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ces derniers est tout à fait différente de celles des hydrocèles. D'abord parce que le liquide du kyste est incolore comme l’eau de roche, ensuite parce que son examen révèle la présence de très nombreux spermatozoïdes, tous libres,les uns bien conservés, les autres très altérés, tandis que ceux que nous trouvons dans les liquides d’hydrocèle sont tous phagocytés et très altérés. Nous publierons plus loin nos très nombreuses observations d'hydrocèles où nous avons fait chaque fois l’examen cytologique.
Disons tout d'abord que nous avons rencontré, un très grand nombre de fois, des spermatozoïdes dans le liquide recueilli. Pour les voir, il suffit de faire de bonnes préparations et de les parcourir très attentivement avec un objectif à immersion.
Il faut les rechercher avec soin parce que, souvent, ils sont très peu nombreux. ils sont altérés et peuvent passer inaperçus si l'attention n'était spécialement attirée sur ce point. Parfois ils sont très nombreux et faciles à mettre en évidence. |
Il existe donc des spermatozoïdes dans Îles hydrocèles. Maisils n'existent pas dans toute espèce d’hydrocèle. Pour cela, nous les avons rangés, dès le début de nos observations, en deux grandes classes : hydrocèle simple dite essentielle ou idiopathique ou banale, et l’hydrocèle symptomatique : c'est l'hydrocèle accompagnant l’orchite blennorrhagique, l’orchite tuberculeuse, la syphilis du testicule ou le cancer ou une lésion quelconque du testicule de l’'épididyme de la vaginale.
Dans quelle classe de ces hydrocèles trouve-t-on
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les spermatozoïdes? Notre réponse sera la suivante :
Dans les hydrocèles symptomatiques de tubercu-
lose, de syphilis, de cancer blennorrhagique, jamais
de spermatozoïdes ; de plus, la formule cytologique est complètement différente.
Dans les hydrocèles idiopathiques ou essentielles, on trouve des spermatozoïdes, et cela dans une proportion plus ou moins grande. Onze fois, dans les hydrocèles essentielles, nous avons trouvé des spermatozoides.
Ce second point étant éclairci, il faut nous poser différentes autres questions. Pourquoi ne trouve-ton pas toujours des spermatozoïdes dans les liquides d’hydrocèle essentielle; quelles conditions doit avoir ce liquide; d’où viennent les spermatozoïdes ?
Lorsqu'on trouve des spermatozoïdes dans les liquides d’hydrocèle idiopathique,ces spermatozoïdes n'existent que si l’hydrocèle n’a jamais été ponctionnée; que la ponction ait été suivie ou non d'injection iodée, on ne trouve jamais de spermatozoïdes.
Que l’hydrocèle soit d’une date récente ou ancienne, cela importe peu; dans nos observations nous avons examiné des hydrocèles très anciennes et qui n'avaient jamais été ponctionnées et dans lesquelles on trouvait des spermatozoïdes, tandis que, dans des hydrocèles récentes, mais ponctionnées antérieurement, on n'en voyait plus aucun. Dans un cas, nous avons eu affaire à une hydrocèle double; à droite, l'hydrocèle avait déjà été ponctionnée deux ans auparavant et la ponction suivie d’une injection iodée; à gauche, on n'avait jamais touché à l’hydrocèle, car
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celle-ci était de date plus récente. Dans l'examen que nous avons pratiqué, nous n'avons pas trouvé de spermatozoïdes dans le liquide de l’hydrocèle droite, et nous en avons trouvé dans le liquide de l'hydrocèle gauche. Donc, condition essentielle pour voir des spermatozoïdes dans le liquide d’hydrocèle idiopathique : il ne faut pas de ponction antérieure.
Mais il est des cas où l’hydrocèle étant essentielle, le liquide étant recueilli ‘pour la première fois, le malade n'ayant suivi aucun traitement, on ne trouve pas de spermatozoïdes.Ce sont donc des exceptions à la règle générale que, précédemment, nous avons essayé d'établir. Nous pensons que dans ces cas où l'examen est négatif,il faut tenir compte d’un certain nombre de facteurs,tel que l’âge du sujet; il est probable que,chez certains sujets, la fonction génitale est abolietrès tôt, dès 50 ans.Mais, on sait qu'on ne peut donner de règles précises vu la‘ grande variabilité de la spermatogenèse. Signalons ensuite que même chez unsujet normal,n’ayant eu aucune lésion du testicule palpable, n'ayant pas d’antécédents tuberculeux, varioliques, blennorrhagiques ou syphilitiques peut ne présenter aucun spermatozoide dans ses glandes génitales, les organes reproducteurs, chez lui, sont impuissants, bien que normalement constitués.
Un sujet sur 50 serait, d’après les statistiques, atteint de cette impuissance congénitale, ou bien encore les spermatozoïdes ont pu se désagréger peu à peu dans le liquide, sous l'influence de causes innombrables, à tel point qu'il est absolument impossible de les reconnaitre.
Nous avons une préparation où les spermatozoïdes sont tellement altérés qu'il faut un examen très minutieux pour voir dans ces masses granuleuses et inclus dans les cellules endothéliales des têtes de spermatozoïdes.
Enfin, posons-nous la troisième nie, d’où viennent les spermotozoiïdes ? Nous avons précédemment réfuté l'hypothèse purement accidentelle. de leur présence, en montrant quels caractères présenteraient des spermatozoïdes qui seraient sortis récemment des voies spermatiques.
Nous pensons, au contraire, que les spermatozoides existent depuis fort longtemps dans le liquide de l’hydrocèle, ainsi qu'en témoignent les altérations constantes qu'on y rencontre. Nous nous rattachons plutôt à l'opinion de Gosselin, d’après laquelle les spermatozoïdes qu'on trouve dans les liquides d’hydrocèle seraient sortis d’un petit kyste appendu à l’épididyme sous une influence quelconque, soit par un traumatisme léger, soit par suite de la pression intérieure ; ces kystes ayant toujours une tension considérable, ils se rompent et laissent couler dans la tunique vaginale les spermatozoïdes qu'ils contiennent.
Cette opinion est celle que M. le docteur Barjon avait déjà soutenue dans sa première communication.
Curling ne cite-t-il pas le cas où il vit : « trois petits kystes accolés à l’épididyme et, en ce point, on voyait un quatrième kyste déchiré probablement lors d’un traumatisme, pendant la vie; c’est de cette
LG cavité. que s'étaient échappés les spermatozoïdes ». M. le Dr Rochet, chirurgien-major à l’Antiquaille, nous a dit que, souvent en opérant des hydrocèles, il vit à la surface de l'épididyme de petits kystes très tendus, d’une exquise sensibilité à la pression, et qu'il considère comme pouvant jouer par leur rupture un rôle dans la production de l'épanchement. Cela nous explique pourquoi après une seconde ponction, on ne trouve pas de spermatozoïdes.
Car, la première ponction ayant suffi à vider le contenu de la vaginale, ces organismes ont été expulsés avec; quand l’épanchement récidive ‘sur place, cela se fait par la persistance d’une inflammation torpide, locale, sans qu’il se produise une nouvelle communication avec les voies spermatiques, aussi le liquide de ces récidives ne contient jamais de spermatozoïdes. Mais il est probable que les kystes appendus à l'épididyme ne sont pasles seules sources de spermatozoïdes, il se peut que, souvent, il y ait une communicationentre la séreuse et un vas aberrans de l’épididyme.
Mais ce ne sont pas Îlà, peut-être, les seules causes, et il est des faits qui nous échappent. Il est probable que lorsqu'on ne trouve pas de spermatozoïdes dans un liquide d’hydrocèle essentielle, cela est dû soit à un trouble de la spermatogénèse, soit plutôt à l'absence des petits kystes signalés par Gosselin.
Nous allons, maintenant, exposer nos observations et nous les ferons suivre de tableaux synthétiques,
22 60 = qui seront l'exposé très bref de nos recherches. On pourra facilement remarquer que nul, avant nous, n'avait recherché d'une façon systématique la présence de spermatozoïdes dans le liquide de l’hydro- CC:
Observations.
OBSERVATION
(Service de M. le professeur JaBouLay.
X..., entre dans le service le 13 octobre 1901, pour une hydrocèle, suite d’orchite.
Rien dans ses antécédents héréditaires.
Actuellement, il présente des accès goutteux aigus. Quant à la nature de l’hydrocèle, on ne trouve ni syphilis ni blennorrhagie. On soupçonne la tuberculose.
Le 15 octobre, ponction évacuatrice de la vaginale.
On nous envoie le liquide recueilli ; il est citrin, incolore, un peu fibrineux, peu coagulable ; il se forme une mince pellicule qui entoure le liquide, puis crève par agitation et forme une membrane plongeante.
La centrifugation donne un petit culot.
Examen :
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Le cobaye que nous avons inoculé est mort le 2r octobre.