ESPÈCES FOSSILES COMPAREES AVEC LES ESPÈCES VIVANTES
Le premier objet de l’ouvrage est la comparaison des espèces fossiles avec les espèces vivantes; et cette comparaison porte principalement sur deux classes des animaux vertébrés, les mammifères et les reptiles.
L’auteur commence cette histoire comparative des espèces des anciens mondes et desycspèces du monde actuel par les pachydermes ; il continue par les ruminants , les carnassiers , les rongeurs , les édentés, les cétacés ; il finit par les reptiles.
Le résultat fondamental de tout l’ouvrage est qu’aucune (1) espèce fossile, du moins dans les deux classes des mammifères et des reptiles ,
(1) Ou presque aucune. Voyez ce que je dis plus loin de quelques espèces, par exemple des bœufs et des chevaux fossiles, qu’on n’a pu distinguer encore par des caraclôres bien sûrs des bœufs et des chevaux d’aujourd’hui.
RECHERCHES
n’a son analogue parmi les espèces vivantes, ou, en d’autres termes, que toute espèce fossile est une espèce perdue. J’ai déjà fait voir (1) comment, pour arriver à ce résultat, il a fallu (pie l’auteur revît toutes les espèces fossiles, qu’il les comparât toutes, et une à une, à toutes les espèces vivantes, comment il lui a fallu reconstruire, et faire renaître, en quelque sorte, toutes ces espèces perdues, de leurs débris épars, et enfin à quelles lois précises, rigoureuses, presque infaillibles, il a soumis l’art admirable de cette reconstruction.
Pour ne pas revenir ici sur ce que j’ai déjà dit (2), et de l’esprit qui règne dans ce grand ouvrage, et de la méthode qu’y établit l’auteur, et des lois générales auxquelles cette méthode l’a conduit, je m’attacherai surtout ici à un autre point, celui de la comparaison particulière et détaillée des espèces fossiles avec les espèces vivantes (3)'.
(1) Voyez ci-devant V Eloge historique , p. 45 et suiv.
(2) Voyez ci-devant V Eloge historique , p. 45.
(3) J’examinerai, plus loin, les rapports des espèces fossiles avec les couches du globe.
Je commence, avec M. Cuvier, par les pachydermes.
Cette famille, si naturelle, des pachydermes avait été presque entièrement méconnue par Linnæus. Storr, qui l’avait beaucoup mieux sentie, la caractérise par cette définition : mammifères à sabots , à plus de deux doigts . Mais sans parler de X anoplothérium , genre fossile qui n’a que deux doigts seulement, et qui n'en est pas moins un vrai pachyderme , il est évident, à consulter l’ensemble de la structure, que les s o lipides doivent être réunis aux pachydermes ordinaires. Le nombre des doigts ne peut donc pas plus être pris en considération dans cétte famille que dans les autres. M. Cuvier la définit : a?um aux à sabots, non ruminants.
Jusqu’à lui, l’ordre ou la famille des pachydermes ne comprenait que cinq genres : les éléphants, les rhinocéros , les hippopotames, les tapirs et les cochons. M. Cuvier y fait rentrer deux autres genres , les chevaux et les damans : il en détache un de celui des éléphants, les mastodontes; deux de celui des cochons, les pécaris et
RECHERCHES
fcàO
les phacochères; et il en ajoute six entièrement inconnus, les palœothèriums , les anoplothèriums , les l ophio dons , les anthracothèriums , les chœropotames et les adapis ; ce qui porte , en tout , le nombre des genres de pachydermes , découverts ou décfits par lui, à seize.
Considérés dans leurs rapports avec les révolutions du globe, les pachydermes fossiles forment deux groupes, savoir: les pachydermes des terrains meubles et d’alluvion , et les pachydermes des carrières de pierre à plâtre, si abondamment rassemblés dans les environs de Paris.
Les premiers sont les éléphants, les mastodontes, les hippopotames, les rhinocéros, les chevaux, etc., fossiles. Les seconds sont les palœothériams, les anoplothèriums , les lophiodons , les anthracothèriums , les chœropotames , les adapis.
Toutes les espèces du premier de ces deux groupes sont aujourd’hui perdues, mais la plupart de ses genres subsistent. Il n’en est pas de même du second, où tout, genres et espèces, est également perdu.
Ici, comme dans le reste de son ouvrage, Fauteur ne s’est nullement astreint ni à un ordre rigoureusement géologique , ni à un ordre rigoureusement zoologique. En plaçant, par exemple, les pachydermes des terrains meubles avant les pachydermes des carrières à plâtre, il renverse l’ordre géologique ; en les séparant les uns des autres, il rompt, jusqu’à un certain point, l’ordre zoologique ; mais, ce qui était bien autrement important , il conserve l’ordre de ses recherches et de ses découvertes.
En effet, c’est par l’étude des éléphants, des rhinocéros , des hippopotames fossiles, queM. Cuvier a commencé la démonstration d« ce grand fait, que des générations entières d’animaux ont été successivement détruites par les catastrophes du globe ; et cette démonstration, il l’avait déjà fort avancée avant de connaître les pachydermes fossiles des environs de Paris, « avant de se dou- « ter, comme il le dit lui-même, qu’il marchait « sur un sol rempli de dépouilles plus extraor- « dinaires que toutes celles qu’il avait vues jus- « que-là. ))
RECHERCHES
Je viens de dire que l’histoire des pachydermes fossiles commence par les pacliydevuiies des terrains meubles et d’alluvion. Le premier de ces animaux qui ait été étudié par M. Cuvier, sous ce nouveau point de vue de la comparaison des
espèces fossiles avec les espèces vivantes, est Yêlèphant.
Jusque-là , presque tout était également inconnu sur ce singulier quadrupède. On ne savait, du moins avec quelque précision, ni s’il n y avait qu’une seule espèce d’éléphants, ni s’il y en avait plusieurs, ni, à plus forte raison, si les ossements fossiles se rapportaient ou non aux espèces vivantes.
La première distinction vraiment spécifique de ces animaux, celle qui se fonde sur la structure de leurs dents molaires , remonte seulement à Camper. Blumenbach avait aussi vu cette différence de la forme et du nombre des plaques des dents molaires, qui distingue Y éléphant d’Afrique de y éléphant des Indes ; mais tout se réduisait encore là ; et c’est à M. Cuvier nue l’on doit la détermination de toutes les au-
très différences, tirées des os du crâne, de ceux de la face, de ceux du squelette entier.
On sent, en effet, que ce n’était qu’après avoir fait connaître l’ostéologie des espèces vivantes, que ce n’était qu’après avoir rigoureusement démêlé ces espèces elles-mêmes, qu’il pouvait se livrer avec sûreté à l’étude des os et des espèces fossiles.
Il montre que les deux espèces vivantes, celle des Indes et celle d’Afrique, se distinguent par tout leur squelette , et surtout par leur crâne, leurs dents, leurs oreilles, etc. Ainsi l’espèce des Indes a la tête longue et le front plaft ou même concave , tandis que celle d’Afrique a la tête ronde et le front convexe ; la première a les plaques de ses dents molaires en forme de rubans ondoyants ou festonnés, la seconde a ces mêmes plaques en losanges ; celle-ci a ses défenses plus grandes , ses oreilles plus larges que la première, etc.
Quant â l’espèce fossile, ou mammouth des Russes, elle se distingue essentiellement des deux espèces vivantes, et en particulier de l’espèce des
RECIlEltCHES
Indes, dont elle est pourtant la plus voisine, par ses molaires dont les rubans sont plus étroits et plus droits, par les alvéoles de ses défenses qui sont plus longs, par sa mâchoire inférieure (pii est plus obtuse, etc.; enfin, l’individu entier, découvert en 1806, sur les côtes de Sibérie, nous a appris qu’elle avait deux sortes de poils, une laine rousse, grossière, touffue, et des crins roides et noirs (1).
Ajoutez qu’on ne trouve les os de cette dernière espèce qu’à l’état fossile, et que l’on ne trouve jamais, au contraire, à cet état fossile les os d’aucune des deux autres espèces. L’espèce fossile est donc une espèce perdue. Ajoutez encore que ses os, répandus dans presque tous les pays du monde, se trouvent toujours dans les memes couches que ceux des mastodontes, des rhinocéros, des hippopotames. Toutes ces espèces
(1) Les os qui furent montrés à Paris, vers le commencement du dix-septième siècle, par un chirurgien de Beaurcpaire, nommé Mazurier , comme étant les os du loi Tculobochus ; ces os, sujet fameux des longues disputes d’Habicot et de lUolan, sont aujourd’hui au Muséum. Ils n’appartiennent pas à l 'éléphant, ainsi que l’avait cru lli olan, mais au mastodonte .
sont donc du même âge, de la même époque; et toutes, comme nous le verrons bientôt, sont également perdues.
Parmi ces espèces, celle qui se rapproche le plus de Y éléphant est le mastodonte . 11 en avait la taille, la forme ; il avait des pieds de même structure; il avait comme lui une trompe, de longues défenses; mais il en différait essentiellement, et par la direction même de ces défenses, courbées en sens inverse de celles de l’éléphant, et surtout par ses dents molaires, qui, au lieu d’être formées de lames transversales, offraient une couronne simple et toute hérissée de tubercules ou mamelons.
Le mastodonte est le plus grand des animaux fossiles. C’est à propos de cet animal que Buffon a écrit ces mots remarquables : « Tout porte à croire que cette ancienne espèce, qu’on doit regarder comme la première et la plus grande de tous les animaux terrestres, n’a subsisté que dans les premiers temps, et n’est point parvenue jusqu’à nous. »
RECHERCHES
pendant Daubenton avait cru pouvoir rapporter une partie de ses os à Y éléphant, et une autre partie à l 'hippopotame. W. Hunter fit voir Que le mastodonte diffère sensiblement de l’un et de 1 auti e de ces deux animaux ; Camper montra qu’il se rapproche plus du premier que du second ; mais W. Hunter tomba dans une double erreur, d’abord en confondant le mastodonte avec le mammouth , et ensuite en le prenant , à cause des tubercules de ses dents, pour un animal carnivore ; et c’est encore Camper qui, le premier, a eu le mérite de combattre et d’ébranler cette double erreur.
Enfin, M. Cuvier a complètement démontré que le mastodonte n’est ni l’éléphant, ni l’hippopotame, et que, quoique plus rapproché du premier, il s’en distingue néanmoins essentiellement p ai ses mâchelières , et non seulement à titie d espèce, mais à titre de genre.
Ce genre comprend môme déjà jusqu’à six espèces. La plus célèbre est le grand mastodonte , ou X animal de l'Ohio , qui n’a laissé de ses os que dans l’Amérique septentrionale.
Une autre espèce , longtemps confondue avec celle-ci, en a été distinguée parM. Cuvier; c’est le mastodonte à dents étroites , dont on retrouve les os dans les deux continents. Des quatre autres espèces , deux ont appartenu à l’Amérique et deux à l’Europe.
Le genre des éléphants ne nous avait montré qu’une espèce détruite. Le genre entier des mastodontes est perdu.
Celui des hippopotames , qui ne possède jusqu’ici qu’une seule espèce vivante, en compte déjà plusieurs fossiles. La première, ou la plus grande, et la seule d’ailleurs dont dîi eût quelques notions imparfaites avant M. Cuvier, différait à peu près autant de l’espèce vivante, que l’éléphant fossile diffère des éléphants vivants. Une seconde, le petit hippopotame fossile , en différait beaucoup plus. Les autres sont encore peu connues. Les os d’hippopotames accompagnent dans plusieurs endroits ceux des éléphants et des mastodontes; mais ils sont beaucoup plus rares ; le Val d’Arno supérieur est même jusqu’ici
RECHERCHES
le seul lieu où l’on en ait trouvé avec quelque abondance.
Après le genre des hippopotames, vient celui des rhinocéros. Ici, comme pour les éléphants , comme pour les hippopotames, l’ostéologie et la distinction des espèces vivantes sont toujours les deux points de comparaison auxquels se rapporte toute l’étude des ossements et des espèces fossiles.
On connaît aujourd’hui jusqu’à quatre espèces vivantes de rhinocéros. La première est le rhinocéros bicorne du Cap , lequel n’a que des molaires, et point d’incisives ; la seconde est le rhinocéros unicorne des Indes, lequel a des incisives séparées des molaires par un espace vide; la troisième, le rhinocéros de Sumatra , paraît former comme une espèce intermédiaire entre les deux précédentes , car elle a deux cornes comme le rhinocéros du Cap , et elle a des incisives comme celui des Indes. La quatrième est le rhinocéros unicorne de Java.
Voilà donc quatre espèces vivantes : deux unicornes, savoir, le rhinocéros des Indes et celui de
SUIl LES OSSEMENTS FOSSILES. 229
Java; et deux bicornes, savoir, le rhinocéros du Cap et celui de Sumatra. Le nombre des espèces fossiles n’est pas encore clairement établi. La plus célèbre, celle dont les narines sont séparées par une cloison osseuse, se trouve en Sibérie et en différents endroits d’Allemagne. La seconde, celle dont les narines ne sont point séparées par un os, n’a été jusqu’ici trouvée qu’en Italie. Elles étaient l’une et l’autre, à deux cornes, et elles paraissent avoir manqué toutes deux d’incisives. Quant aux autres espèces, au nombre de deux ou trois, elles 11e sont indiquées encore que par quelques fragments.
C’est à l’espèce à narines cloisonnées qu’appartenait le rhinocéros entier, retiré de la glace sur les bords du Wilhouï, en 1770. Ce rhinocéros était couvert d’un poil épais, à peu près comme l’éléphant fossile, ce qui semble prouver qu’ils ont pu, l’un et l’autre, vivre au nord. «Ainsi, dit à « cette occasion M. Cuvier, les contrées froides « qui entourent le pôle aurait donc eu, à l’épo- « que qui a précédé la dernière révolution du « globe, de grands pachydermes , comme elles « ont aujourd’hui de grands ruminants, le bœuf
250 HECH HUCHES
« musqué, le bison, l’élan, le cerf du Canada, le a renne, de grands carnassiers , l’ours blanc, le « morse et tant de grands phoques. »
On ne connaît encore que la mâchoire inférieure de Yêlasmothêrium , genre fossile de Sibérie, découvert par M. Fischer, genre entièrement perdu comme le mastodonte, et dont, à en juger par cette mâchoire , la taille et la forme devaient se rapprocher beaucoup de la taille et de la forme du rhinocéros.
Le genre des chevaux a laissé une grande quantité de ses os, mêlés à ceux d’éléphants et de rhinocéros. On ne peut donc pas douter qu’il n’y ait eu aussi des chevaux fossiles ; cependant on n’a trouvé jusqu’ici aucune différence ostéologique entre ces espèces fossiles et les espèces vivantes ; et ce qui n’est pas moins singulier, c’est qu’on n’en trouve non plus aucune, du moins assez fixe, assez tranchée, pour être réellement caractéristique , entre les diverses espèces vivantes , du genre cheval : le cheval, Y âne, le zèbre, le couag g a, etc.
Le genre des codions n’a point encore montré de ses os dans des couches aussi anciennes que les éléphants, les chevaux, les rhinocéros. M. Cuvier n’en donne pas moins l’ostéologie de ce genre , car son livre a partout deux objets également importants : l’un, la détermination même des espèces fossiles, et l’autre, les règles, les éléments, les moyens de cette détermination, c’est-à-dire les lois générales de l’ostéologie comparée, lois sur lesquelles repose en effet, comme je l’ai déjà dit (1), toute cette détermination.
C’est uniquement aussi pour établir ce grand ensemble de faits et de lois ostéologiques , que M. Cuvier donne la description du dammn , car on n’a point trouvé non plus de ses os parmi les ossements fossiles. Le daman , petit animal d’Afrique et d’Arabie, passait pour un rongeur. M. Cuvier montre que c’est un vrai pachyderme , et même celui de tous qui se rapproche le plus du rhinocéros.
Un genre non moins singulier que celui du da- (1) Voyez ci-devant, l’article Osléologie comparée, p. 187.
RECHERCHES
man, et dont l’ostéologie n’était, pas moins inconnue, est celui des tapirs. On en compte aujourd’hui trois espèces vivantes : deux d’Amérique et une des Indes; etM. Cuvier décrit plusieurs animaux fossiles voisins des tapirs (1).
Ces éléphants, ces rhinocéros, ces hippopotames fossiles, etc., ces mastodontes, etc., tels étaient les pachydermes des terrains meubles. On voit que toutes leurs espèces sont distinctes des espèces vivantes; qu’elles sont toutes perdues, détruites, et qu’elles ont toutes été détruites à la même époque et par la même catastrophe, car leurs os se trouvent partout dans les mêmes couches, et partout réunis et mêlés ensemble.
Les pachydermes fossiles, que nous allons voir, sont tous, au contraire, d’une autre époque, d’une époque beaucoup plus reculée ; et presque tous
(1) Quant à son tapir gigantesque, on sait aujourd’hui que c’est un animal très durèrent des tapirs. Ce grand tapir de M. Cuvier est le Dinothérium giganteum , dont MM. de Klipstein et Kaup nous ont fait connaître la tète. M. Cuvier n’en avait guère connu que les dents molaires.
ont été découverts par M. Cuvier dans ces platrières des environs de Paris, devenues par là si laineuses. Ce sont les palœothèriums , les anoplothèriums, les lophiodons, les anthracothèriums , les chœropotames , les adcipis.
Les os de tous ces genres, ou plutôt de toutes ces espèces, car la plupart de ces genres en ont plusieurs, les os de toutes ces espèces étaient mêlés, confondus ensemble. îl a fallu commencer par les démêler; il a fallu rapporter ensuite chaque os à son espèce ; il a fallu reconstruire enfin le squelette entier de chacune d’elles; et c’est ici que se montre dans toute sa force la méthode imaginée par l’auteur pour cette reconstruction.
En fait d’espèces fossiles, les dents sont toujours la première partie à étudier, et la plus importante ; car on détermine par les dents si l’animal est carnivore ou herbivore, et même, dans quelques cas, à quel ordre particulier d’herbivores ou de carnivores il appartient. M. Cuvier, ayant donc rétabli la série complète des dents qui se trouvaient les plus communes parmi celles qu’il avait recueillies, vit bientôt quelles prove-
ÜKCHEIICH KS
liaient de deux espèces différentes , dont l’une était pourvue de dents canines saillantes, et dont l’autre en manquait.
La seule restitution des dents donnait donc ainsi deux espèces de pachydermes : l’une, à canines saillantes, est 1 & pal œo t Aérium; l’autre, sans canines saillantes, ou à série de dents continue, est Y cmoplot Aérium. De plus, cette seule restitution montrait déjà, dans chacune de ces espèces, le type d’un nouveau genre ; deux genres voisins des tapit s et des rhinocéros, mais deux orenres
entièrement perdus, car aucun pachyderme vivant ne reproduit, même génériquement , leur système dentaire.
Lt telle, d un autre côté, était la rigueur des lois zoologiques suivies par l’auteur que, les dents lui ayant donné deux genres distincts, il ne pouvait douter que toutes les autres parties du squelette, la tête, le tronc, les pieds, toutes parties mêlées et confondues entre elles et avec ces dents, ne fussent aussi de deux genres différents. Il prévit donc aussitôt, pour chacun de <’;es genres, une tète, un tronc, des pieds d’une