, môme pour les organes de la vie organique, la loi générale.
OST EOLOCIE COMPAREE.
OSTËOLOGIE COMPARÉE.
\d ostèologie comparée, née des travaux de Daubenton, de Camper, dePallas, est devenue, entre les mains de M. Cuvier, un instrument nouveau : c’est par Y ostèologie comparée qu’il a reconstruit les espèces perdues des anciens mondes ; et, ce qui est à remarquer, c’est que, dans cette longue et laborieuse suite de recherches et d’efforts, aucun de ces savants hommes n’est jamais sorti du domaine des faits positifs.
Tel est, effectivement, l’empire de ces faits sur l’esprit humain, que ce n’est guère qu’à leur défaut qu’il se jette dans le domaine des conjectures et des hypothèses. Presque en tout genre, ce n’est que lorsque les faits ne sont pas connus, ou qu’ils commencent à être épuisés, que l’on a recours aux systèmes; et, ce qui est affligeant pour l’histoire des sciences, ce n’est pas la manie
anatomie commuée.
des systèmes qui régne avant la connaissance des laits, c est celle qui cherche à se reproduire après.
Le grand ouvrage de M. Cuvier sur les ossements fossiles (\) montre qu’il n’est pas un seul os, une seule partie d os, dontl’étude ne soitprécieuse, nécessaire, souvent indispensable pour la distinction des especes fossiles d’avec les espèces actuelles. Cet ouvrage semble partout la preuve vivante de cette parole d’un écrivain célèbre, que et n a jamais été que dans l’étude approfondie des détails que 1 on a surpris les secrets de la nature ; et 1 on voit avec peine que, tant qu’il reste à découvrir quelqu’un de ces faits dont les moindres circonstances ont une telle importance, tant d’au-
teurs se détournent de cette recherche curieuse et solide pour tant d’autres recherches si vaines et si oiseuses : ceux-ci voulant à toute force, par exemple, retrouver toutes les parties dans chacune, le corps entier dans la tête, les membres dans les mâchoires, le thorax dans le nez, etc. ;
(I) Voyez, dans le chapitre suivant, l’analyse de cet ou vrage.
ceux-là faisant passer, tour à tour, les pièces d’un appareil dans un autre, pour parvenir ainsi à une unité de nombre que ce bouleversement même de toutes choses ne leur donne pas.
L’objet de M. Cuvier n’a point été, on le conçoit aisément, de suivre les auteurs dont il s’agit dans ces recherches plus téméraires quephilosophiques ; il ne prétend nulle part trouver dans un appareil, ni des représentations des parties étrangères à cet appareil, ni des nombres constants de pièces ou d’os ; mais il cherche jusqu’où va la correspondance de ces pièces et où elle s’arrête.
On n’a pu, à aucune époque, comparer entre eux les divers êtres qui composent le règne animal, sans remarquer, tout à la fois, leurs ressemblances et leurs différences; et la difficulté n’a jamais été que de poser la limite précise entre les analogies qui constituent, d’une part, les caractères plus ou moins généraux des espèces, et les différences qui en constituent, de l’autre, les caractères plus ou moins distinctifs, et particuliers.
Delà, deux branches d’une même étude, qui,
ANATOMIE COMPARÉE
toutes deux, datent des premiers âges de la science: 1 une, larecherche des analogies; l’autre, larecherche des différences. Or, on conçoit que, selon les époques, telle ou telle dé ces recherches a dû
paraître plus ou moins importante par rapport à l’autre ; mais, au fond, il est aisé de voir que 1 une suppose toujours l’autre ; et que ce ne sont ni les analogies, ni les dissemblances évi-
dentes qui ont jamais pu être le sujet de discussions sérieuses, mais bien les dissemblances
réelles cachées sous des analogies apparentes, ou réciproquement les analogies cachées sous des dissemblances.
En un mot, de même qu’on ne peut marquer le point où commencent les dissemblances sans marquer celui où cessent les analogies, de même on ne pouvait porter aussi loin que l’a fait M. Cuvier l’étude des différences, sans marquer le point ou commencent les analogies ; et peut-être fallait-il, en effet, épuiser d’abord l’étude des différences pour être bien sûr de ne laisser subsister ensuite que des analogies réelles et incontestables.
0STE0LUG1E COMPARÉE. 191
Quoi qu’il en soit, ce sentiment profond qu’une immense analogie, ou plutôt, que des analogies de tout genre lient plus ou moins entre eux tous les êtres du règne animal, est un sentiment qui, comme je le disais tout à l’heure, date des premiers âges de la science.
Tout l’ouvrage d’Aristote porte sur le rapprochement des diverses espèces entre elles, et de toutes avec l’homme, pris pour terme commun de comparaison. Buffon admirait « cette conformité « constante, ce dessein suivi de l’homme aux « quadrupèdes, des quadrupèdes aux cétacés, des « cétacés aux oiseaux, des oiseaux âhx reptiles, « des reptiles aux poissons, etc. (1). » Il se demande a si cette ressemblance cachée n’est pas « plus merveilleuse que les différences apparence tes (2).» Daubenton avait démêlé celte conformité de structure dans la plupart des parties du squelette , et surtout dans le pied , c’est-à-dire dans celle des parties du squelette qui varie le plus (5).
(1) Histoire de l’âne.
(2) Ibid.
Description du cheval .
ANATOMIE COMPAREE
Il) *2
On a de Camper deux Discours , études ingénieuses, sur « Fétonnante analogie qui se « trouve, dit-il, entre la structure du corps hu- « main et celle des quadrupèdes ' des oiseaux u et des poissons (1 ). »
Il montre comment, par les seuls changements gradués de l’attitude horizontale en attitude verticale , « on peut changer une vache en oiseau , « un quadrupède en homme, etc. (2); » et, bien avant lui, il avait suffi a Belon de placer verticalement un squelette d’oiseau pour y rendre saillants une foule de rapports, jusque-là inaperçus, avec le squelette humain (5).
Enfin, on voit partout cette grande idée dominer dans les œuvres de Yicq-d’Azyr, «que la « nature semble opérer toujours d’après un mo- « dèle primitif et général dont elle ne s’écarte « qu a regret, et dont on rencontre partout des « traces.... ; qu on observe partout ces deux « caractères que la nature semble avoir impri-
(1) Deux Discours sur l'analogie qu’il y a entre la structure du corps humain et celle des quadrupèdes, etc.
(2) Deux Discours sur l’analogie qu’il y a entre la structure du corps humain et celle des quadrupèdes , etc.
'■)) Histoire de la nature des oiseaux, etc.
« niés à tous les êtres, celui de la constance « dans le type et celui de la variété dans les « modifications, etc. (1). »
Toutefois (les termes mêmes que je viens d’emprunter à Billion, à Camper, à Yicq-d’Azyr, le font assez voir), cette opinion d’un dessein suivi (2), d’une analogie étonnante (5), d’un modèle primitif et général (A) , ne portait encore que sur un sentiment vague et plus ou moins confus. Et c’est de nos jours seulement que la question si complexe de X analogie de structure dans les animaux s’est enfin débrouillé^, divisée, quelle a pris pour champ de discussion, des faits déterminés, précis, et que, devenue question positive, elle a pu être débattue d’une manière rigoureuse et détaillée.
On a appelé cette question, la question de Yunitè d’ organisation ; on aurait pu l’appeler tout aussi bien, la question de la variété d' organisa-
(1) Voyez surtout son Mémoire sur le parallèle des extrémités, etc.
(2) Bullon.
(3) Camper.
('0 Vie-d’Azy r.
ANATOMIE COMPARÉE
lion : tout dépend, en effet, du point de vue sous lequel on la considère; car, puisqu’il y a des es-
pèces animales diverses, l’unité suppose nécessaiment ici une certaine variété; et puisque, d’un autre côté, ces espèces diverses se ressemblent toutes, du moins par ce fonds commun qui les fait être du même règne, il est évident que cette variété suppose aussi nécessairement une certaine unité ou conformité. Le véritable titre de la question, ou plutôt, son véritable objet était donc la détermination des limites où s’arrêtent, tour à tour, et les ressemblances et les différences dans l’organisation, tout à la fois si semblable et si variée, des animaux.
Une fois divisée, comme je viens de le dire, la question a pris un tout autre aspect. La ressemblance générale des animaux n’a plus été conclue de quelques ressemblances particulières, ou bornées à certains embranchements , à certaines classes.
Pour le système osseux, par exemple, on a bientôt senti que, n’appartenant qu’aux animaux vertébrés, ce système ne peut donner que des ré-
Sultats bornés à cet embranchement , à ce type. Les ressemblances du système osseux qui témoignent si hautement d’un fonds commun, d’une unité de structure , ne témoignent donc, et de ce fonds commun, et de cette unité de structure , que pour le seul type qui ait un système osseux, que pour le type des vertébrés .
Considéré dans son ensemble, le système osseux forme le squelette, lequel se divise en plusieurs parties ou appareils (!) : l’appareil des vertèbres, celui du cràile, ceux de la face, de l’oreille, de l’hyoïde, des opercules, des côtes, du sternum, de l’épaule, du bassin, des membres.
Or, il n’est pas un seul de ces appareils qui, dans les diverses classes, ne varie par la forme, par le nombre, par la complication des pièces qui le constituent. Pour la plupart, et sauf les variations que je viens de dire, ils se reproduisent dans toutes; il en est cependant qui, manquent à telle ou telle classe ; il en est qui sont l’attribut exclusif d’une seule. La question est de voir quel est le
(1) Considérés également ici dans l’ensemble des animaux vertébrés.
ANATOMIE COMPARÉE
caiactère particulier de chaque appareil dans chaque classe, c est— à-dire de quelles pièces il s’y compose, et quelle y est la forme, quelle y est la combinaison de ces pièces.
Or, un pareil examen montre bientôt que, parmi toutes ces parties dont est composé le squelette, les unes sont essentielles, et par là même plus constantes; les autres accessoires, et par là même plus variables; que les vertèbres, -que le crâne, qui logent la moelle épinière, l’encéphale, peuvent bien varier par le nombre, par la forme de leurs os, d’une classe à 1 autre, mais se retrouvent dans toutes; qu’au contraire, les osselets de l’oreille, les opercules, les membres, etc., toutes parties accessoires et subordonnées, peuvent manquer, et manquent en effet, dès que les conditions de l’audition, de la respiration, de la locomotion, ne sont plus les mêmes.
Il y a donc des analogies graduées comme l’est 1 importance même des parties qui les présentent ; chaque partie a donc ses limites propres et de vcinété et (T analogie ; chacune doit donc être étudiée à part; et, si l’on peut s’exprimer ainsi, il y a une ostè.ologie comparée particulière de chaque appa- »
reil osseux, comme il y a line ostèologie comparée générale de tout le système.
Le crâne , ce premier, ce plus compliqué des appareils du squelette, offre, dans tous les mammifères, une composition à peu près semblable : on peut y suivre chaque os, de l’homme aux quadrumanes, des quadrumanes aux carnassiers, aux rongeurs, aux édentés, aux pachydermes, aux ruminants, aux cétacés ; on y reconnaît partout les frontaux, les pariétaux, les occipitaux, les temporaux, le sphénoïde, l’ethmoïde ; et on les y reconnaît partout à leur position comme à leur# usages. C’est à peine si les interpariétaux paraissent manquer dans quelques espèces.
11 en est de môme de la face. Les os du nez, des pommettes, des mâchoires, du palais, etc. , ne manquent jamais. Les seuls lacrymaux manquent dans les phoques, dans les dauphins, etc. Toutes les autres différences de nombre ne sont qu’apparentes, et ne tiennent qu’au plus ou moins de promptitude avec laquelle, selon les espèces, les os ou les parties d’os, constamment séparés dans le pre-
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mier âge, s’unissent et se confondent dans l’âge adulte.
C’est ainsi que, selon les espèces, l’occipital, le pariétal, le sphénoïde, le temporal, etc., paraissent tantôt simples, tantôt doubles, tantôt triples, tantôt quadruples; mais c’est que, dans le fœtus, l’occipital est toujours divisé en quatre parties, le pariétal en deux, ou plutôt en quatre, en comptant les interpariétaux qui finissent constamment par s’y réunir, le temporal en quatre, le corps du sphénoïde en deux, etc. Il y a donc, dans les mammifères, un nombre normal pour les os du crâne; et lorsque ce nombre paraît masqué par l’oblitération des sutures à l’état adulte, la division primitive de l’état fœtal le reproduit toujours et le restitue ; et ce que je dis des os du crâne doit être dit aussi, et des os de la face, et de leurs subdivisions plus nombreuses dans les premiers âges .
On sent combien il était curieux de voir si cette singulière analogie se soutiendrait dans les autres classes, dans les oiseaux, dans les reptiles, dans les poissons; si un même nombre d’os s’y
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reproduirait partout; si, masqué dans l’étatadulte, il y reparaîtrait à l’état fœtal; si, enfin, les reptiles et les poissons, où les os du crâne sont toujours beaucoup plus nombreux, pourraient être regardés comme répondant, sous ce rapport, aux premiers âges des oiseaux et des mammifères. Cette grande question, M. Cuvier l’a traitée successivement par rapport aux reptiles (1) et aux poissons (2) ; il me suffit d’indiquer ici la manière dont il l’a résolue relativement aux reptiles.
Le reptile dont la tête présente les,. traits de conformité les plus sensibles avec celle des mammifères est le crocodile ; du crocodile, M. Cuvier passe successivement aux tortues, aux lézards, aux serpents; il finit par les batraciens, qui conduisent des reptiles aux poissons, comme le crocodile conduit des reptiles aux mammifères.
La tête du crocodile se compose d’un nombre d’os beaucoup plus grand que celle du mammifère adulte ; mais, en remontant jusqu’au fœtus
(1) Recherches sur les ossements fossiles, tome 5.
(2) Histoire naturelle des poissons, tome 1.
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de cette dernière classe, on finit par reconnaître, à la tête du crocodile et à celle du mammifère, un nombre d’os à peu près pareil.
Ainsi M. Cuvier , après avoir retrouvé dans le crocodile, et à la même place que dans les mammifères, les intermaxillaires, les maxillaires, les nasaux, les lacrymaux, les jugaux, les palatins, Fethmoïde fl), le corps du sphénoïde, le pariétal, retrouve aussi, et toujours à la même place, 1 occipital, mais divisé en quatre parties, comme il l’est dans le fœtus des mammifères, les grandes ailes du sphénoïde, des vestiges de ses petites ailes, ses ailes ptérygoïdes internes, ses ailes ptérygoïdes externes, mais toutes ces parties séparées du corps de l’os , comme elles le sont toutes, excepté la dernière (2), dans le mammi-
(1) Avec sa lame cribleuse, ses ailes latérales, ses cornels supérieurs, sa lame verticale; mais toutes ces pièces, ou dépendances de l’ethmoïde, en grande partie, à l’état cartilagineux.
(2) C’est pourquoi M. Cuvier nomme d’un nom spécial, os transverse, l’apophyse ptérygoïde externe, laquelle n’est ellecti vement séparée à aucun âge de la grande aile temporale dans les mammifères. Ce n’est donc pas proprement un os nouveau, mais un démembrement du sphénoïde, comme les os frontaux, antérieurs et postérieurs, sont des démembrements du frontal.
fère à sou premier âge, enfin un temporal , mais un temporal composé de quatre os, comme il l’est dans le premier âge des mammifères, l’écailleux, le mastoïdien, la caisse et le rocher. Il ne reste plus à ramener à l’analogie que les os qui répondent au frontal ; mais ces os sont au nombre de six dans le crocodile ; et, comme le frontal des mammifères n’est jamais divisé qu’en deux, M. Cuvier est obligé d’admettre ici un démembrement particulier de cet os, démembrement qui, dans le crocodile, ou, à parler plus généralement, dans la plupart des vertébrés ovipares, subdivise chacun des deux frontaux des mammifères en trois autres, les frontaux principaux, les antérieurs et les postérieurs.
Cette détermination des os de la tète du crocodile, comparés à ceux de la tête des mammifères, une fois établie, il est aisé d’y rapporter comme à une sorte de type les os de la tête de tous les autres reptiles, particulièrement des tortues, des lézards et des serpents.
Ainsi, et sauf, comme on pense bien, toutes leurs différences de forme et de proportion, la
ANATOMIE COMPARÉE
plupart des os de la tête du crocodile se reproduisent dans la tete de la tortue ; les maxillaires les intei maxillaires, le vomer, les frontaux principaux, les antérieurs, les postérieurs, les palatins, les jugaux, etc; mais cette tête manque de nasaux, lesquels n y sont représentés que par des lames cartilagineuses, d’os transverses ou ptérygoidiens externes, de lacrymaux. D’un côté, le pariétal, qui était simple dans le crocodile, est double dans la tortue; mais ce même pariétal redevient unique dans les lézards; le lacrymal , l’os transverse y reparaissent ; un os nouveau s’y montre, queM. Cuvier nomme cotu- 11 telle , etc. : toutes différences légères, et qui n empêchent pas qu on ne reconnaisse partout avec évidence la prédominance d’un même plan dans les têtes des crocodiles, des tortues et des lézards.
Lne nouvelle et plus difficile étude commence avec les batraciens. D’abord, la composition générale du crâne s’y simplifie singulièrement. Il n’y a plus que les deux occipitaux latéraux, sans occipital supérieur ni basilaire ; un seul sphénoïde
OSTFOLOUIF, COMPARÉE. 205
sans ailes temporales ni orbitaires; nn seul os y remplace à la fois le frontal principal et r ethmoïde; il n’y a point de frontaux postérieurs; mais il y a deux frontaux antérieurs, deux pariétaux et deux rochers. La face n’est pas moins simplifiée; car le transverse n’y fait qu’un avec le ptérygoïdien , le temporal n’y fait qu’un avec le tympanique, et il n’y a point de mastoïdien.
Le crâne de la grenouille n’a donc que dix os : un ethmoïde , deux frontaux, deux pariétaux , deux occipitaux, un sphénoïde, deux rochers; sa face n’en a que seize : deux intermaxillaires, deux maxillaires, deux nasaux, deux palatins, deux vomers , deux ptérygoïdiens, deux tympaniques et deux jugaux; en tout, sa tète n’a que vingtsix os, et celle du crocodile en a près de quarante : deux intermaxillaires, deux maxillaires , deux nasaux, deux lacrymaux, deux jugaux , deux palatins, un ethmoïde, six frontaux, quatre occipitaux , quatre temporaux , un sphénoïde , deux grandes ailes, deux ptérygoïdiens internes, deux ptérygoïdiens externes ou os transverses, etc.
Et cette différence de nombre se reproduit jus-